Archives Mensuelles: juin 2014

Terrorisme d’Etat toléré en Syrie?

Chronique de la Syrie

Les barils explosifs d’Assad continuent à tomber sur Alep mais aussi dans d’autres régions de Syrie. Et pourtant le silence continue à régner autour des crimes d’Assad. On se demande toujours pourquoi ?!

La nuit du 17 au 18 juin, alors que les déplacés syriens du camps d’Ash-Shajarah dormaient, les forces d’Assad ont lancé deux barils sur ce camp qui accueille trois cents familles de déplacés syriens qui ont fui la région de Daraa et qui sont en majorité des enfants, femmes et vieillards. Ces barils ont tué et blessé des dizaines de civils dont beaucoup d’enfants qui attendaient de pouvoir rejoindre la Jordanie pour se mettre à l’abri. Comment appelle-t-on un tel acte barbare mené par l’Etat qui est censé protéger sa population ? N’est-ce pas du terrorisme? Et le régime syrien n’est-il pas alors un Etat terroriste ?

Après le bombardement du camp Ash-Shajara

Après le bombardement du camp Ash-Shajara

La ville d’Ash-Shajarah se trouve par ailleurs dans un triangle territorial entre les frontières syriennes, jordaniennes et le Golan occupé par Israël. Une interdiction de survol de ce triangle est convenue entre Israël et la Syrie par mesure de sécurité. Or cette nuit là les hélicoptères d’Assad ont survolé cette région sans être ni repérés ni attaqués par Israël, Israël serait-il complice? de terrorisme sur des réfugiés? !

Actuellement, les medias occidentaux parlent de terrorisme en évoquant les extrémistes islamistes de l’Etat Islamique de l’Irak et du Levant (EIIL); mais personne ne parle du terrorisme d’Etat en Syrie ! Est-ce que par définition le terrorisme serait tout acte qui pourrait menacer les intérêts occidentaux et leurs alliés (dont Israël) exclusivement ? Est-ce que la définition du terroriste implique qu’il soit islamiste ?

Depuis trois ans le régime syrien détruit son propre pays, bombarde les civils par toute sorte de bombes y compris, et aujourd’hui encore, chimiques, autorise le pillage contre une seule communauté, autorise le viol des femmes, massacre les civils et chasse les citoyens du pays pour en importer d’autres afin d’introduire un changement démographique, affame sa population et utilise les moyens les plus effroyables pour torturer les détenus d’opinion, les travailleurs humanitaires et le personnel médical en détention!

Toutes ces exactions qui ont fait l’objet de dizaines de rapports des organisations des droits de l’homme et qui constituent les crimes de masse les plus importants depuis la 2e guerre mondiale, n’ont suscité aucune action sérieuse de la communauté internationale pour mettre fin à la barbarie de l’Etat syrien.

Aujourd’hui, on entend Obama annoncer être prêt à intervenir en Irak pour stopper le terrorisme des islamistes de l’EIIL. Dans ce cas ci, il n’ y a plus aucun besoin d’une décision du conseil de sécurité, ni semble-t-il de consultation du Congrès américain, comme c’était le cas pour une éventuelle action pour protéger le peuple syrien !

Les USA sont prêts à intervenir pour sauver un dictateur pourri mais refusent de le faire, même un petit peu, pour sauver tout un peuple pris en otage par un malade fou furieux qui prétend ramener l’ordre dans son pays en assassinant femmes, enfants et vieillards dans les camps de réfugiés!

FSD

 

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Hommage à Alma, combattante de l’ASL, morte de ses blessures

En hommage à Alma Shahoud, combattante de l’ASL à Damas-Campagne, morte de ses blessures, nous re-publions la traduction de son témoignage publiée sur notre blog le 24 juillet 2013.

Témoignage d’une femme syrienne Alma

Interview par Souriia Al-Cha’eb « La Syrie du peuple », durée 15 minutes),

traduction de l’arabe par FSD:

00:00:00 Commentatrice:

La lumière de la lune envie la lumière des yeux de cette femme …

Alma à l'hôpital en Jordanie en juillet 2013

Alma à l’hôpital en Jordanie en juillet 2013

00:00:20 Alma 00:20 :

J’étais employée dans une compagnie privée et je travaillais comme secrétaire. J’habitais avec ma famille… je suis mère de cinq enfants. Je n’aime pas le régime Assad dans sa totalité et ceci depuis le début des évènements… vous avez certainement entendu parler de ce qu’il s’était passé à Hama du temps de Assad père. Cette mémoire s’est transmise aux générations suivantes.

00:00:50Commentatrice :

Ni le temps ni les circonstances n’ont limité la volonté d’une femme dont l’amour pour son pays a dépassé celui qu’elle éprouvait pour ses proches. ..

00:01:08 Alma :

Certains jeunes de la société pour laquelle je travaillais à A’arbin, région de Damas, ont décidé de se réunir et de soutenir la révolution. A travers nos réunions, nous avons décidé de soutenir les autres quartiers de Damas. Nous avons alors essayé de leur amener des munitions et des armes. J’étais la personne qui assurait cette mission car au début les femmes n’étaient pas fouillées par les Moukhabarat (services de renseignement syriens)…

Avec la volonté on peut y arriver… J’ai essayé en vain de recruter d’autres filles pour l’ASL mais le courage leur manquait. Peut-être que nos coutumes les freinaient. Pour moi, la femme doit être présente aux côtés de l’homme dans tous les domaines. Que de compliments de la part des combattants ! Ils me disaient « Que Dieu te protège » ou « Que Dieu bénisse la mère qui t’a portée ». Jamais aucun mauvais commentaire…

Je rentrais à pieds quand un taxi s’est arrêté et un jeune homme m’a proposé de faire un bout du chemin en taxi avec eux. J’ai accepté. En arrivant entre Zamalka et A’arbin, il y avait un barrage de sécurité provisoire. Des officiers des Moukhabarat Alaouites y contrôlaient les cartes d’identité des hommes. A l’époque, ils ne contrôlaient pas les femmes. Alors, je suis restée silencieuse. Ils ont fait descendre du taxi le jeune homme… il n’avait même pas 17 ans. « Tu participes aux manifestations?! » et ils ont commencé à le battre. Je n’ai pas supporté ça, alors je suis sortie de la voiture. Le chauffeur du taxi n’intervenait pas. J’ai dit à l’officier « Pourquoi tu le frappes? Il est encore jeune, considère-le comme ton fils ». J’ai essayé de tirer le garçon par derrière, alors ils ont commencé à nous frapper tous les deux. L’officier a insulté ma mère, alors je l’ai giflé et les coups se sont mis à me tomber dessus de toutes parts…Ils nous ont mis dans le coffre tous les deux et nous ont amenés au siège des Moukhabarat de l’Armée de l’Air à Harasta.

Je suis restée en détention 38 jours, ma famille n’avait aucune nouvelle de moi…

00:05:00 Commentatrice (images de torture):

Chaque heure passée en détention est une révolution en soi : torture et actes criminels sont infligés par des individus au comportement déviant qui semblent friands de sang humain. Mais cette fois Alma a échappé au pire, elle a été libérée.

00:05:25 Alma:

Je suis sortie de la prison brisée. Ce que j’ai vu à l’intérieur de la prison est indescriptible.Les détenus subissent la torture, des coups, des blessures à l’arme blanche, la suspension par les poignets à des fils métalliques… Les traces sont encore visibles sur mes poignets. Tout ce que tu peux imaginer comme torture nous l’avons vu en détention….

00:06:29 Alma:

J’ai rejoint un groupe. Je savais utiliser les armes et j’ai appris à utiliser un fusil. Le groupe effectuait surtout des descentes aux barrages de sécurité et s’occupait des snipers. Au début, ma tâche se limitait au chargement des armes des combattants. Notre groupe avait aussi des missions humanitaires. Nous nous chargions de distribuer des denrées alimentaires et du lait pour enfants aux civils qui s’abritaient dans les sous-sols pendant les périodes de bombardement. Aussi nous nous occupions de trouver des médicaments et de les passer à ceux qui en avaient besoin. Ensuite, j’ai eu l’idée d’installer un hôpital de fortune dans notre zone d’ activité, car le transfert des blessés de notre région à un hôpital d’une zone voisine était souvent une cause supplémentaire de décès des blessés. J’avais encore des bijoux en or que j’ai vendu et avec la contribution d’autres jeunes nous avons pu l’installer.

00:08:09 Alma:

Pendant la dernière descente, je voulais me venger de l’officier Mohammad Rahmoun qui était responsable du centre de détention pendant la période de mon arrestation. J’avais l’impression que son seul but était de me torturer. C’était au siège de la sécurité de l’armée de l’air. Alors nous avons coordonné l’opération avec les révolutionnaires de Zamalka, Hammouriyeh et Douma. Le jour J, nous avons fait la prière de Al-Icheh (la nuit) et nous avons crié Allahou-Akbar… c’était très émouvant, nous savions que nous allions à notre mort, car le but était le Siège de la Sécurité de l’Armée de l’Air!!!

00:10:20 Alma cachant ses larmes:

Lorsque deux membres des Moukhabarat, qui étaient jeunes, sont arrivés sur moi, j’étais habillée en militaire et j’avais le visage caché sous une cagoule. J’avais l’air d’un homme. Ils ont commencé à me frapper sur la tête, alors je suis tombée à genoux. J’ai essayé de ne pas crier pour ne pas montrer que j’étais une femme. Je savais que ce serait pire s’ils s’en rendaient compte, car il ne supportent pas de voir les femmes se joindre au mouvement de protestation. J’étais la seule qui ait pris les armes avec les hommes à Damas. J’ai senti les 2 ou 3 premiers coups… ensuite, je n’ai plus rien senti. Je me suis réveillée à l’hôpital. Les combattants de l’ASL avaient fini la bataille et m’avait amenée à l’hôpital.

00:12:16 Alma:

Ne sachant pas que j’étais recherchée, un groupe de l’ASL (de Jober, pas mon groupe) m’ont fait admettre dans un hôpital à Damas. J’ai été admise dans les soins intensifs mais j’ai été enchaînée pendant 50 jours… paralysée mais aussi enchaînée ! J’étais assistée pour la respiration aussi. Ensuite, les combattants de l’ASL m’ont fait fuir de l’hôpital et j’ai été transférée dans un hôpital dans notre région sous un faux nom où j’ai complété cette période de soins. Ils m’ont ensuite fait sortir de la Syrie, je me trouve aujourd’hui en Jordanie.

00:13:30 Médecin:

Nous avons pris connaissance de son cas il y a un mois. Elle se faisait soigner dans un hôpital à Amman. Elle y est restée 40 jours et a été renvoyée lorsqu’elle n’avait plus droit à l’aide financière accordée par une source anonyme. Elle souffrait d’une blessure à la 5e vertèbre de la nuque, qui a paralysé la moitié du bas de son corps et sa main droite. Nous l’avons reçue dans cet hôpital sous la surveillance de l’Association de la Syrie pour l’Aide Humanitaire et le Développement. Nous avons été surpris par son mauvais état général, psychique et sanitaire.

00:14:16 Commentatrice:

Après que certains aient profité d’elle, en tant que blessée syrienne, pour obtenir de l’argent pour eux-mêmes, elle s’est retrouvée seule au bord de la route. D’autres personnes, honnêtes, l’ont recueillie et l’ont transférée à cet hôpital via l’association pour y trouver de la compassion et des soins, loin des commerçants du sang.

Une autre interview de Alma, rédigée en anglais, peut être consultée à l’adresse:

http://www.theatlantic.com/international/archive/2013/06/take-your-portion-a-victim-speaks-out-about-rape-in-syria/276979/

Café littéraire pro-Assad

Chronique de la Syrie

Une annonce nous est parvenue récemment d’un café littéraire organisé par la médiathèque de St-Maurice à l’occasion de ses 40 ans, le 14 juin 2014. L’invité est Houssam Khadour, un « écrivain » et traducteur syrien, ancien détenu qui aurait passé quinze ans dans la prison centrale de Damas et qui a écrit trois livres sur sa détention (solitude, torture, exécution, etc.). L’un d’eux, La charrette de l’infamie, a été traduit en français et édité en Suisse en 2013. Nous nous y sommes rendus.

 La salle se remplit d’environ 30 personnes, l’écrivain est présenté par la modératrice. On apprend alors avec étonnement qu’il vient tout droit de Syrie pour ce café littéraire et un autre à Genève. Il remercie ses hôtes pour l’accueil chaleureux et le Flamenco organisés pour son arrivée. Nouvelle surprise, il est lui- même éditeur en Syrie!

 La modératrice lit des extraits traduits en français. La traduction est excellente, toutefois vide de toute émotion si l’on compare à d’autres livres d’anciens détenus d’opinion syriens. L’écrivain nous annonce qu’il a écrit ses trois livres pendant ses années de détention, puis les a édités en arabe en 2012, en pleine révolution! C’est étonnant! La réponse semble être qu’à Damas on peut publier ce genre de textes sans problème, preuve en est la vente de ses livres dans les librairies de Damas. « Il ne faut pas croire tout ce qu’on raconte » dit-il.

 Viennent ensuite les questions. A la dernière, qui lui demande de lier ses écrits à ce qui se passe en Syrie actuellement, il prend son temps pour prêcher la politique d’Assad :

  • « En Syrie, il faut combattre le terrorisme! » Il invite les citoyens à demander à leurs gouvernements de s’unir pour lutter contre le terrorisme… Il oublie que c’est le régime lui-même qui a semé la terreur en Syrie, en libérant certains extrémistes qui sont devenus des leaders de groupes terroristes, épargnés depuis par Assad, qui préfère lui s’attaquer aux civils.
  • « Il faut aussi lever les sanctions économiques », car c’est barbare d’appliquer de telles sanctions qui sont contraires à la loi internationale… Mais oui! Bien sûr! Mais est-il humain et approuvé par cette même loi d’affamer son peuple, d’arrêter et de torturer des enfants, de violer les femmes et de détruire les habitations des civils ?
  • « Il faut aussi arrêter l’industrialisation des réfugiés » et leur permettre de rentrer en Syrie… Vraiment ? Et qui a détruit leurs maisons, violé leurs femmes et leurs filles, et massacré leurs enfants ?

Et là on annonce la fin de cette rencontre, sans possibilité de contradiction.

Nous avons mené quelques recherches pour découvrir que Houssam Khadour, originaire du village de al-Qirdaha, le même qu’Assad, a le poste de décideur de l’association de traduction de la fédération des écrivains arabes, entité liée au régime de Damas. Il a semble-t-il pu publier un livre traduit en arabe en 1992, pendant sa détention! S’il est possible d’écrire dans certaines prisons syriennes, il est à peu près impossible d’en sortir ses écrits et encore moins de les publier. Aujourd’hui H. Khadour écrit dans la presse officielle du régime Assad !

Quelle déception! La Suisse, pays défenseur des droits humains offre une tribune à un propagandiste du dictateur le plus sanguinaire de l’histoire récente. On lui obtient un visa (et là déjà il y aurait beaucoup à dire), on lui paie sans doute son billet d’avion et on lui réserve un accueil chaleureux en Suisse, mais avant ça on édite la traduction de son livre tout en sachant qu’il est lui-même éditeur au service du régime syrien ! La traductrice, binationale française et suisse, est l’épouse de l’ambassadeur suisse à Damas rappelé en août 2011.

Faut-il rappeler une fois de plus que c’est l’aviation du régime Assad qui a détruit 85% de la ville de Homs, que le pillage de Homs assiégé a été orchestré par le régime, que la population du vieil Homs a été assiégée et affamée pendant plus de deux ans, que 40% de la population syrienne est aujourd’hui déplacée à l’intérieur ou vers l’extérieur du pays. Et les mêmes destructions ont eu lieu à Deir-Ezzor, à Damas-campagne, Alep, Daraa et Idleb.

Faut-il rappeler aussi que la torture dans les centres de détention en Syrie est abominable et prouvée et qu’elle n’épargne ni les enfants, ni les femmes; que dix mille enfants sont détenus en Syrie et y risquent leurs vies et que quinze mille enfants ont déjà trouvé la mort depuis 2011, qu’un demi million de syriens ont été blessés par les obus, barils d’explosifs et autres armes des forces du régime.

A ceux qui ne veulent pas venir en aide au peuple syrien, qui se soulève contre un régime barbare, nous disons: respectez au moins notre souffrance et ayez la décence de ne pas offrir une tribune aux prêcheurs du boucher de Damas ! On a déjà vu défiler les figures chrétiennes pro-Assad, comme la mère Agnès, venue en Europe prêcher le message d’Assad. Aujourd’hui on a assisté à une manipulation sur le thème de l’« ancien détenu repenti», ce serait grotesque si la réalité syrienne n’était pas aussi inhumaine.

FSD

 

Aleppo Has the Greatest Number of Casualties for Five Months in a Row, Casualty Report for May 2014

Les civils sont ciblés par les forces du régime syrien. 82% des victimes du mois de mai 2014 sont des civils. La communauté internationale reste inerte!!!

YALLA SOURIYA

As violence and systematic human rights abuses continue by the Syrian government regime forces, DCHRS documented in the month of May, 2014 a total of 2422 victims who were killed by regime forces and their loyal militias in addition to other armed groups. 71% of them were civilians reaching a total of 1729 victims; however the other 693 remaining victims were armed opposition forces and rebels accumulating a rate of 29% approximately.

DCHRS documented a total of 290 children victims at a rate of 12% of the total victims. Additionally, the number of documented women was 131 victims at a rate of 5%.

DCHRS analyzed that the main cause of death for 1164 victims was indiscriminate shelling and airstrikes targeting the residential areas in addition to 130 who were killed by sniping and indiscriminate shooting. Furthermore; the cases of extrajudicial killings and field executions that were perpetrated by regime’s forces…

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La révolution continue!

A l’occasion du rassemblement à Lausanne, le 03.06.2014, pour dire non à la farce électorale en Syrie, la radio suisse romande à interviewé notre invité François Burgat, politologue spécialiste du Moyen-Orient.

Dans la presse Suisse:

Article de l’ATS paru dans l’Hebdo et Swissinfo.

Article dans le 24Heures

Lors du rassemblement, il y a eu plusieurs interventions. Nous publions ici celle de FSD.

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En Syrie Le régime célèbre aujourd’hui le semblant d’une démocratie dans un pays dévasté par une guerre menée par un dictateur sanguinaire contre sa population… une population qui continue à revendiquer liberté, dignité et démocratie.

 Les Syriens de l’intérieur craignent cette journée… ils ont peur de tout ce qui peut se passer… Sortir de la maison ou pas… aller voter ou pas… chaque choix pourrait avoir des conséquences sur leurs vies…

De quelles élections démocratiques parle-t-on lorsque les barils explosifs de l’aviation de l’armée assadienne continuent à détruire Alep mais aussi la vie de ses habitants ?

J’aimerais ici partager avec vous l’histoire d’un enfant d’Alep qui s’appelle Moustafa Arab. A l’âge de 10 ans Mousatafa, comme bcp d’enfants syriens aujourd’hui, travaillait pour permettre à sa famille de se nourrir. Moustafa allait tous les jours vendre des biscuits dans les rues d’Alep. Le 30 mai, alors que Bachar Assad se préparait à célébrer sa future élection comme président, l’un des aviateurs de son armée lançait les barils de la mort sur Alep… ce jour là le baril a touché Moustafa et a mis fin à sa vie.

 De quelle élections démocratiques parle-t-on lorsqu’on décompte plus de 330 morts sous la torture pendant le seul mois de mai, le mois des campagnes présidentielles bidons…

J’aimerais vous raconter l’histoire d’une jeune fille de Daraa, Ni’ma al-Qadiri qui s’était fait arrêtée en novembre dernier à l’âge de 16 ans lorsqu’elle passait un barrage de sécurité à Inkhel. Ni’ma a été alors torturée à mort et son corps a été rendu à sa famille en mai alors que Bachar Assad préparait sa future élection à la tête du pays sensé protéger ces enfants.

Aujourd’hui 9’000 enfants se trouvent tjs en détention et risque le sort de Ni’ma aujourd’hui et celui de Hamza al-Khatib en mai 2011.

Rappelons-le, 4,5 millions d’enfants syriens sont devenus réfugiés ou déplacés et dont la majorité a interrompu sa scolarité voir n’en a jamais eu.

De quelle élections démocratiques parle-t-on lorsqu’à Homs commence le pillage juste après le départ des révolutionnaires… Le pillage par les Shabbiha de toute une ville détruite à 85%, ceci sous le nez des habitants qui sont pressés de voir leurs maisons. Le pillage est organisé par les milices du régime alors que Bachar Assad préparait sa future élection à la tête de ce pays qu’il a détruit.

Je vous raconte l’histoire de d’une jeune femme et son père qui sont allés voir dans quel état se trouvait leur maison. Soudain ils voient arriver une camionette dans la rue et un groupe d’hommes en descend et arrive devant la maison du voisin. Ils commencent par démonter la porte et l’emporter. Elle leur demande d’arrêter ce vol. La réponse est qu’ils sont un groupe de déminage… lorsque le groupe finit le soit disant déminage, la maison est complètement pillée. Même les files électriques sont arrachés !

 J’aimerais juste poser une question à nos amis suisses:

Accepteriez-vous un président de votre pays qui le bombarde et le détruit ?

Accepteriez-vous un président de votre pays qui fait arrêter et torturer les enfants en toute impunité ?

 Accepteriez-vous un président de votre pays qui encourage le pillage organisé en toute impunité ?

 Assad est juste un assassin mafieux qui a donné les clés de la Syrie à l’Iran et à la Russie avec la bénédiction de la communauté internationale par son inaction… Le seul endroit ou il a sa place c’est la prison. Une court spéciale peut-être formée par une convention de seulement deux pays… qu’attend le monde occidental pour agir ?

Les Syriens continuent leur révolution malgré et contre tous… Vive le peuple syrien, vive la révolution…

Depuis Lausanne, la Révolution Continue!

Depuis Lausanne, la Révolution Continue!

FSD