Archives Mensuelles: août 2014

Al-Ghouta, où va-t-on?

Mémoire de la Révolution

Un poème écrit par Julie, une jeune des FSD, et récité lors du rassemblement devant l’ONU le 6 septembre 2013. Ce jour là 1’500 bougies ont été allumées en mémoire des 1’500 victimes du crime de masse avec les armes chimiques:

SOS Syria

SOS Syria

Je suis ici pour dire que je ne comprends pas
Je ne comprends pas pourquoi il n’y a que nous, ici et là
A protester contre le massacre d’Al-Ghouta…

A protester contre le massacre d’Al-Ghouta
Alors que cette fois
L’ONU était à deux pas
Les inspecteurs dans leur hôtel 5 étoiles
Qui n’ont même pas fait de constat…

Qui étaient là, mais là pourquoi ?
Pour faire joli apparemment
Puisqu’Assad a pu tuer tous ces gens
Sans même verser une goutte de sang
Puisqu’il a pu tuer tous ces gens
Alors qu’ils dormaient tranquillement, naïvement
Dans leurs lits…

En une nuit…
En une nuit plus sont partis qu’aucun autre jour avant et depuis
Sans provoquer de réaction, de compassion
Internationale…

On ne leur a rien demandé
Ils ne se sont jamais réveillés
Et c’est vrai
Que certains l’attendaient
Cette mort tant espérée
Qui est venue les délivrer
De leur cauchemar quotidien.

Mais trop d’enfants,
Trop d’enfants au mauvais endroit au mauvais moment
Qui n’ont pas eu leur mot à dire quant à leur avenir…
Leur avenir volé
Par des gaz irréguliers
Utilisés simplement pour tuer.

Et je voudrais qu’on m’explique
Où sont passés les politiques ?
Puisqu’ils n’ont d’autres thématiques
A la bouche que les groupes islamiques
Et que bien cachés derrière leur veto
Ils nous ont tourné le dos
Tandis que sur leur jeu d’échec ils avancent leurs pions
Sans même penser à la population
Mais juste à l’intérêt des nations…

Et pendant ce temps-là
Des gens meurent, des gens pleurent, d’autres attendent un revirement
Qui ne saurait tarder
Mais qui risque d’arriver
Trop tard, pour changer…

Mais où va-t-on ?
Où va-t-on dans un monde où seul l’Occident peut prétendre à l’objectivité ?
Dans un monde où les enfants se réveillent seulement pour réaliser
Que leurs cauchemars n’étaient autres que la réalité ?
Dans un monde où la neutralité
Est un luxe que seuls peuvent se permettre les non-persécutés
Et où l’engagement est troqué contre des virées, des soirées, du divertissement en quantité…
Où va-t-on lorsque les plus favorisés
Ferment les yeux pour ne pas être heurtés, choqués, désillusionnés
Et les ouvrent uniquement
Lorsqu’ils sont finalement touchés personnellement
Par cette violence qui perdure depuis bien trop longtemps maintenant…

Je suis fatiguée
Fatiguée d’expliquer
Pourquoi la mort d’un seul bébé
C’est déjà trop cher payé
Pour un pays où quotidiennement
Les habitants
Sont tués, torturés, violés, arrêtés
Et où la liberté d’expression
Est presque une conspiration
Pour faire croire au bon fonctionnement
D’un pays géo-politiquement
Trop intéressant…

Alors que faire maintenant ?
Que faire quand tout ce qu’on attend
C’est que finalement
Le reste du monde voie
L’humanité là-bas…
Le reste du monde voie
Le même humain, ici et là.

Le saviez-vous?

Mémoire de la Révolution

L’arrestation d’enfants de la ville de Deraa en mars 2011 par les forces de sécurité syriennes et leur torture a été l’élément déclencheur de la Révolution syrienne, alors que la Syrie vivait jusque là sous le joug militaire et sans partage des Assad depuis plus de 40 ans. Quel avait été le crime de ces enfants ? Avoir écrit des slogans politiques sur les murs de leur école.

Depuis le début de la Révolution en 2011, plus de 160’000 civils ont été tués, et ce chiffre ne cesse d’augmenter. Parmi ces morts se trouvent beaucoup de femmes, d’enfants, d’artistes, d’intellectuels ou encore de militants pacifiques. Des centaines de milliers de Syriens ont en outre été illégalement arrêtés et emprisonnés. Il est important de rappeler qu’être détenu en Syrie ne signifie pas uniquement être enfermé, mais est également synonyme de torture, menant dans de nombreux cas à une mort atroce.

On compte aujourd’hui plus de 10 millions de déplacés à l’intérieur de la Syrie et de réfugiés dans les pays voisins. La Syrie est ainsi devenue le premier pays mondial exportateur de réfugiés, alors que dans le passé, elle était le 2ème plus grand pays accueillant de réfugiés.

Les attaques chimiques du 21 août 2013 commises par les forces du régime Assad à El-Ghouta Orientale (Banlieue de Damas) sont certainement l’un des crimes de masse qui ont le plus choqué le monde. Cette nuit-là, plus de 6’000 personnes ont été affectées par ces bombardements. On dénombre plus de 1’722 morts, et des milliers d’autres ont, jusqu’à aujourd’hui, des séquelles physiques et psychologiques.

Sauvez les enfants en Syrie!

Sauvez les enfants en Syrie!

Ces attaques sont à ajouter à une liste de crime encore plus large. Le régime Assad n’a en effet pas cessé un seul jour de massacrer sa population en assiégeant et bombardant quotidiennement les villes syriennes. Cette même ville de Ghouta Orientale, qui avait été bombardée par le régime ce 21 août 2013, subit jusqu’au jour d’aujourd’hui un implacable siège militaire. La population civile y est privée d’un accès régulier aux soins, à la nourriture et à l’eau potable, et cela dans l’indifférence la plus générale. Aucune action concrète n’a en effet été prise pour venir en aide à la population civile et permettre à celle-ci de vivre dignement et en sécurité.

Notre message aujourd’hui est simple : Le peuple syrien continuera à lutter pour sa liberté, sa dignité et la justice. Le prix de la liberté est cher, mais le silence face à l’oppression est criminel. En ce jour de commémoration des attaques chimiques, nous demandons à ce que la communauté internationale prenne enfin ses responsabilités, au lieu de se poser en simple spectatrice du massacre du peuple syrien.

Saviez-vous que :

  • La Syrie est un berceau de l’Humanité vieux de plus de 12’000 ans
  • Pendant les années cinquante, la Syrie avait vécu des années de démocratie avant l’arrivée des régimes totalitaires.
  • Hafez Al Assad s’est saisi du pouvoir à travers un coup d’Etat et a transformé la Syrie en dictature militaire
  • Des dizaines de milliers de Syriens ont été tués par le régime Assad à la fin des années 1970, début des années 1980. Le principal massacre a eu lieu à Hama en 1982
  • En mars 2011, les Syriens se sont soulevés contre le régime de Bashar Al Assad après des décennies de terreur
  • Les Syriens ont manifesté pacifiquement pendant 6 mois, mais ils ont été réprimés dans le sang.
  • Le premier mouvement armé de la Révolution syrienne a été initié par des soldats et officiers syriens ayant déserté l’Armée syrienne après avoir refusé de tirer sur les manifestants pacifiques. Cela a donné naissance à « l’Armée Syrienne Libre » (ASL)
  • Le groupe extrémiste nommé « L’Etat islamique » (EI) ne représente pas les révolutionnaires syriens et n’a pas opposé de résistance réelle aux forces du régime Assad
  • Toutes les minutes, une famille syrienne est forcée de fuir
  • Toutes les 10 minutes, un Syrien est tué
  • Selon l’ONU, plus de la moitié des réfugiés ont moins de 18 ans

Le 20.08.2014, une nouvelle attaque au chlore a eu lieu à Jobar (Damas)!

Par Syrian Voices

Un an après les crimes de masse en Syrie avec les armes chimiques le criminel est encore appelé « Monsieur Le Président » et le crime se poursuit !

Mémoire de la Révolution

Un an après les massacres avec les armes chimiques à al-Gouta (Damas), nous re-publions l’article de FSD de septembre 2013.

Un an déjà et le crime continue!

Un an déjà et le crime continue!

Soyons du bon côté de l’histoire

Vous êtes nombreux à manifester en masse à tous les coins de rues à travers le monde depuis l’annonce d’une possible intervention internationale en Syrie, et quand je vous y vois tous, j’ai envie de hurler…!
Où étiez-vous quand le régime syrien torturait des enfants de 10 ans, pour finir par renvoyer leurs corps en morceaux à leurs parents ? Où étiez-vous quand il a répondu aux manifestations pacifiques et aux demandes de réformes à coups de snipers et de tanks ?
Où étiez-vous quand il a commencé à bombarder volontairement les zones civiles ? Et au lancement du premier missile balistique, d’une puissance telle qu’il a réduit à néant tout un bloc d’immeubles? Avez-vous réagi aux massacres à l’arme blanche, quand les milices du régime exterminaient la population d’un quartier entier, massacres qu’on pourrait qualifier de nettoyages ethniques ?
Et où étiez-vous quand, le 21 août 2013, le régime Assad a gazé la population d’Al Ghouta, lançant une trentaine de missiles, faisant plus de 1500 morts et 10’000 blessés dont plus d’un tiers d’enfants ?

J’étais, moi, dans les rues à dénoncer le régime syrien et l’indifférence de la communauté internationale et je peux vous assurer les syriens s’y trouvaient seuls. Quel droit avez-vous dès lors de protester contre une intervention en Syrie ? N’y avait-il pas déjà une « guerre » en Syrie ? Il fallait vous insurger avant!

On ne veut pas voir d’intervention internationale en Syrie, alors que l’Iran et le Hezbollah y ont mis les pieds depuis des lustres, travaillant main dans la main avec le régime. On critique l’impérialisme américain mais quand il s’agit de l’armement du régime syrien par les russes, on ne pipe mot. De fait, la réponse internationale a été longtemps attendue, en vain.

Une intervention aurait été, à l’époque, très facile à mettre en place, et déjà légitime. Dès le début du soulèvement la réponse du régime aux demandes du peuple a été plus que démesurée. On ne tire pas à balle réelle sur des manifestants, on ne sort pas les tanks. Se débarrasser du régime aurait été à la fois facile et justifié. Quelques mois plus tard, on aurait eu besoin de couloirs humanitaires et d’une zone d’exclusion aérienne. Il aurait fallu armer les rebelles (alias: des déserteurs et des civils) afin qu’ils puissent se défendre contre le régime à armes égales. Cela aurait probablement suffi à mettre fin au bain de sang. Mais ça n’était pas dans les intérêts des Etats-Unis. Ils soutenaient, et soutiennent encore, les intérêts d’Israël, qui eux correspondent a un affaiblissement de la Syrie. C’est à dire ni opposition ni régime, mais bien le conflit. En étudiant les arrivées d’armes a l’opposition, on découvre qu’elles ne se font qu’au compte-goutte, et dépendent de l’évolution de la situation sur le terrain, sans doute pour garder un équilibre vital au prolongement du conflit. (Beaucoup des armes promises et tant attendues ne sont du reste jamais arrivées).

Puis, presque deux ans après le début du conflit, les brigades islamistes ont débarqué, officiellement affiliées a Al-Qaïda. La communauté internationale les a alors utilisées comme excuse pour ne plus intervenir dans les affaires syriennes de peur d’armer les « mauvais rebelles ». Il a ensuite été prouvé que ces milices étaient en fait financées par le régime syrien. Pour en revenir à la-dite intervention à venir, sachez qui ni l’ONU ni les Etats-Unis n’interviendraient s’ils avaient le choix. Personne n’a d’intérêt aujourd’hui à une intervention importante en Syrie, sinon elle aurait déjà eu lieu et le conflit aurait pris fin. La vérité c’est qu’ils ne l’ont pas, ce choix. Parce que, s’ils n’interviennent pas maintenant, alors les conventions de Genève et le Protocole de Genève interdisant l’usage des armes chimiques ne sont que des mots vides de sens auxquels les gouvernements n’ont aucune obligation de se tenir.

Mais ne vous méprenez pas, ces frappes aériennes ne sont pas faites pour aider l’opposition, elles ne changeront en rien le rapport de force actuel. Elles ont pour unique but de punir le vilain garçon qui a poussé le bouchon (la ligne rouge en l’occurrence) trop loin. C’est la raison pour laquelle la liste des cibles avait été communiquée, pour éviter un risque de réponse sur Israël, risque que personne n’oserait prendre. Risque d’ailleurs bien réel puisque le Hezbollah a annoncé en retirant ses troupes que si les frappes modifiaient un tant soit peu l’équilibre de la situation, ils déclareraient la guerre à Israël. On remarquera aussi que le massacre en question a eu lieu il y a déjà deux semaines, et que les acteurs comme l’Angleterre se retirent peu à peu. Alors que les frappes se font attendre la probabilité d’une intervention diminue chaque jour.

Dormez donc sur vos deux oreilles, il n’y aura pas plus de guerre en Syrie qu’il n’y en a déjà, éventuellement quelques frappes sanguinaires de plus. Mais s’il y a une chose dont vous pouvez être sûrs, c’est que, quoi qu’il arrive, la seule victime de l’histoire sera le peuple syrien, et que c’est bien le seul qui n’y a pas son mot à dire.

Leila
Membre de FemmeS pour la Démocratie

Solidarité avec Paolo et tous les disparus victimes du régime syrien et de Daech

Intervention de FSD lors du rassemblement de solidarité avec Paolo Dall’Oglio et tous les détenus en Syrie, à Lausanne, le 07.08.2014

Lausanne, le 07.08.2014

Lausanne, le 07.08.2014

« Bonjour à tous,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour exprimer notre solidarité avec le Père Paolo Dall’Oglio mais aussi notre solidarité avec tous les disparus et détenus en Syrie…

Paolo, ce père jésuite amoureux non pas seulement de la Syrie mais aussi de son peuple.

Paolo l’Homme, qui ne pouvait que soutenir les opprimés dans le monde tout entier.

Paolo l’Homme qui ne pouvait faire autrement que prendre parti pour la révolution syrienne, ceci dès le début.

Il a été rappelé à l’ordre par le régime syrien, alors il a fait une déclaration à Noël 2011:

« On me demande de me taire ou bien de quitter la Syrie, alors je préfère y rester et me taire que de vivre en exil. ».

Paolo l’Homme n’a finalement pas pu taire les crimes du régime syrien.

Il n’a pas pu taire l’injustice que subit le peuple syrien,.

Il a donc rompu son silence et il a dû subir l’exil…!

Bien qu’il soit italien d’origine Paolo se sentait syrien dans l’âme.

En juin 2012, il a été expulsé de Syrie. Il a déclaré ce jour là:

« A l’occasion de mon départ du pays pour un exil douloureux – Dieu sait que j’aurais préféré être enterré avec les martyrs de la liberté où alors descendre dans l’enfer de la détention… »

En exil, il est devenu la voix du peuple syrien en Europe.

Il s’est engagé aussi pour la future justice et la réconciliation en Syrie.

En mars 2013, il a décidé de se rendre en Syrie. Il voulait y faire un pèlerinage sur les lieux des massacres.

Lui, Chrétien, voulait être proche de ces Musulmans qui subissent la violence sectaire du régime syrien…

comme pour représenter tous les Chrétiens du monde… et dire Nous sommes avec vous !

Peu avant son départ, il a fait ce rêve…

Il était en présence de Dieu après sa mort… et il disait au Seigneur :

«  Mon Seigneur, je ne veux pas être aux paradis… Je vous prie de me mettre en enfer, pour être proche de la souffrance de ceux qui vivent l’enfer des centres de détention, de ceux qui subissent les massacres en Syrie, de ceux qui perdent les leurs, de ceux qui fuient la terreur en Syrie ».

En Juillet 2013 il s’est rendu à al-Raqa dans le nord, en médiateur.

Il s’est rendu au QG de Daech.

Daech, branche d’al-Qaida crée par le régime syrien pour défigurer la révolution.

Daech qui est combattu par les Syriens de la révolution.

Il voulait intervenir pour obtenir la libération de certains kidnappés !

Il n’est jamais rentré de son rendez-vous!

Daech utilise Enlèvement, torture, et massacres, … tout comme Assad le fait

Daech persécute les activistes, les médecins et les journalistes, … tout comme Assad le fait

Daech terrorise la population, … tout comme Assad le fait

Je vous invite aujourd’hui à avoir une pensée pour tous les kidnappés et les détenus en Syrie.

Une pensée pour Paolo, mais aussi pour :

Firas, Samar , Abdel-Wahab, Razan, , Samira … et tous les autres

Une pensée pour les 80 enfants kurdes enlevés par Daech

Une pensée pour tous les détenus et disparus dans les centres de détention syriens.

Quelle que soit notre souffrance, gardons une voix forte pour rappeler les valeurs universelles que sont :

la justice, la liberté et la dignité… Ces droits humains de toutes les populations…

A bas la dictature, à bas Bachar!

A bas l’extrémisme, à bas Daech!

Vive la liberté, vive la Syrie.

FSD

L’ONU inutile ou complice ?

Chronique de la Syrie

Suite à la « réélection » dans le sang du dictateur criminel Bacha al-Assad, ce dernier a annoncé une amnistie générale de tous les détenus et condamnés ayant commis un acte « répréhensible » avant le 09.06.2014. Cette amnistie concerne également les personnes traduites devant la cour du « terrorisme » donc tout ceux qui ont été accusés de terrorisme pour leur participation dans les mobilisations de la révolution. Les Syriens espéraient alors la libération des dizaines de milliers de détenus arrêtés pendant la révolution. Mais le régime a été une fois de plus fidèle à lui même, peu de détenus d’opinion ont été libérés dans le cadre de cette amnistie qui n’est qu’une simple annonce, seul peu de détenus ont retrouvé leur liberté. Des détenus connus comme Mazen Darwish, activiste des droits humains et journaliste arrêté en février 2012, Khalil Maatouk, avocat qui défendait les détenus arrêtés en octobre 2012, Tal al-Mallouhi, jeune blogueuse arrêtée avant la révolution en décembre 2009, comme beaucoup d’autres n’ont pas été libérés. Ce fut le cas pour la majorité des détenus d’opinion et ceux qui ont été arrêtés pour leur implication dans l’aide humanitaire ou le journalisme. Cette amnistie, comme ses précédentes, n’ a été qu’ un coup médiatique destiné à améliorer l’image du dictateur qui pardonnerait à sa population ses revendications pour la liberté, la dignité et la démocratie, faisant semblant qu’après cette mascarade de réélection tout rentrerait dans l’ordre.

 La réalité du terrain est toute autre, car les arrestations n’ont pas pris fin, au contraire. Certains de ceux qui ont été libérés après cette réélection et qui n’ont pas quitté la Syrie se sont fait arrêter à nouveau. Ce fut le cas du psychiatre Jala Naoufal, de la communauté druze de Syrie, qui vient de se faire arrêter pour la 5e fois le 17 juillet, deux semaines après sa dernière libération. Jalal Naoufal est très apprécié comme personnalité patriotique humanitaire. Il a formé beaucoup d’activistes syriens dans le soutien psychologique. Il est aussi un adepte du mouvement pacifiste de la société civile, ce qui fait de lui une personne extrêmement dangereuse pour le régime Assad.

Dr. Jalal Naoufal

Dr. Jalal Naoufal

Mentionnons ici également l’arrestation de Fehmi Youssef, activiste politique de gauche, à l’aéroport de Lattaquié, le 2 août 2014! Fehmi Youssef fait partie de la communauté syrienne des Assyriens-Cyriaques. Il n’est pas musulman, il n’a pas porté d’armes, mais il est populaire, il est connu pour son patriotisme et il est très apprécié à Alep! C’est sa 3ème arrestation depuis 2011.

Youssef Fehmi

Youssef Fehmi

Le soir du 3 août 2014, nous avons appris l’arrestation à Damas d’une étudiante universitaire d’une vingtaine d’années !

Assad continue sa politique répressive, la torture dans ses centres d’interrogation continue à être effrayante et à mettre la vie des dizaines de milliers de détenus en danger, les barils explosifs continuent à détruire, blesser, tuer et faire fuir dans le silence d’une communauté internationale qui ne condamne même plus ces crimes…

Après l’ “évacuation” de l’arsenal chimique d’Assad, terminée fin juin 2014, les attaques chimiques se poursuivent, curieusement: le 17 juillet 2014, une attaque au chlore a eu lieu à Kafr-Zeita et le 26 juillet 2014 une 2e attaque au chlore a eu lieu à Rahba-Khatab dans les environs de Hama.

Aujourd’hui à Gaza, Netanyahu agit de même avec les Palestiniens ! Se sentirait-il plus tranquille suite au silence sur les crimes d’Assad ?

Ce qui se passe en Syrie et à Gaza aujourd’hui est une honte pour l’Humanité toute entière ; cela montre que la politique internationale défend les criminels et les mafieux par intérêt financier, et se partage le pouvoir au détriment des droits humains ou plus simplement de la vie humaine … Nous invitons l’ONU à fermer boutique car les cas de la Syrie et de Gaza ont démontré qu’elle est au mieux inutile et au pire au service de la mafia politique.