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Deraa: Le Vrai Visage du Régime Assad

Hamza al-Khateeb, c’est ce jeune garçon syrien de Deraa(1), né le 06.05.1998, qui à 13 ans, par la spontanéité de son engagement humanitaire, à Deraa en avril 2011, aura montré la voie juste. Supplicié et horriblement mutilé par les services du régime Assad il en a démontré la vraie nature dès le printemps 2011, en vain?

              Hamza AL-KHATEEB

En voyant passer les tanks du régime qui se dirigeaient vers le sud la population a cru d’abord à une reprise imminente du Golan. Mais non! L’objectif était le siège de Deraa, destiné à imposer aux habitants de la ville une punition collective, en les affamant , pour avoir osé braver le régime criminel.

Les habitants de al-Jiza (village natal de Hamza) ont alors organisé une marche vers Deraa,  le 29 avril 2011, pour casser le siège et apporter du pain à ses habitants. Hamza y a pris part, il a été arrêté par les forces du renseignement militaire d’Assad, avec Thamer et avec des dizaines d’autres, sur le chemin de Deraa.

Le 25 mai 2011, le corps mutilé et méconnaissable de Hamza al-Khateeb a été rendu à ses parents. Les photos du corps de Hamza sont parues parmi les photos de César (2) où il porte le numéro 23 (3).

Le corps de Thamer al-Char’i, 15 ans, a été rendu à ses parents, mutilé et méconnaissable, le 8 juin 2011. Les photos du corps de Thamer sont parues parmi les photos de César où il porte le numéro 12.

Thamer_vdc-sy_info

Thamer AL-CHAR’I (Photo: vdc-sy.info)

Aujourd’hui, depuis l’écrasement de Deraa, le 12.07.2018, les appels se multiplient sur les pages des fidèles de Bachar Assad (4) pour inciter les soldats d’Assad à aller déféquer sur la tombe de Hamza al-Khateeb. Même mort, il reste l’image à abattre, parce que ce que Thamer et lui ont fait est noble. Des millions de syriens les ont suivis. Beaucoup ont payé de leur vie. Mais la révolution vit aujourd’hui dans le coeur de la grande majorité des syriens. Elle est en marche. Elle aurait pu aboutir dès 2013, avec un peu de protection aérienne. A terme elle vaincra.

Aux justes, il faut opposer la petitesse de ceux, gouvernements, institutions internationales ou individus, qui avaient le moyen d’agir ou au moins de ne pas collaborer, activement ou passivement, avec le régime barbare, de ceux qui auraient mieux fait de se taire, de ceux qui ont vu dans cette révolution l’occasion d’un profit, de ceux qui demandent aujourd’hui le maintien du boucher de Damas, qui se ressemble s’assemble (Putin, mais aussi Netanyahu: “Nous ne perdrons pas de mesure contre Assad” (5) ) ou croient devoir prôner un dialogue avec le “régime en place”, au mépris des droits humains.

Qu’il s’agisse d’implication directe, de prise de position, d’aide humanitaire où d’aide aux réfugiés la révolution syrienne n’aura fait et ne fait encore, quotidiennement, que démontrer une fois de plus la médiocrité quasi universelle des institutions et gouvernements de la communauté internationale qui, confrontés au respect des droits humains, s’écrasent au lieu de les glorifier.

Honte à la communauté internationale!

FSD

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1- Daraa c’est une ville du sud de la Syrie où l’étincelle de la révolution a été allumée avec l’arrestation des écoliers qui avaient écrit sur le mur de leur école un slogan hostile au dictateur Bachar Assad
2- http://www.liberation.fr/planete/2014/01/21/la-machine-a-torturer-syrienne-revelee_974443
3- https://www.zamanalwsl.net/news/article/59307
4- https://www.qasioun-news.com/ar/news/show/154301/إعلام_موال_للنظام_يحرض_على_قبر_الشهيد_حمزة_الخطيب_بدرعا_صور
5- https://fr.timesofisrael.com/netanyahu-epargnera-assad-mais-exhorte-poutine-a-sortir-les-iraniens-de-syrie/

“GO TO HELL”

“GO TO HELL”
C’est le message destiné à la communauté internationale que Firas Abdullah, activiste de la Ghouta,  a lancé hier soir sur sa page Facebook…

Photos de Firas Abdullah, Douma, al-Ghouta, le 19.03.2018

Mais que dire d’autre?
Après avoir entendu encore et encore les messages de détresse venant de familles terrées sans vivres dans les sous-sols de la Ghouta depuis un mois et assiégés et affamés depuis cinq ans…
Après avoir vu encore et encore M.M. Gutierres, De Mistura et d’ autres dignitaires des instances internationales distiller leur impuissance à différentes tribunes, au point de nous fatiguer…
Après avoir entendu encore et encore Nikki Haley, la représentante permanente des Etats Unis à l’ONU, s’interroger sur la conscience de la Russie, comme si les USA en avaient une…
Après avoir vu encore et encore les russes opposer leur veto à toutes les résolutions du conseil de sécurité, seul endroit il est vrai où on leur demande encore leur avis; un veto qui par contre bloque aussi toute action humanitaire.

Alors que la Charte des Nations Unies exclut la participation au vote du conseil de sécurité d’une nation elle-même impliquée dans le conflit sur lequel on vote (voir article 27 de la charte). ..Et que pourtant elle vote…

Cependant, les veto russes sont bien illégitimes (1) mais on préfère l’ignorer, parce qu’il faudrait alors agir…

Et agir, dans l’immédiat, ça veut dire assurer d’urgence la sécurité et les besoins de ceux qui sortiront de la Ghouta.

La révolution continue. Il n’y aura pas de paix en Syrie sans justice.

FSD

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(1) Ibrahim MALKI, avocat des droits de l’homme à Alep jusqu’ à fin 2014, aujourd’hui réfugié à Zurich, s’est exprimé à ce sujet: “… En fait, l’article 27 de la charte des Nations Unis exige des membres du conseil de sécurité directement impliqués dans un conflit de s’abstenir de voter, les vetos systématiques des russes sur la Syrie n’ont donc aucune base légale…”

Forum L’Autre Genève, programme et expositions

Forum L’Autre Genève

Syrie. Pour la liberté, la démocratie, la paix et la justice sociale

La parole à des représentant.e.s de la société civile de Syrie

Vendredi 27 mai dès 19h15 documentaires, à 20h15 Forum
Samedi 28 mai, workshops dès 10h45, séance de clôture à 19h15

Avec deux expositions samedi le 28 mai:

« Au coeur de la machine de mort syrienne » (Photos de César)

Tableaux du caricaturiste Hani Abbas « La souffrance des détenus »

Organisé par le site alencontre.org, Editions Page 2, FemmeS pour la Démocratie

UneAG

La «situation en Syrie», pour l’essentiel, est traitée sous l’éclairage de négociations internationales et régionales. A tel point que le dessein du clan Assad de «rendre invisible le peuple syrien» est souvent atteint.

L’Autre Genève se veut une contribution visant à contrecarrer à la fois l’ignorance et l’indifférence face aux combats d’une population asservie, depuis longtemps, par une dictature implacable. Ses multiples luttes traduisent une profonde aspiration à la liberté, à la dignité, à la justice sociale et à une paix consolidée par le jugement des responsables de crimes ayant peu de précédents.

Quelque 400’000 morts; plus de 325’000 de détenus et de disparus. Des millions de réfugié·e·s ont fui les bombardements du régime. Et, depuis octobre 2015, ceux de l’aviation russe. S’y ajoutent celles et ceux qui veulent échapper aux pires forfaits de Daech.

Le refus par les diverses forces de l’opposition démocratique d’une prétendue transition démocratique sous la présidence de Bachar el-Assad est validé par la pratique passée et présente du régime Assad, ainsi que de ses alliés régionaux et internationaux. Et pourtant c’est une «solution de ce genre» qui se dessine lors de prétendues négociations à Genève, placées sous l’égide de l’ONU et des Etats impliqués dans le conflit, sans prendre en compte la volonté du peuple syrien.

L’Autre Genève va permettre à des Syriennes et Syriens – de générations et de sensibilités politiques et culturelles différentes – d’exprimer les raisons de leur engagement à la fois contre la barbarie de Bachar el-Assad et contre celle du soi-disant Etat islamique.

Dès l’instauration d’une trêve relative, le 27 février 2016, dans de nombreuses villes et bourgades, la population, épuisée, est descendue dans la rue, avec des drapeaux de la révolution pour exiger la paix et le départ de Bachar, comme de l’EI et de forces analogues.

Devant ce peuple, tu n’as pas d’autres alternatives que le départ
« Devant ce peuple, tu n’as pas d’autres alternatives que le départ »
Le combat de la population syrienne retrouvait sa visibilité. La riposte du pouvoir fut immédiate: bombarder ces villes et bourgades, souvent assiégées et condamnées à la famine. La dictature voulait rendre inaudible et insaisissable cette fraction d’une population martyrisée qui clame, encore et toujours, des idéaux affirmés dès mars 2011, et même avant.

Les combattant·e·s de la révolution syrienne initiée en 2011 se sont vu refuser l’armement défensif nécessaire pour faire face à un régime dont la force militaire a pour fonction de mater et terroriser la population et d’assurer la perpétuation de sa mainmise sur le pays. L’impasse des affrontements militaires favorisa les interventions multiples de puissances internationales et régionales, visant chacune ses propres buts. Le désastre irakien, issu de l’intervention américaine en 2003, avait amorcé la redistribution des cartes dans la région. Il en résulta, en quelque sorte, une expropriation des buts essentiels – anti-dictatoriaux et démocratiques – de la majorité de la population de Syrie.

L’Autre Genève s’inscrit contre «l’indifférence qui œuvre puissamment dans l’histoire. Elle œuvre passivement, mais elle œuvre.» (Gramsci) L’Autre Genève doit faire écho à toutes les actions et toutes les voix de ceux et celles qui, en Syrie, dans les innombrables camps de réfugiés et en exil, perpétuent des idéaux devant bouleverser une situation que les dominants présentent comme une fatalité.

Les intervenants sont:

Intervenants

Ces voix et ces actions seront présentes le vendredi 27 mai et le samedi 28 mai à Genève. Le programme détaillé peut être téléchargé ici:

Programme détaillé.

Forum L’Autre Genève

Forum L’Autre Genève

Syrie. Pour la liberté, la démocratie, la paix et la justice sociale

La parole à des représentant.e.s de la société civile de Syrie

Vendredi 27 mai dès 19h15 documentaires, à 20h15 Forum
Samedi 28 mai, workshops dès 10h45, séance de clôture à 19h15

Organisé par le site alencontre.org, Editions Page 2, FemmeS pour la Démocratie
Soutenu par Mouvement Pour le Socialisme

La «situation en Syrie», pour l’essentiel, est traitée sous l’éclairage de négociations internationales et régionales. A tel point que le dessein du clan Assad de «rendre invisible le peuple syrien» est souvent atteint.

L’Autre Genève se veut une contribution visant à contrecarrer à la fois l’ignorance et l’indifférence face aux combats d’une population asservie, depuis longtemps, par une dictature implacable. Ses multiples luttes traduisent une profonde aspiration à la liberté, à la dignité, à la justice sociale et à une paix consolidée par le jugement des responsables de crimes ayant peu de précédents.

Quelque 400’000 morts; plus de 325’000 de détenus et de disparus. Des millions de réfugié·e·s ont fui les bombardements du régime. Et, depuis octobre 2015, ceux de l’aviation russe. S’y ajoutent celles et ceux qui veulent échapper aux pires forfaits de Daech.

Le refus par les diverses forces de l’opposition démocratique d’une prétendue transition démocratique sous la présidence de Bachar el-Assad est validé par la pratique passée et présente du régime Assad, ainsi que de ses alliés régionaux et internationaux. Et pourtant c’est une «solution de ce genre» qui se dessine lors de prétendues négociations à Genève, placées sous l’égide de l’ONU et des Etats impliqués dans le conflit, sans prendre en compte la volonté du peuple syrien.

L’Autre Genève va permettre à des Syriennes et Syriens – de générations et de sensibilités politiques et culturelles différentes – d’exprimer les raisons de leur engagement à la fois contre la barbarie de Bachar el-Assad et contre celle du soi-disant Etat islamique.

Dès l’instauration d’une trêve relative, le 27 février 2016, dans de nombreuses villes et bourgades, la population, épuisée, est descendue dans la rue, avec des drapeaux de la révolution pour exiger la paix et le départ de Bachar, comme de l’EI et de forces analogues.

Devant ce peuple, tu n'as pas d'autres alternatives que le départ

« Devant ce peuple, tu n’as pas d’autres alternatives que le départ »

Le combat de la population syrienne retrouvait sa visibilité. La riposte du pouvoir fut immédiate: bombarder ces villes et bourgades, souvent assiégées et condamnées à la famine. La dictature voulait rendre inaudible et insaisissable cette fraction d’une population martyrisée qui clame, encore et toujours, des idéaux affirmés dès mars 2011, et même avant.

Les combattant·e·s de la révolution syrienne initiée en 2011 se sont vu refuser l’armement défensif nécessaire pour faire face à un régime dont la force militaire a pour fonction de mater et terroriser la population et d’assurer la perpétuation de sa mainmise sur le pays. L’impasse des affrontements militaires favorisa les interventions multiples de puissances internationales et régionales, visant chacune ses propres buts. Le désastre irakien, issu de l’intervention américaine en 2003, avait amorcé la redistribution des cartes dans la région. Il en résulta, en quelque sorte, une expropriation des buts essentiels – anti-dictatoriaux et démocratiques – de la majorité de la population de Syrie.

L’Autre Genève s’inscrit contre «l’indifférence qui œuvre puissamment dans l’histoire. Elle œuvre passivement, mais elle œuvre.» (Gramsci) L’Autre Genève doit faire écho à toutes les actions et toutes les voix de ceux et celles qui, en Syrie, dans les innombrables camps de réfugiés et en exil, perpétuent des idéaux devant bouleverser une situation que les dominants présentent comme une fatalité.

  • Ces voix et ces actions seront présentes le vendredi 27 mai et le samedi 28 mai à Genève. Parmi les intervenant·e·s : Noura Al Ameer, Gilbert Achcar, Mazen Darwish, Mohamad Sabra, Khalil Houssein, Hayma Al Yousfi, Faraj Bayrakdar, Alia Mansour, Farouk Mardam Bey, Khaldoon Hawali, Khawla Dunia, Hani Abbas, Omar Qaddour, Ibrahim Malki, Assaad Al Achi  et d’autres.
  • Les ateliers qui se tiendront le samedi 28 mai dès 10h45 porteront entre autres sur:
    les Etats-Unis et la Syrie (avec la présence d’Ahmed Shawki, ISO et d’un activiste syrien) ; sur la Syrie, la Grèce et le drame des réfugié·e·s (avec Antonis Ntavanellos); sur la Syrie et la politique de Poutine (avec Vladimir Plotnikov), sur la Syrie, la Turquie et le Kurdistan (avec Khalil Houssein, Kurde syrien, et Sanem Ozturk, sociologue, activiste du centre d’assistance aux femmes syriennes réfugiées en Turquie, et d’autres ateliers.

Le programme complet sera consultable sur les sites

www.alencontre.org et https://femmesdemoc.wordpress.com