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Alep ne se rendra pas!

Chronique de la Syrie

L’intensification barbare des bombardements à Alep, menés par les forces du régime et par l’aviation russe, est sans précédent. En cinq jours seulement (du 15 au 20 novembre), Assad et ses alliés russes ont ciblé:

8 hôpitaux, 3 centres des casques blancs, 6 écoles, deux boulangeries, 3 centres de services, 3 associations d’aide humanitaire, ainsi que 500 immeubles résidentiels. En cinq jours plus de 300 civils sont morts, plus de 1’000 personnes ont été blessées. En cinq jours, les habitants d’Alep ont subi, entre autres, 1’180 raides aériens, 70 missiles sol-sol, 8 barils chargés de gaz mortel. Les gens à Alep assiégée attendent leur tour pour mourir et ceux qui échapperont à la mort sous les bombes attendront de mourir affamés ou bien de manque de soins médicaux.

 

Leningrade 1941

 Leningrad 1941 (Photo: http://peterswalk.com/wwii.html)

Le 20 novembre le conseil local d’Alep libre et assiégée a lancé un appel à la communauté internationale, à l’ONU et aux organisations pour les droits humains pour demander:

  • l’arrêt immédiat des bombardements sur Alep et la protection des civils,
  • la création des corridors humanitaires sous la direction de l’ONU pour acheminer des médicaments, de la nourriture et des combustibles,
  • l’organisation immédiate du lancement de l’aide humanitaire depuis le ciel en attendant l’instauration des corridors humanitaires,
  • des sanctions contre le régime syrien pour avoir bombardé les convois humanitaires à Alep assiégée et pour avoir empêché tout acheminement d’aide humanitaire.

Mais l’intensification des bombardements aériens ne se limite pas à Alep, elle touche également Idleb, les faubourgs de Homs et al-Ghouta de Damas.

Honte à la dite communauté internationale toute entière de regarder ces crimes et ce génocide en Syrie dans un silence assourdissant! « Never again »? Ce n’est que de l’hypocrisie et l’ONU devrait fermer boutique pour avoir failli à ses responsabilités en Syrie!

 FSD

STOP Talking, TAKE Action : Get Assad, Russia & Iran OUT of Syria !

Chroniques de la Syrie

Only the Syrian people representatives were not invited to Lausanne’s Talk today, October the 15th, 2016. This is why several members of FSD went to Beau Rivage Palace in order to remind the journalists of the crimes committed in Syria, of the efforts during these last five years trying to find a solution and of the Syrian people demands today.

Assad Must Go Lausanne, 15.10.2016

                      Assad Must Go, Lausanne, 15.10.2016

Main crimes committed by the Assad regime against civilians in Syria :

  • 2011-2014 Use of snipers to shoot civilians in the uprising regions
  • 2011-2012 Shootings with war ammunition against the pacific demonstrations (in Homs city and countryside, Hama city and countryside, Idleb city and countryside, Damascus countryside, Aleppo city and countryside, Daraa, Deir-Ezzor)
  • Since 2011 Massive arbitrary detention, forced disappearances and torture to death
  • Since 2011 Kidnapping and collective raping
  • 2012-2013 Collective massacres in the hot regions by shelling, knifing, burning alive (in Baba-Amr, Karm al-Zeitoun, Al-Houla, Banias, Latamneh, Darayya, Jdaydeh-Aartouz, etc.)
  • Since 2012 Siege of all up-rised regions (Daraa, Baba-Amr, al-Houla, Homs, Darayya, Yarmouk, Mou’adamyeh, Madaya, Aleppo etc.)
  • Since 2011 Starvation of besieged regions (Daraa in 2011, Homs in 2012, Yarmouk in 2013, Darayya in 2013, Yarmouk in 2013, Mou’adamyeh in 2013, Madaya in 2013, Aleppo in 2016, etc.)
  • Since 2012 Shelling of Hospitals, Markets, Schools, Bakeries, Houses, etc.
  • Since 2012 Use of ballistic missiles
  • Since 2012 Aviation shelling (explosive barrels, cluster bombs, vacuum bombs, white phosphorus bombs, chemical weapons, etc)
  • Since 2012 Intervention of Shiite sectarian militias in Syria on the demand of Assad regime (Hezbollah, Iranian militias, Irakian militias, etc.)
  • Since 2015 Intervention of Russian military aviation, on the demand of Assad regime, with several kinds of conventional and non-conventional bomb shelling.
  • Since 2016 Shelling with anti-bunker bombs by the Russian aviation.
  • Since 2012 Forced displacement of Syrians in the besieged areas and forced demographic change
  • What’s next ? Nuclear bombs ?

Today Syrian forces, Russian forces and Iranian forces operate hand in hand to exterminate all civilian Syrian population suspected of sympathizing with the uprising. !!!

Putin Go Home, Lausanne 15.10.2016

Putin Go Home, Lausanne 15.10.2016

Assad is burning Aleppo, Lausanne 15.10.2016

Assad is burning Aleppo, Lausanne 15.10.2016

Attempts to « solve » the Syrian crisis :

Nov. 2011 : Arab League Peace Plan. Ceasefire broken by the Syrian regime. Failed.

Dec. 2011-Jan. 2012 : Arab League Observer Mission under Dabi’s supervision. Failed.

Jan.-Feb. 2012 :   First UN security council resolution proposal vetoed by China and Russia. Failed.

Feb.-Jun. 2012 : United Nations Peacekeeping Mission under Kofi Anan’s supervision. Failed.

Jun. 2012 :  Geneva meeting – Agreement on political transition. Failed.

Oct. 31st 2012 :  Brahimi’s ceasefire attempt, broken. Failed.

May-June 2013 :  Discussion on Geneva II. Postponed. Failed.

Sept. the 14th 2013 : Agreement between Lavrov and Kerry, on a procedure on chemical weapons control…Since this date, more than 135 chemical attacks committed by the Assad regime forces in different areas of Syria (according to SN4HR) have been reported. Failed.

Jan.-Feb. 2014: Geneva II negotiations under supervision of Brahimi. Failed.

Jan.-Jun. 2016: Geneva III peace talks with the supervision of De Mistura. Failed.

Oct. 2016: Fifth UN security council resolution proposal vetoed by Russia. Failed.

Veto the Veto, Lausanne 15.10.2016

               Veto the Veto, Lausanne 15.10.2016

Since March 2011, after committing crimes against Humanity, destroying the country, killing more than 400’000 people, mostly civilians, Assad, the worst assassin of recent times, is still called Mr. President by the international community.

SYRIAN PEOPLE WANT TO GET RID OF ASSAD NOW, TO BRING HIM TO COURT AND TO START A TRANSITION WITHOUT THIS CRIMINAL REGIME!!!

SYRIE: Kerry et Lavrov chantres d’une politique internationale totalement immorale

Chronique de la Syrie

Le 14 septembre 2013 il y a tout juste trois ans, un accord a été conclu entre Kerry et Lavrov pour sauver le régime Assad suite à son utilisation d’ armes chimiques à al-Ghouta en Syrie le 21 août 2013; un massacre qui a fait plus de 1400 victimes, dont plus de 310 femmes et enfants, en une seule nuit.

Sauvez les enfants en Syrie!

Victimes des armes chimique le 21 août 2013!

Cet accord avait pour but de sauver le régime Assad, mais aussi et surtout d’arranger Israël en neutralisant l’arsenal chimique de la Syrie. L’accord ignorait totalement les victimes, qui n’ont même pas reçu d’aide de l’ONU pour les soins. Du coup, et sans aucun égard pour les victimes, les responsables de ce crime ont échappé à la justice et sont toujours en liberté, coup mortel donné à la justice internationale. Cet accord est le produit de soi-disant arrangements politiques des puissances mondiales qui ont encore une fois terni le visage de la politique internationale. Yassin Al Haj Saleh, écrivain syrien, écrit dans son article que ce jour du 14 septembre 2013, il y a eu trois cadavres de plus: ceux de la vérité, de la justice et de la politique et il n’a pas tort.

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Le 10 septembre 2016, trois ans plus tard, Kerry et Lavrov viennent à nouveau de conclure un accord sur la Syrie, pour donner le coup de grâce à la révolution syrienne. Un accord survenu après avoir laissé largement le temps à Assad, en lui accordant délai après délai, d’épuiser les régions assiégées par la famine et les bombardements, mais cette fois pas seulement par les forces du régime mais aussi par celles de la Russie, avec l’aide des milices sectaires chiites de l’Iran, du Hezbollah, de l’Irak et d’ailleurs. Cet épuisement a conduit à « l’évacuation » de la population dans plusieurs régions (comme Darayya, Moua’damiya, et bientôt à al-Waer), sous surveillance onusienne. Une évacuation qui signifie en réalité un changement démographique forcé de la population dans ces régions où l’on remplace les habitants actuels par des chiites importés d’ Irak, d’Iran et du Liban, avec la bénédiction de l’ONU! Les trois points divulgués de l’accord de Kerry et Lavrov sont: un cessez-le-feu à partir du 12 septembre, l’acheminement de l’aide humanitaire et surtout un combat commun contre le terrorisme. La révolution est oubliée totalement et le dictateur et ses crimes aussi. Cet accord nomme Daech et al-Nosra comme organisations terroristes à combattre en Syrie mais oublievolontairement les milices sectaires chiites pro-régime! Un accord dont se dégage la puanteur d’une politique internationale totalement immorale!

Il est bon de noter que dans l’intervalle entre la conclusion de l’accord et son entrée en vigueur, les civils en Syrie ont vécu l’enfer de l’intensification des raides aériens russes et syriens à Idleb, Alep assiégée et Douma. A Idleb on dénombre 62 victimes parmi les civils dont 13 enfants pour les seuls bombardements de samedi 10 septembre qui ont ciblé le marché la veille d’El-Eid.

Rappelons-nous que depuis 2013, les enfants et les civils syriens continuent à suffoquer sous des bombardements au chlore dans les régions sous contrôle de l’opposition… Le réseau syrien des droits humains a documenté 137 utilisations du chlore par les forces du régime  depuis septembre 2013, et les criminels restent libres, ne sont jamais qualifiés de terroristes, mais de gouvernement « légitime »!

« Courez après Daesh »

Chronique de la Syrie

Dernièrement Christina Larssen, chef de la délégation de l’UE au Liban, s’exprimait sur la Syrie (L’Orient le jour, 9 mai 2016): ” Il est difficile de croire à une paix durable en Syrie avec l’actuel leadership en place. Toutefois il appartient au peuple syrien de décider qui va diriger le pays et de choisir son président ”.

Mais pour qu’il y ait choix il faudrait qu’il y ait vote. Ce vote cela fait cinq ans que le peuple syrien le réclame et que le régime “en place” y répond en se réélisant lui-même, tandis que la communauté internationale se contente de prendre acte: “…il appartient au peuple syrien de décider qui va diriger le pays…”. Cinq ans aussi que la diplomatie occidentale distille des avis le plus souvent contre-productifs. Cinq ans que la situation s’aggrave suite à l’inaction et à la mauvaise foi de la communauté internationale, qui préfère dresser des barrières contre les victimes des exactions du régime Assad et participer au marathon du désert “courez après Daech” plutôt que d’en sanctionner l’organisateur.
La solution en Syrie passe par l’éviction du régime “en place”. La sécurité des civils passe par une “no-fly” zone, et le futur démocratique du pays par un soutien approprié au drapeau vert-blanc-noir. La question n’est pas de savoir si c’est simple ou compliqué, c’est indispensable.
On parle aujourd’hui d’une hypothétique collaboration Etats-Unis-Russie pour une solution politique en Syrie. On l’attend! Pour les Etats-Unis, cela fait cinq ans qu’Obama nous explique ce qu’il ne fera pas en Syrie, est-il si important de savoir ce qu’il ne fera pas dans les sept mois à venir? Pour la Russie, après Fort Tartous elle a récemment fait construire Fort Hmeimim, puis Fort Al-Chayrat, et depuis quelques jours Fort Palmyre, elle a imposé le russe dans l’enseignement public en Syrie (peut-être dans l’idée d’une annexion future?), demain ce sera le porc dans l’assiette des cantines, l’impunité pénale lui a été promise par le fantoche de Damas, difficile d’être plus colonialiste! Mieux vaut donc ne pas rêver.
L’intervention russe a bien évidemment compliqué et aggravé la situation. Sans l’intervention de Putin, “Putinocchio” du théâtre diplomatique contemporain, Assad serait aujourd’hui sur le chemin du musée des horreurs, à placer entre Pol Pot et Idi Amin Dada. Mais soyons patients, la leçon reçue en Afghanistan devrait se répéter.

FSD

Venez écouter la voix des représentant.e.s de la société civile syrienne lors du Forum L’Autre Genève à l’université de Genève-Dufour, le 27 et 28 mai.

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A moins que ce soit voulu…

Chronique de la Syrie

Ce qui se passe à Alep aujourd’hui est scandaleux.

Quand le gouvernement syrien bombarde les populations civiles dans son propre pays il n’est pas “légitime”, il est assassin. Qu’il soit assisté par la Russie pour le faire n’a rien de surprenant.
Putin applique en Syrie ce qu’il a appris en Tchétchenie, l’assassinat systématique des populations civiles, femmes et enfants si possible, hôspitalisés de préférence. Nabot “tsar” présidant une économie incapable de produire autre chose que ce qu’on trouve dans son sous-sol, ou de l’armement, il aspire sans doute a devenir une star du musée Tussaud, (à l’étage des “serial killers”). Sait-il seulement à quelle fin il bombarde? Probablement pas! Lavrov disait récemment qu’il ne voyait pas pourquoi les bombardements s’arrêteraient, peut-être faudrait-il le lui dire?… des civils, des femmes, des enfants, des vieux, les droits humains…

Est-ce que la communauté internationale objecte?. Non! Sans doute Ban Ki-moon “feels concerned”, comme d’habitude. Sans doute Obama va-t-il nous gratifier d’un nouveau discours sur ce qu’il ne va pas faire, répertoire inépuisable de Mr. “empty talk”, gendarme du monde auto-proclamé, mais “quand ça m’arrange”, au service d’Israel, qui voit d’un bon oeil l’écrasement du peuple syrien, qui accessoirement occulte celui du peuple palestinien.

ça a été dit, répété et plus que prouvé, le régime Assad et ses associés russes, iraniens, Hezbollah et autres milices, sont responsables de plus de 90% des morts civiles en Syrie. Le régime Assad est le concepteur, co-créateur, actuellement principal partenaire commercial de Daesh, et son fournisseur d’armements. Courir après Daesh dans ces conditions, sans se préoccuper du régime, relève du fantasme, à moins que ce soit voulu? Et c’est une question pertinente. Tous les intervenants du conflit disposant d’aviation (Assad, Russie, Iran, la coalition internationale) auraient pu empêcher Daesh d’accéder à Palmyre en mai 2015 et d’en repartir en mars 2016. Personne ne l’a fait, personne ne l’a même tenté. Seules les populations civiles qui fuyaient Palmyre ont été bombardées, et pas par Daesh, par l’aviation russe.

Tant que la communauté internationale accordera la moindre légitimité à des “leaders” comme Assad, Putin et bien d’autres, que ce soit par conviction ou par raison diplomatique, le seul avenir possible pour cette civilisation sera mafieux: enrichissement personnel aux dépens de l’état (le premier signe), extermination des opposants, clientélisme, corruption, etc.

Le remède est pourtant simple, il faut aider la démocratie. Le peuple syrien s’est exprimé clairement, il y a cinq ans déjà, il l’a fait à nouveau dès le début de la trêve, le 27 février 2016, en descendant dans la rue, et son drapeau est vert, blanc, et noir.

"Devant ce peuple, tu n'as pas d'autre alternative que le départ", Panneau de Kafranbel en mars 2016!

« Devant ce peuple, tu n’as pas d’autre alternative que le départ », Panneau de Kafranbel en mars 2016!

Pour eux, et pour nous, commençons par établir une “no-fly zone”, cela dissuadera bien plus de syriens de venir en Europe que toutes les barrières de barbelés, et la démocratie viendra, tôt ou tard, elle a déjà cinq ans de retard, à cause de nous, la communauté internationale, qui ne fait rien.

FSD

Genève: Syrie « Pourparlers de Paix » pourquoi et pour qui?

Appel à un rassemblement pour faire entendre la voix du peuple syrien

Genève, place de nations, le vendredi 29.1.2016 de 15h30 – 17h30

avec un stand de 11h00 à 17h30 le vendredi 29 et le samedi 30 janvier 2016

Le Peuple veut

Recommençons l’histoire dès le début:                       « Le peuple veut la chute du régime« 

A l’occasion des pourparlers de paix de Genève, qui réuniront les délégations de l’opposition syrienne et du régime syrien en Janvier 2016, nous appelons à un rassemblement pour faire entendre la voix des Syriens et Syriennes en lutte, pour réaffirmer leurs revendications légitimes qui doivent être à la base des négociations pour mettre fin à la souffrance extrême de la population civile, après près de cinq années de lutte.

Depuis l’échec des pourparlers de Genève II, la situation en Syrie ne cesse de se détériorer, avec l’augmentation des interventions militaires, qui a conduit à de nombreuses victimes parmi les civils, et récemment l’intervention de la Russie, en coordination avec Israël, et avec le consentement tacite de la communauté internationale, contre les civils syriens et l’opposition armée.

Plus de la moitié de la population a été déplacée, on compte aujourd’hui plus de 300’000 morts, plus de 300’000 arrestations et disparitions forcées, plus de dix milles morts sous la torture, plus de 500’000 blessés. À l’heure actuelle, 600’000 civils souffrent de famine dans les zones assiégées. Face à cette énorme souffrance de la population, infligée essentiellement par le régime Assad, seule la justice peut aider à obtenir une véritable solution politique. Sans oublier que l’apparition de Daech (EI) et de ses semblables est une conséquence directe de la politique du régime Assad.

En effet, les pourparlers de paix de Genève doivent conduire à la satisfaction des aspirations du peuple syrien pour la liberté, la dignité et la justice sociale dans un Etat démocratique. Ces objectifs doivent être garantis et protégés contre les intérêts et les manipulations des puissances régionales et mondiales qui ont démontré, par leurs actions et leurs positions respectives au cours des cinq dernières années, leur indifférence à la situation difficile du peuple syrien, et leur attachement exclusif à leur stratégie régionale, qui ne garantit que leurs propres intérêts, comme le fait le régime Assad, à la fois sur le terrain et dans les couloirs de l’ONU.

Nous appelons à séparer les questions humanitaires des négociations et à les traiter enfin sur la base des lois internationales.

Le défi est donc d’établir les droits fondamentaux des citoyens, dans le cadre d’une Syrie unie, démocratique, libre et souveraine, rassemblant toutes les composantes de sa population, basés sur le concept de la citoyenneté avec des droits égaux pour tous.

Nous Syriens exigeons:

  • Un départ immédiat du dictateur Bachar Assad afin d’établir un gouvernement de transition représentatif des différentes composantes du peuple Syrien, en vue de tenir des élections libres et équitables pour une véritable assemblée constituante.
  • La fin du siège de toutes les régions assiégées et affamées.
  • La fin des bombardements par l’artillerie, l’aviation et les missiles sur les quartiers et villages, bombardements qui continuent à tuer des civils en masse et chaque jour.
  • Le départ de tous les combattants étrangers présents en Syrie et la fin de l’intervention russe en Syrie.
  • L’organisation de l’aide médicale et la reconstruction des services de santé.
  • Une aide massive aux réfugiés dans les pays voisins et au sein de la Syrie, en vue de leur réinsertion volontaire dans leur pays d’origine.
  • La libération de tous les prisonniers politiques, des militants, des journalistes, des civils et des combattants de la liberté qui sont emprisonnés dans les geôles du régime tyrannique d’Assad ou celles de tout autre groupe armé.
  • L’arrestation des criminels de guerre et des personnes en charge de la répression sanglante durant le règne des Assad sur le pays pendant 40 ans, et leur jugement par un tribunal compétent et indépendant.
  • La reconstruction du pays dans le respect des personnes, et la création de conditions saines et sûres pour le retour des personnes déplacées à leurs domiciles.

Les négociations avec le régime tyrannique de Bachar Assad ne devraient en aucun cas conduire à une négation des demandes légitimes du peuple syrien, sinon les Syriens n’auront d’autre choix que de continuer leur combat avec force et détermination, même au prix exorbitant de la souffrance actuelle, jusqu’à la construction d’un nouvel Etat libre et démocratique.

Hommage aux victimes de la tyrannie. Vive la révolution syrienne !

Organisé par: FemmeS pour la Démocratie avec la collaboration du Réseau des FemmeS Syriennes, Collectif des Amis d’Alep, Mouatana (citoyenneté), Conseil national kurde, Zaytoon, The Syrian American Council « SAC.

Soutenu par: Mouvement pour le socialisme/Bewegung für Sozialism (MPS/BFS), alencontre.org, le Cercle La brèche, SolidaritéS.

Soumission ou Famine!

Chronique de la Syrie

La famine est l’une des armes choisies par la dictature syrienne pour opprimer la population dans les régions assiégées. Affamer les civils est une méthode de torture qui conduit à la mort de nombreux  enfants, vieillards, femmes et hommes en Syrie… C’est une arme qui laisse indifférente la communauté internationale alors même qu’elle constitue un crime flagrant contre l’humanité. L’ONU négocie avec la dictature pour acheminer de la nourriture;  les faits sont donc là, à la vue de tous… Le slogan qui résume cette politique de famine a même été affiché par le régime Assad sur les murs qui entourent les régions assiégées: Soumission ou famine !

FSD publie ici une déclaration d’un groupe de femmes syriennes qui font une grève de la faim qui doit durer sept jours, en solidarité avec les régions assiégées. 

Genève, ONU, 25.04.2014

‪#‎Break_Hunger_Siege‬
‪#‎Madaya‬

We, a group of independent Syrian women, announce a hunger strike in solidarity with those besieged in Madaya. For 200 days, the Assad regime and its ally Hezbollah have prevented food, medicine and basic needs from entering Madaya in contravention of international agreements and laws as well as all UN Security Council resolutions related to the situation in Syria. Most recently, the Security Council passed resolution 2254 calling in paragraph 12 “on the parties to immediately allow humanitarian agencies rapid, safe and unhindered access throughout Syria by most direct routes, allow immediate, humanitarian assistance to reach all people in need, in particular in all besieged and hard-to-reach areas . . .”
Currently, more than 600,000 civilians languish in areas under siege in Syria, 40,000 of whom are in Madaya and face certain death by starvation with each passing day. Human rights groups have documented dozens of deaths as a result of starvation and thousands of cases of malnourishment in Madaya. Indeed, the Assad regime has persisted in its policy of “Submit or Starve” since 2012 starting first in Moudamiya, then Ghouta, Yarmouk Camp, Deir Ezzor city and most recently in Madaya. As a result of this policy, hundreds have starved to death in Syria in the past three years without any international human rights body or organization taking an initiative to stop or criminalize the regime’s starvation tactics.
Despite the regime’s ongoing “Submit or Starve” policy, the UN and international community has failed to take action to prevent the starvation of civilians in Syria. Rather, they have appeased the regime by merely negotiating limited ceasefires that bring in minimal aid or force civilians to forever leave their homes and towns in order to receive aid and medical treatment. This policy of appeasement is an absolute disgrace and a shameful defeat to the values that confront evil and barbarism. Never should the infringement of human rights be used as a political bargaining chip. It is obligatory on the international community to force the Assad regime to abide by international agreements that prohibit starvation as a weapon of war.
This statement is a general call to all humans of conscience to participate in a week-long hunger strike starting Saturday, 9 January 2016 in solidarity with the people of Madaya and all those besieged in Syria. Our hunger strike is a demand on the international community and the United Nations to carry out their responsibilities and pressure the Assad regime and its allies to immediately lift the crippling sieges in Syria and comply with the UN Security Council resolutions. In the interim, we demand the immediate deliverance of humanitarian assistance to those under siege and the removal of all landmines planted around Madaya and other besieged areas to allow for the safe passage of civilians. Last, we demand that the Assad regime and its allies be held to criminal account for committing these heinous war crimes and crimes against humanity against the Syrian people.
#Break_Hunger_Siege
#Madaya

https://www.facebook.com/events/442731272583385/permalink/442756512580861/

… et les bombardements chimiques d’Assad continuent!

Chronique de la Syrie

En septembre 2013, le conseil de sécurité a adopté la résolution 2118 suite à l’attaque chimique des forces d’ Assad contre al-Ghouta qui a causé la mort de plus de 1400 adultes et enfants en une seule nuit. Cette résolution implique «  qu’en cas de non-respect de la présente résolution, y compris de transfert non autorisé ou d’emploi d’armes chimiques par quiconque en République arabe syrienne, le conseil imposera des mesures en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies ». Depuis cette date le régime Assad n’a jamais cessé d’utiliser le chlore contre les populations des régions qui ont échappé au contrôle du régime. Ceci a conduit à une nouvelle résolution 2209 le 6 mars 2015 qui cite clairement l’interdiction de l’utilisation du chlore et souligne « que les personnes responsables de l’utilisation comme arme de produits chimiques, y compris le chlore ou tout autre produit chimique toxique, doivent répondre de leurs actes ».
Dix jours plus tard, suite à la libération d’Idleb, Sermine a été ciblée avec des barils de chlore causant la mort d’ une famille de six personnes dont trois enfants en bas âge et des dizaines de cas d’étouffements. Depuis cette date, les barils de chlore lancés par les hélicoptères d’Assad (le seul a avoir le contrôle de l’aviation) sont régulièrement utilisés dans le silence absolu non seulement du conseil de sécurité mais du monde entier. Ce silence montre dans ce cas que ces résolutions ne vont pas au delà de la parole et restent des résolutions verbales sans aucun effet.
Le Réseau Syrien des Droits de l’Homme a publié le 20 avril un rapport documentant 87 violations de la résolution 2118 dont 15 violations depuis le 6 mars 2015 .
Actuellement, le nombre de ces attaques chimiques est en augmentation nette. Cette utilisation accrue du chlore est motivée par l’affaiblissement des forces du régime au sol, sa perte du contrôle de la région d’Idleb au nord du pays mais aussi et surtout par le silence continu de la communauté internationale vis-à-vis du non respect des résolutions de l’ONU. Aujourd’hui même deux villages du gouvernorat d’Idleb, Machmachane et Ein el-Souda, ont été ciblés par des barils de chlore provoquant des dizaines de blessés dont beaucoup de cas d’étouffements parmi les enfants (voir vidéo).

15.05.2015 Cas d'étouffements parmi les enfants (Machmachane - Idleb)

15.05.2015 – Des cas d’étouffements parmi les enfants (Machmachane – Idleb)

La grande crainte des Syriens est aujourd’hui de subir prochainement une deuxième attaque chimique de grande échelle, comme celle d’al-Ghouta !

FSD

UNE NOUVELLE « LEGITIMITE » POUR ASSAD?

Chronique de la Syrie

Fort de sa nouvelle pseudo-légitimité, Bachar Al-Assad innove pour le 4e anniversaire de la révolution: des barils chimiques pour les enfants de Sarmine (Idleb), après ceux d’al-Ghouta (Damas) en août 2013.

La nuit du 16 au 17 mars, à l’occasion du 4e anniversaire de la révolution syrienne, Assad a envoyé un cadeau spécial vers le nord de la Syrie, en territoire libéré de son contrôle: un bombardement par l’aviation militaire avec utilisation de barils d’explosifs avec des gaz mortels sur les régions d’Idleb (Sarmine et Salqine). Le nombre de blessés à Sarmine est d’environ cent personnes dont des enfants et une famille entière a déjà trouvé la mort (les parents avec trois enfants en bas âge et la grand-mère). Ce nombre est susceptible d’augmenter dans les heures qui suivent. A Salqine, on ne rapporte pas de blessés pour l’instant.

Attaques chimiques du régime syrien sur Sarmine le 17 mars 2015.

Attaques chimiques du régime syrien sur Sarmine le 17 mars 2015.

Suite à la déclaration de John Kerry le 15 mars, Assad s’est manifestement senti protégé et donc à l’abri de la justice. Pour tester cette protection nouvellement annoncée, il a utilisé une fois encore les armes chimiques à Idleb. Aujourd’hui, il est sans aucun doute prêt à exterminer toute la population des régions qui ont échappé à son contrôle pour étouffer la révolution et récupérer le pouvoir sur tout le territoire syrien.

Nous adressons donc ce message à tous les politiques, diplomates et parlementaires des pays occidentaux qui se disent partisans de la liberté et des droits de l’homme : « Si vous allez à Damas pour serrer la main du dictateur criminel qui a les mains souillées du sang syrien, sachez que vos mains en seront tâchées pour toujours. Vous deviendriez ainsi complices de crimes contre l’humanité ! ».

Témoignage de l’intérieur :

« J’espère que ces photos ne dérangent pas trop ceux qui œuvrent à l’élimination du peuple syrien en silence et sans scandale. Je vous jure que ces enfants ne sont pas des terroristes, ne sont pas contre “la résistance à Israël”, ne sont pas des partisans de Daech (ISIS). Je publie leurs photos ici en souvenir d’eux, car ils nous ont quitté pour toujours. Je ne sais pas si le fait de les tuer par gaz mortel apporte une solution ou si cela représente une victoire militaire définitive… si c’était le cas alors la paix soit sur leurs âmes, car leur mort serait justifiée pour mettre fin au « complot contre le régime »…

Je n’ai aucun espoir que la conscience humaine se réveille, je n’appelle pas non plus à la vengeance. Celui qui les a tués est lui aussi un être humain comme nous et il a des enfants comme ces enfants et je n’accepterais pas que ses enfants payent le prix de sa colère contre nous… nous n’avons que la patience et nous ne disons que ce qui satisfait Dieu.

Mais excusez-nous car nous avons perdu la raison et ne soyez pas surpris de voir une augmentation sensible du nombre de Syriens qui meurent des effets secondaires de cette oppression, parce que mourir d’une crise cardiaque est mille fois plus simple qu’une mort lente mille fois par jour.

J’adresse mes condoléances aux syriens du gouvernorat d’Idleb, à Sarmine, Qumeinas, Kafr-Takharim et Salqine et à chaque mère qui a perdu un fils ou un frère, un mari, un père ou qui a perdu toute sa famille d’un coup… Nous n’avons de soutien que Dieu. »

Autres liens :

Rapport détaillé du centre Insane pour la documentation

https://www.facebook.com/video.php?v=456660464486975

https://www.facebook.com/sarmeeen.cor

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FSD

Noura Al-Ameer entre en grève de la faim pour dénoncer le déni de justice dont est victime le peuple syrien

Chronique de la Syrie

Depuis le 29.12.2014 Noura Al-Ameer, vice présidente de la coalition nationale syrienne, fait la grève de la faim en solidarité avec les centaines de prisonniers de conscience de la prison centrale de Homs. Ces derniers ont commencé leur grève de la faim le samedi 27 décembre 2014 pour dénoncer les injustices dans le traitement légal de leurs dossiers d’une part mais surtout pour revendiquer leur libération. Certains ont été condamnés sans même être présentés devant un juge, d’autres ont reçu des condamnations démesurées par rapport aux accusations qui se limitaient à la participation aux protestations pacifiques à Homs.

Noura Al-Ameer, responsable du dossier des droits humains et vice présidente de la coalition nationale syrienne.

Noura Al-Ameer, responsable du dossier des droits humains et vice présidente de la coalition nationale syrienne.

"Nous ne voulons pas de médicaments, nous voulons être avec nos familles et c'est notre droit", prisonniers de la prison centrale de Homs.

« Nous ne voulons pas de médicaments, nous voulons être avec nos familles et c’est notre droit », prisonniers de la prison centrale de Homs.

Noura Al-Ameer a elle-même vécu la détention en Syrie, dont une partie dans la prison centrale de Homs, elle a à cette époque participé à deux grèves de la faim dans cette même prison. Elle rappelle que plusieurs actions semblables ont eu lieu dans cette prison, suite auxquelles certains prisonniers sont morts et d’autres ont été privés de leur droit aux soins médicaux. Elle dit : « Il est très regrettable et même honteux que les organisations internationales des droits de l’homme comme les organisations politiques ignorent l’appel des détenus revendiquant leur droits les plus basiques et la justice face aux crimes qu’ils subissent de la part le régime syrien. ». Al-Ameer ajoute « Ma décision de faire une grève de la faim est motivée tout d’abord par ma solidarité avec les détenus de la prison de Homs, mais aussi pour passer un message à tous les détenus en Syrie leur disant qu’ils ne sont pas seuls dans cette souffrance. Mon action est également un message à la communauté internationale disant qu’il est inacceptable de garder le silence sur les conditions de détention inhumaines en Syrie. Elle est aussi motivée par l’injustice que subissent tous les Syriens qui vivent dorénavant dans une grande prison où qu’ils soient. Notre situation à nous autres n’est pas meilleure que celle des détenus à Homs, car tout le peuple syrien vit actuellement dans un monde devenu pour lui une grande prison obscure, où seule la loi du plus fort règne à cause de l’absence totale du soleil de la loi internationale et des droits humains ».

Al-Ameer dénonce l’inaction de la communauté internationale: « Il est nécessaire d’instaurer dès aujourd’hui une surveillance médicale dans les centres de détention et les prisons en Syrie qui sont utilisés comme moyens de pression pour mettre un terme à la volonté du peuple syrien d’exiger le changement du régime dictatorial. Il est urgent de mettre un terme aux crimes du régime Assad à l’encontre des détenus syriens et d’œuvrer pour que l’impunité cesse.»

Elle lance un appel urgent :

  • au CICR: pour qu’il supervise la situation médicale et légale des détenus en Syrie,
  • à tous les pays qui se proclament défenseurs de la liberté et des droits humains: de prendre une position morale face à la catastrophe syrienne,
  • à tous les syriens et à tous les amoureux de la liberté: de se joindre au mouvement de grève de la faim afin d’aboutir à la libération de tous les détenus d’opinion en Syrie.

FSD