Lettre d’une syrienne à l’Oncle Ghassan Sultana, Chrétien de son vivant, Musulman converti à sa mort pour ne mourir que SYRIEN

Lettre d’une syrienne à l’Oncle Ghassan Sultana, Chrétien de son vivant, Musulman converti à sa mort pour ne mourir que syrien.

Aujourd’hui je t’écris à toi et pas sur toi…

Tu nous manques à tous, et tes paroles resteront à jamais gravées dans nos cœurs.

L’Egypte a perdu de sa superbe avec ton départ et le Nil s’en retrouve endeuillé… Mais peut-être que d’ici 40 jours ce chagrin se dissipera et le Nil remplira à nouveau ce monde de vie.. Pour toi… car la vie te va si bien…

Je me rappelle la première fois où nous nous sommes rencontrés, il y avait beaucoup de femmes avec toi et autour de toi.. Je me demandais, était-il possible que l’Oncle les aime toutes ? ou alors qu’elles l’aiment toutes ? Le jour où je t’ai réparé ton ordinateur portable tu m’as expliqué : « Je sortais avec les femmes que tu vois ici en tant que protecteur dans toutes les manifestations et tous les rassemblements à Damas. J’ai toujours été proche des femmes, mais ce n’est qu’avec la révolution que j’ai compris pourquoi. J’ai compris que je me sentais responsable de leur sécurité. Ce sont nos sœurs, nos amies, les symboles de notre dignité et je n’imaginais pas un jour que ces *** (pardonne-moi ces vilains mots que j’utilise toujours facilement lorsque je parle des gens du régime) puissent être d’une telle vilenie et d’une telle bassesse. Un jour, alors que je participais à l’un des rassemblements de femmes, nous nous sommes tous faits arrêté sans exception, moi y compris. J’étais comme paralysé quand les cris de chacune d’entre elles me parvenaient de la pièce voisine sans que je n’y puisse faire quoi que ce soit. J’ai tout essayé, je me suis débattu, j’ai frappé dans tous les sens, alors, pour se débarrasser de moi, ils m’ont crucifié… Regarde les cicatrices que ça a laissé sur mes mains (deux trous noirs étaient visibles sur les mains de l’Oncle). Je ne me suis senti soulagé que lorsque j’ai appris que toutes les femmes avaient été libérées, j’ai alors attendu mon tour tranquillement puisqu’ils ne pouvaient rien faire de moi.

Ghassan-Soultana

Je ne suis pas un coureur de jupons, au contraire, je me sens responsable de ces femmes. Elles sont mes protégées. J’espère être capable de continuer et de pouvoir vivre le jour tant attendu où cette ordure tombera. Ces femmes, je veux assister à leurs mariages à toutes.”

Je t’ai alors demandé, “Et toi mon Oncle ?”, et tu m’as répondu : “Oh moi, votre joie me comblera. Ce sera une belle fin.” Mon Oncle, aujourd’hui toutes ces femmes prient pour toi. Nous  n’oublierons jamais ta bonté. Tu as été l’ami, le camarade, le frère, le père et l’oncle, et même, pour beaucoup d’entre nous le bien-aimé. Personne pouvait ne pas t’aimer.

Récitons ensemble un verset du Coran sur ton âme, mon Oncle.

Zein Al Malazi

Traduit de l’arabe par FSD:

https://www.facebook.com/zein.malazi/posts/10153112752505381

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Publié le 03/08/2013, dans Personnalités de la Révolution. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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