Etudiant syrien : un an déjà et toujours pas de visa

Il y a un an, j’écrivais quelques mots pour partager mon désarroi face à la situation de mon cousin le plus proche, dont la demande de visa étudiant n’aboutissait pas…

Moi, ma sœur, avec notre cousin et nos deux petites cousines à la cuisine de la maison de ma grand-mère à Homs en été 2001. Cette maison a été ciblée en avril dernier par trois tirs d’obus, avec des dégats légers.

Moi, ma sœur, avec notre cousin et nos deux petites cousines à la cuisine de la maison de ma grand-mère à Homs en été 2001. Cette maison a été ciblée en avril 2014 par trois tirs d’obus, avec des dégats légers.

Un an plus tard, voilà où nous en sommes : je suis toujours suisse, il est toujours mon cousin, toujours brillant élève, et toujours en danger d’être appelé au service militaire dans un pays où la guerre semble être sans fin. Il réside toujours à Damas, mais la situation s’y est détériorée, et son université a subi des tirs de mortiers pendant les examens de rattrapage, faisant trois morts et une vingtaine de blessés. Elle est donc actuellement fermée.

La demande de visa a été refusée une première fois, nous sommes actuellement en recours, et comme l’an passé la rentrée approche sans que nous sachions s’il va pouvoir venir. La justification donnée pour le premier refus était qu’ils n’avaient aucune garantie qu’il ne resterait pas après ses études. Mais c’est long, six ans d’études, quel jeune peut-il savoir où il sera à la fin de son master ? Et les étudiants originaires d’un pays en guerre doivent-ils être défavorisés ? Ses notes sont excellentes, il serait un atout pour l’EPFL, qui l’a d’ailleurs à plusieurs reprises accepté, tout comme le canton de Vaud. Et je serais rassurée de le savoir étudier dans un pays où il ne risque pas sa vie tous les jours, en ne faisant rien de plus que ce que je fais moi : vivre et aller en cours. 

Je ne sais pas si ça peut aider, mais si vous aussi vous pensez qu’il a droit aux mêmes chances que nous autres, étudiants de Suisse et d’ailleurs, alors partagez cet article. Dans l’espoir de le voir prochainement passer les portes d’une université sans tirs de mortiers, dans une ville sans check points, dans un pays où le service militaire ne tue pas.

Merci de tout coeur

J.

Etudiante universitaire suisse

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Publié le 08/09/2015, dans FSD, Uncategorized, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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