Le Régime Assad C’est ça: 9

« … 495 civils ont été tués, dont 264 dans le village d’Al-Baida et 195 à Ras Al-Nabea à Banias… » ( le 2 mai 2013).

Dès le début des manifestations pacifiques en Syrie en mars 2011, le régime syrien a systématiquement utilisé le tir à balles réelles sur les manifestants pacifiques. Les Syriens se sont alors mis à documenter les morts par balle individuellement. Dès 2012, le régime Assad a commencé à commettre des massacres collectifs à caractère ethnique dans les régions de protestations massives. La documentation de ces massacres a alors commencé comme ce fût le cas pour celui d’ al-Baida, après les massacres à Homs et ses environs, à Hama-campagne, à Darayya, à Douma et ailleurs. Ensuite, d’autres massacres ont continué à être perpétrés par le régime dictatorial à al-Ghouta de Damas et à Alep. Demain ce sera le tour d’Idlib et le silence de la communauté internationale  reste toujours le même!

Sarah 12 ans, survivante du massacre d’al-Baida, a été interviewée par Channel4 news en septembre 2013.

A l’occasion du 6e anniversaire de ce massacre dans le gouvernorat de Tartous, FSD a choisi de traduire le paragraphe (pages 1 et 2) du rapport du RSDH (Réseau Syrien des Droits de l’Homme) qui décrit et documente ce crime:


Rapport du RSDH du mai 2013: « Nouveau massacre de nettoyage ethnique du village d’al-Baida dans le gouvernorat de Tartous »

Détails du massacre

Dans le cadre d’un nettoyage ethnique effectué dans le gouvernorat de Tartous, les forces gouvernementales soutenues par les Shabiha ont commis un massacre infâme le 2 mai 2013, considéré comme l’un des massacres les plus brutaux commis depuis le début du soulèvement populaire en Syrie. Selon le RSDH (Réseau Syrien des Droits de l’Homme), ce jour là, 495 civils ont été tués, dont 264 dans le village d’Al Baida et 195 à Ras Al Nabea à Banias.

Suite à ces deux tueries, les forces d’oppression ont adopté une politique systématique visant à déplacer les résidents d’Al Baida et de Ras Al Nabea à Banias par les moyens suivants:

  • Piller chaque maison de tout son contenu. Des dizaines de résidents nous ont informés que leurs maisons avaient été pillées et qu’ils ont vu des camions chargés de meubles et de machines électriques. 
  • Saccager et détruire les maisons. Le citoyen Abu Mohammad de Ras Al Nabea nous a informés que «les milices sectaires ont saccagé sa maison et des dizaines d’autres maisons dans le quartier et  en ont cassé les murs. Les milices ont tiré des coups de feu sur tout ce qui était difficile à emporter tel qu’un climatiseur mural, un réfrigérateur encastré dans un mur ou un placard « , l’ONU peut facilement le constater grâce aux images satellites.
  • Mener une vaste campagne d’arrestations visant à arrêter de nombreuses familles du quartier de Ras Al Nabea et du village d’Al Baida.
  • Commettre des massacres comme celui du 21 juillet 2013. Nous affirmons qu’il s’agissait d’un plan systématique et ces incidents allaient se reproduire, vu le terrible silence international, que  le dictateur allait considérer comme un feu vert.

Samedi 20 juillet 2013, un groupe de Shabiha a encerclé un bâtiment habité par de jeunes hommes du village d’Al Baida qui avaient décidé de rester au village après le massacre de mai et qui auraient été sous surveillance des services de renseignements du régime syrien. Au moment du repas, au coucher du soleil (rupture du jeûne), les services de renseignements et les Shabiha ont tenté de pénétrer dans le bâtiment et un échange coups de feu a commencé entre eux et les jeunes hommes encerclés dans le bâtiment. Deux des jeunes hommes ont été tués et plusieurs autres blessés pendant l’attaque.

Le lendemain matin, dimanche 21 juillet 2013, vers 6 h 30, les Shabiha et ce qu’on appelle «l’armée de la défense nationale» (milice paramilitaire) ont attaqué le village d’Al Baida et sont allés directement chez le citoyen Oussama Fatouh et ils l’ont tué de sang froid, puis ils ont brûlé sa femme et ses enfants. Les images montrent les corps des enfants brûlés dans cet horrible crime qui relève du nettoyage ethnique.

Les Shabiha se sont également rendus sur le terrain agricole d’ Al Baida appartenant à l’Imam de la mosquée Al Qarir, Cheikh Osama Tawfeeq Al Asser né en 1965, et ils l’ont exécuté avec une balle dans la tête.

Le SNHR a documenté la mort de 14 civils, en plus des 2 morts pendant l’attaque, parmi eux 6 enfants et 4 femmes (voir les noms des victimes dans le rapport en anglais, en page 2).

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Publié le 12/05/2019, dans FSD, Mémoire de la Révolution, et tagué , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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