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Mobilisation à l’occasion de Genève 6

« La Russie et l’Iran, criminels de guerre, ne peuvent pas être les garants de la paix en Syrie! » a été le thème du rassemblement de la diaspora syrienne, le 17.05.2017, devant l’ONU à Genève, qui a réuni une trentaine de personnes. Plusieurs militants et militantes suisses se sont joints au rassemblement. Plusieurs membres de la délégation de l’opposition syrienne étaient également présents. Le rassemblement  a débuté par une minute de silence à la mémoire des victimes du régime syrien, de ses alliés, des frappes de la coalition internationale, de Daech et de ses semblables.

Rassemblement à l’occasion de Genève 6 le 17 mai 2017

 Les activistes qui ont pris la parole ont rappelé

qu’il n’y a pas d’avenir pour la Syrie avec le régime Assad

– qu’il n’y a pas d’avenir pour la Syrie avec la Russie et l’Iran comme garants de la paix alors qu’ils sont deux pays agresseurs et même envahisseurs 

– qu’il n’y pas d’avenir pour la Syrie sans la justice et le jugement de tous les responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. 

que l’avenir en Syrie se fera avec une transition politique et sans le régime Assad.

Ils ont aussi appelé à l’arrêt de tous les bombardements en Syrie et au départ de toutes les forces étrangères de Syrie.

Farah Atassi, membre de la délégation de l’opposition syrienne aux négociations,  a dénoncé les manoeuvres du régime syrien qui tente d’ effectuer un changement démographique en Syrie en forçant la population des régions assiégées à se déplacer vers Idlib au nord de la Syrie. Elle a informé la diaspora que l’opposition aborde ce dossier très grave dans le cadre des négociations de Genève 6.

Hind Kabawat, membre de la délégation de l’opposition syrienne aux négociations, a dénoncé quant à elle le silence de la communauté internationale face à la souffrance extrême que les Syriens subissent.

Les chants de la révolution ont accompagné la fin du rassemblement.

Plusieurs médias étaient présents.

FSD

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Astana 4: négociations en terrain miné

Article traduit de l’arabe par FSD.

Astana est une nouvelle initiative de la Russie pour prolonger la survie du régime syrien!

Source:Article de Hazem al-Halabi, Syrian Press Center

Plusieurs générations arabes ont grandi à l’écoute du dossier des négociations « israélo – palestiniennes » et finalement de la feuille de route de la solution à deux Etats, qui n’a toujours pas porté ses fruits aujourd’hui. Aucun résultat qui permettrait de construire de futures étapes n’est apparu et ceci à cause de la politique de doubles standards des commanditaires de ces négociations au cours des années passées, en particulier des Etats-Unis qui les ont parrainées et qui ont réussi à convaincre les Palestiniens et les Arabes d’accepter une solution imaginaire appelée « solution à deux Etats ». Peut-être parce que les Palestiniens ont finalement pris conscience du fait qu’ils sont le maillon le plus faible, et que le système international est le protecteur d’Israël et le garant de son existence et de la sécurité au cœur du Moyen-Orient.

Aujourd’hui, les parties prenantes internationales répètent le même scénario en Syrie, avec la différence fondamentale que le conflit en Syrie est un soulèvement populaire contre la tyrannie du régime en place, pour la liberté et la dignité. Mais après les nombreuses interventions délibérées des puissances internationales, défendant chacune ses intérêts dans la région, les ficelles se sont emmêlées et la cause s’est internationalisée, et elle a débordé du contexte local syrien, initialement confiné entre le régime et son opposition. Un nouvel acteur international, la Russie, en fait partie prenante du conflit depuis le début et principal soutien du régime syrien, s’est soudain propulsée sur le devant de la scène et s’est auto-proclamée parrain principal du dossier des négociations de paix en Syrie.

La mascarade des négociations:

La Russie a réussi à créer de toutes pièces les négociations d’Astana, qui se sont transformées en une “série” à épisodes multiples. Aujourd’hui, nous sommes au quatrième épisode de cette série, et la dernière nouveauté apparue c’est l’idée russe d’établir des zones « calmes », ou zones d’ « atténuation du conflit » et non pas des zones de sécurité comme proposé récemment par l’administration américaine. Malheureusement la proposition russe est minée par des ambigüités qui rendront son application sur le terrain très difficile, et qui laissent la porte ouverte à différentes interprétations, surtout en instituant l’Iran, Etat envahisseur de la Syrie, comme garant de l’accord de cessez-le-feu.

Le point commun entre le dossier palestinien et le dossier syrien c’est la politique de doubles standards appliquée par les parties qui parrainent les négociations. La discussion sur le retour d’Israël aux frontières de 1967 n’est pas finie à ce jour vu l’intransigeance israélienne persistante et le parti pris américain. Et à Astana, aujourd’hui, la délégation de l’opposition syrienne appelle au retrait des forces du régime syrien sur ses positions au 30 décembre 2016. Autrement dit, la délégation demande que les forces du régime se retirent vers les zones qui étaient sous son contrôle lors de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu orchestré par la Russie avec l’Iran et la Turquie, et qui a conduit aux quatre épisodes d’Astana. L’opposition est bien consciente des manoeuvres du régime syrien et de la Russie pour profiter de la trêve pour grignoter à nouveau des territoires libérés, comme cela s’est passé lors du dernier accord.

Pourquoi la Russie a-t-elle proposé des zones d’atténuation de conflit?

Il semble que la Russie a pris conscience d’un changement de ton récent du discours américain en vue de trouver une solution au conflit en Syrie, en parallèle avec ce que les Etats-Unis appellent la « lutte contre le terrorisme » en Syrie, et l’imposition de zones de sécurité pour les civils syriens pour les mettre à l’abri du conflit. Les États-Unis ayant commencé à mettre la pression sur le dossier, côtés politique et militaire, la Russie s’est soudainement agitée et pour tenter de reprendre la main, a appelé à atténuer le conflit et à mettre en place des zones “sécurisées”, alors même que les avions russes continuaient à bombarder les hôpitaux, les infrastructures et les équipements publics, ce qui a conduit à la mise hors service définitive de sept hôpitaux à Idlib quelques jours plus tôt.

Négociations minées:

La Russie et les pays de la région, l’Iran et la Turquie, principaux acteurs des combats militaires sur le terrain, sont aussi non seulement les commanditaires et les parrains de l’accord mais encore les garants de son application. Ce qui est ironique dans l’histoire c’est de considérer l’Iran comme un Etat garant du cessez-le-feu alors même que l’Iran envoie des milices sectaires iraniennes pour lutter contre le peuple syrien depuis le début de la révolution et persiste jusqu’à ce jour. C’est une grande farce que de demander à l’Iran d’envoyer des forces d’interposition entre les forces de l’opposition et celles du régime, alors que les forces iraniennes sont présentes sur le terrain syrien dans les rangs du régime. Un tel accord donne aux « forces d’interposition » iraniennes l’occasion de protéger ses propres lignes, avant de fonctionner comme des bombes à retardement dans les zones sous contrôle de l’opposition. De plus, l’Iran est un État voyou qui ne respecte ni les conventions internationales, ni ses promesses.

Le dossier des détenus syriens dans les prisons du régime mériterait à lui seul des négociations et une conférence spéciale pour le résoudre. Le régime syrien et les Russes continuent à l’utiliser comme moyen de pression sur l’opposition pour obtenir des concessions. En particulier, aujourd’hui à Astana 4, pour liguer les groupes armés de l’opposition les uns contre les autres dans le cadre d’une prétendue orchestration de la lutte « anti-terroriste »..

La Russie prétend vouloir parvenir à un cessez-le-feu complet en Syrie, pour ensuite passer au dossier politique et aux négociations réelles, après avoir préparé le terrain pour cela. En réalité, elle essaie d’imposer un cessez-le-feu propice à la survie du régime syrien et en même temps d’ affaiblir les forces de l’opposition pour jeter les bases de la division future du pays.

Depuis 2012, la communauté internationale a décrit la guerre syrienne comme étant «la tragédie du siècle», sans pour autant lui trouver une solution. Pire, alors que des atrocités abominables se reproduisent encore et encore, elle ne fait que répéter inlassablement sa condamnation des crimes commis. En conséquence la crise syrienne pourrait bien rester piégée encore longtemps, au bon vouloir de la Russie et au gré des feuilletons d’ASTANA.

SPC- Hazem al-Halabi

Après Alep-Est, la Russie bombarde les hôpitaux d’Idlib

Depuis début avril, l’aviation russe intensifie les bombardements sur Idlib et cible en particulier les hôpitaux et les ambulances. Après Alep-Est, c’est le tour d’Idlib?

FSD traduit un article de l’arabe publié sur le site du Syrian Press Center.

                 

Hôpitaux et ambulances sont ciblés à Idlib, avril 2016

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La Russie multiplie les crimes de guerre en Syrie, quelle est la position de l’ONU face à ça?

Source: Syrian Press Center

Article de Samer ACHKAR, publié le 27.04.2017

Il n’y a pas que les armes chimiques qui tuent les civils dans les zones libérées, mais aussi les différents types d’ armes classiques.

La Russie, principal allié du régime syrien et sa complice dans la tuerie des Syriens, a annoncé après la frappe américaine de l’aéroport militaire syrien al-Choeirate qu’elle continuerait son soutien militaire au régime. Effectivement, les raids aériens se sont intensifiés dans les zones libérées du nord depuis le 6 avril 2017, ciblant en particulier des installations médicales vitales et les organisations d’aide d’urgence, ceci pour empêcher les habitants d’accéder aux soins médicaux après que l’ aviation ait commis les pires massacres contre eux.

Pour punir les civils des zones libérées suite à la frappe américaine, la Russie a complété sa politique de destruction de toutes les structures sanitaires dans ces zones, pour ensuite massacrer les civils qui se trouvent alors sans aucun moyen de sauver leurs blessés. Cette politique russe constitue ainsi l’une des plus graves violations du droit international et l’un des crimes de guerre les plus odieux. Apparemment ces crimes n’arrivent même pas à secouer la conscience ensommeillée de la communauté internationale!

Dans une déclaration spéciale pour le Syrian Press Center concernant les derniers développements dans les violations internationales de la Russie en Syrie, « Ahmed Aldbeis » Directeur du centre médical al-Salama de l’UOSSM, a déclaré:
« La situation médicale en Syrie se dirige vers une catastrophe humanitaire en raison du ciblage systématique des hôpitaux et des centres médicaux, ainsi que des réseaux d’ambulances. Plus de 500 milles personnes ont déjà été privées de services médicaux en raison du ciblage des hôpitaux et des points médicaux qui a conduit à l’arrêt complet des services de 8 hôpitaux à Hama et à Idlib au cours de ce seul mois d’Avril ». Ajoutant à cela « l’escalade militaire russe constitue un crime contre l’humanité, car les raids russes ciblent exactement les centres de santé qui fournissent des services médicaux aux citoyens en général. Ce genre de service constitue l’un des droits de l’homme les plus basiques dans les circonstances les plus difficiles. »

L’ intensification des bombardements russes dans les zones libérées a commencé au début de ce mois d’avril avec le ciblage de l’hôpital central de la ville de Maart-al-Nou’man qui a conduit à l’arrêt des services de cet hôpital qui traitait plus de 8000 cas médicaux par mois. Ensuite c’est l’hôpital al-Rahma dans la ville de Khan Shaikhoun qui a été ciblé juste après le massacre chimique qui a eu lieu dans cette ville le 4 avril. Ce même hôpital a été la cible des bombardements russes une nouvelle fois le 16 avril, ce qui a conduit à l’arrêt complet de ses services. Le 17 avril c’est l’hôpital al-Ikhlass dans le village Shannan au Mont al-Zaouia qui a également été la cible des avions russes. Le 23 avril c’est le centre hospitalier de Hama, près du village Abdeen dans la région sud d’Idlib-campagne, qui a été ciblé avec des bombes anti-bunker. Ensuite ce fût le tour de l’hôpital Walid Hassino pour la chirurgie, à Kafr Takharim, près de la frontière turque. Le ciblage de ce dernier hôpital a eu lieu une heure après le massacre d’ al-Doeila, localité située à proximité de cet hôpital, dans le but de priver les blessés d’accès aux soins.

Le jeudi 27 avril, l’aviation russe a visé l’hôpital Al-Lataminah dans la campagne nord de Hama, ainsi que l’hôpital universitaire situé à l’est de la ville de Maart-al-Nou’man conduisant ainsi à l’ arrêt définitif de leurs services. Trois des blessés en cours de traitement à l’hôpital universitaire ont trouvé la mort, dont une petite fille.

Le ciblage des hôpitaux et des civils n’a pas semblé suffisant à l’aviation russe qui a visé, jeudi 27 avril, les ambulances de plusieurs organisations médicales « SAMS », « SEMA » et « CHAM » lorsqu’elles étaient en mission de sauvetage dans la ville de Maar-Zita pour évacuer les victimes du massacre commis par des avions russes, le matin même, contre les camps de la ville. Plusieurs ambulanciers paramédicaux et conducteurs ont trouvé la mort ou ont été blessés, dont on connaît à ce jour: Yusuf SUTL, Saleh RAHMOUN de “SAMS”, Majid Al-«Omar, Abou Omar SULEIMAN de « CHAM ».

Aldbeis ajoute:
« Nous, en tant qu’organisations humanitaires dans le domaine médical actives à l’intérieur de la Syrie, nous veillons à documenter les violations commises et nous transmettons nos rapports aux Nations Unies et aux organisations internationales concernées, qui, à leur tour les transmettent aux organes décisionnels au sein de la communauté internationale, mais malheureusement sans aucun résultat. Car il n’y a toujours aucune décision, de la part de la communauté internationale, qui est en mesure de stopper les exactions de la Russie et ses violations des droits de l’homme en Syrie ».

Ainsi, tous les massacres commis par l’aviation russe contre les Syriens depuis le début de son intervention militaire en Septembre 2015 échappent à de toutes les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU grâce au droit de veto de la Russie. Aujourd’hui, le monde tout entier reste les bras croisés devant la politique d’exactions russe dans les provinces d’Idlib et de Hama, qui vise à supprimer toutes les installations vitales au service des habitants, tout comme elle l’avait fait auparavant à Alep-Est, région voisine d’Idlib, à la fin de l’année 2016!

Evacuation forcée et changement démographique en Syrie

L’évacuation forcée des zones assiégées a commencé dès 2011, mais les Syriens pensaient que leur déplacement n’était que provisoire. Actuellement et avec l’importation des populations chiites iraniennes, irakiennes et libanaises en Syrie, il devient très clair que l’exode des Syriens fait partie d’une stratégie délibérée du régime syrien et de son principal allié, l’Iran. Le but est de changer le pourcentage des communautés en Syrie, et donc d’effectuer un changement démographique pour augmenter le pourcentage de la population chiite.

Rassemblement devant la Mission permanente de la Russie auprès de l'ONU, 07.10.2016

Rassemblement devant la Mission permanente de la Russie auprès de l’ONU, 07.10.2016

Voici une liste non-exhaustive dates liées à l’exode des Syriens:

– En 2011 les forces du régime ont poussé les habitants de plusieurs villages de Jisr-al-Choghour à fuir la mort vers la Turquie.
– En 2012 les forces du régime ont pénétré à Baba-Amr suite au siège et aux bombardements intensifs du quartier. Les habitants ont dû fuir pour échapper à la barbarie de ces forces. Bien sûr ils ont été traqués pendant et après leur exode.
– En 2013 les habitants de al-Qusseir ont vécu ce même exode suite au siège et aux bombardements massifs, les habitants ont été traqués de la même façon pendant leur exode. L’hôpital de Yabroud qui recevait les blessés a alors été bombardé. L’un des médecins qui a vécu l’exode à al-Qusseir a lancé un appel au secours au CICR qui est resté sans aucune réponse! Aujourd’hui, al-Qusseir héberge des familles chiites du Liban (en particulier les familles des combattants de Hezbollah).
– En 2014 Homs a vécu l’évacuation forcée suite à deux ans de siège, de faim imposée et de bombardements quotidiens . Cette fois l’évacuation s’est fait avec la bénédiction de l’ONU. La majorité des habitants ont été déplacés à al-Waer qui subissait déjà un début de siège!
– En 2016 Darayya, qui symbolise la révolte pacifique populaire, a été évacuée suite à 4 ans de siège, famine, bombardements… et ses habitants ont été déplacés vers d’autres régions des faubourgs de Damas déjà assiégées!
Bientôt on vivra l’évacuation d’al-Waer, de Mou’adamyeh, d’al-Zabadani, Douma, … et d’Alep-Est!

Le principale but est d’étouffer la révolution syrienne avec la bénédiction de l’ONU et la complicité de la Russie et de l’Iran!
L’ONU, sous contrôle des puissances mondiales, est donc complice dans l’évacuation forcée des Syriens!

Si l’ONU défend l’agresseur, la dictature et les Etats dominants, alors L’ONU n’a plus de rôle, son Conseil de Sécurité devrait être renommé « Conseil de Guerre », sa dissolution est alors la seule issue acceptable pour les peuples opprimés du monde!

Genève, ONU, 25.04.2014

Genève, ONU, 25.04.2014

SYRIE: Kerry et Lavrov chantres d’une politique internationale totalement immorale

Chronique de la Syrie

Le 14 septembre 2013 il y a tout juste trois ans, un accord a été conclu entre Kerry et Lavrov pour sauver le régime Assad suite à son utilisation d’ armes chimiques à al-Ghouta en Syrie le 21 août 2013; un massacre qui a fait plus de 1400 victimes, dont plus de 310 femmes et enfants, en une seule nuit.

Sauvez les enfants en Syrie!

Victimes des armes chimique le 21 août 2013!

Cet accord avait pour but de sauver le régime Assad, mais aussi et surtout d’arranger Israël en neutralisant l’arsenal chimique de la Syrie. L’accord ignorait totalement les victimes, qui n’ont même pas reçu d’aide de l’ONU pour les soins. Du coup, et sans aucun égard pour les victimes, les responsables de ce crime ont échappé à la justice et sont toujours en liberté, coup mortel donné à la justice internationale. Cet accord est le produit de soi-disant arrangements politiques des puissances mondiales qui ont encore une fois terni le visage de la politique internationale. Yassin Al Haj Saleh, écrivain syrien, écrit dans son article que ce jour du 14 septembre 2013, il y a eu trois cadavres de plus: ceux de la vérité, de la justice et de la politique et il n’a pas tort.

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Le 10 septembre 2016, trois ans plus tard, Kerry et Lavrov viennent à nouveau de conclure un accord sur la Syrie, pour donner le coup de grâce à la révolution syrienne. Un accord survenu après avoir laissé largement le temps à Assad, en lui accordant délai après délai, d’épuiser les régions assiégées par la famine et les bombardements, mais cette fois pas seulement par les forces du régime mais aussi par celles de la Russie, avec l’aide des milices sectaires chiites de l’Iran, du Hezbollah, de l’Irak et d’ailleurs. Cet épuisement a conduit à « l’évacuation » de la population dans plusieurs régions (comme Darayya, Moua’damiya, et bientôt à al-Waer), sous surveillance onusienne. Une évacuation qui signifie en réalité un changement démographique forcé de la population dans ces régions où l’on remplace les habitants actuels par des chiites importés d’ Irak, d’Iran et du Liban, avec la bénédiction de l’ONU! Les trois points divulgués de l’accord de Kerry et Lavrov sont: un cessez-le-feu à partir du 12 septembre, l’acheminement de l’aide humanitaire et surtout un combat commun contre le terrorisme. La révolution est oubliée totalement et le dictateur et ses crimes aussi. Cet accord nomme Daech et al-Nosra comme organisations terroristes à combattre en Syrie mais oublievolontairement les milices sectaires chiites pro-régime! Un accord dont se dégage la puanteur d’une politique internationale totalement immorale!

Il est bon de noter que dans l’intervalle entre la conclusion de l’accord et son entrée en vigueur, les civils en Syrie ont vécu l’enfer de l’intensification des raides aériens russes et syriens à Idleb, Alep assiégée et Douma. A Idleb on dénombre 62 victimes parmi les civils dont 13 enfants pour les seuls bombardements de samedi 10 septembre qui ont ciblé le marché la veille d’El-Eid.

Rappelons-nous que depuis 2013, les enfants et les civils syriens continuent à suffoquer sous des bombardements au chlore dans les régions sous contrôle de l’opposition… Le réseau syrien des droits humains a documenté 137 utilisations du chlore par les forces du régime  depuis septembre 2013, et les criminels restent libres, ne sont jamais qualifiés de terroristes, mais de gouvernement « légitime »!

Syrie, Russie et justice transitionnelle – Forum L’Autre Genève

Forum L’Autre Genève

Dans le cadre de ce forum qui a eu lieu les 27 et 28 mai 2016, la parole a été donnée à des représentant.e.s de la société civile syrienne que le régime syrien s’efforce de rendre invisible. Nous publions ici certaines de ces contributions. Ibrahim Malki est intervenu dans l’atelier Syrie-Russie.

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Syrie, Russie et justice transitionnnelle

Par Ibrahim Malki, avocat

(Texte traduit de l’arabe)

MALKI Ibrahim est un avocat, membre de la Commission de défense des détenus d’opinion, notamment suite à la Déclaration de Damas (2005). Il a été arrêté en 1997, puis en 2011, en 2012 et nalement le 3 novembre 2013 avant de devoir s’exiler. Membre fondateur du collectif des avocats syriens. Il a participé à diverses commissions visant à établir les principes d’une justice transitionnelle.

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Atelier Syrie-Russie, le 28 mai 2016

La violence est un produit naturel de la culture des régimes tyranniques qui favorisent la voie de l’assassinat, de la criminalité, de l’esprit mafieux et de la théorie du complot: « celui qui n’est pas avec moi est forcément contre moi ». C’est ce que le régime syrien a pratiqué depuis plus de quarante ans, avec le soutien de régimes totalitaires et répressifs qui lui ressemblent, au moins structurellement et mentalement, comme l’Iran, la Russie et les milices chiites, s’immergeant ainsi dans un monde de sauvagerie.

La Révolution syrienne a commencé par un soulèvement de la société civile syrienne, et elle est soudain devenue la cause de tous. C’est pourtant la jeunesse syrienne libre, aimant sa patrie et assoiffée de liberté, de justice et d’égalité, qui a porté la révolution. La réaction du régime a été la violence et la criminalité, et ce mouvement révolutionnaire a dû affronter les tirs à balles réelles et les bombardements de toutes sortes. Nous pouvons donc affirmer que le terrorisme, la violence et la réponse à la répression ne faisaient pas partie du mouvement initial de la révolution syrienne, et qu’ils en constituent un élément imprévu.
Pour soutenir sa violence contre la population, le régime a eu recours à des forces obscurantistes, internes et externes au pays, à forte tendance chiite, familières de l’usage de représailles et de la vengeance. Il a ainsi ouvert les portes de la Syrie à l’extrémisme, piétinant toutes les lois. Il a également introduit les Russes et les Iraniens comme soutiens de son pouvoir, contrairement à toutes les lois et conventions relatives à la protection de l’Etat, utilisant le principe de la liberté de l’Etat dans la gestion des affaires intérieures et extérieures, oubliant que cette liberté est limitée par les règles du droit international, notamment en matière de respect des droits de l’homme, et ignorant le fait qu’il s’agissait là d’une révolte interne contre l’injustice et ses conséquences.

La position russe dans la Révolution syrienne

Les Russes sont entrés de plein pied dans le conflit syrien dés le premier jour, de par leur triple veto aux conseil de sécurité des Nations Unies, empêchant ainsi toute solution politique en Syrie. A cette époque, la révolution syrienne était dans sa phase pacifique, exigeant la liberté, la dignité et une réforme constitutionnelle globale. La position russe a évolué ensuite progressivement, jusqu’à l’intervention militaire directe de son aviation, l’apport d’armes au régime, et son intervention dans les négociations de Genève.
La Russie, après avoir re-équilibré les forces en présence en faveur du régime, semble aujourd’hui pressée de chercher une solution qui satisfasse le régime. Ceci pour plusieurs raisons: socio-économiques internes à la Russie d’abord, et internationales liées à l’occupation par la Russie de plusieurs territoires ensuite; d’où la pression énorme exercée sur l’opposition afin de la faire revenir à la table des négociations aux termes et aux conditions fixées par le régime et par la Russie. L’objectif immédiat est d’abaisser le plafond des aspirations au changement de l’opposition et d’obtenir une solution politique qui satisfasse aux intérêts russes sur la scène internationale, et qui par ailleurs ne diffèrent pas, sur le fond, de la solution voulue par le régime syrien, qui vise à rester au pouvoir. Mais il y a aussi d’autres motivations à cette hâte, dont :

  • Le fait que l’administration américaine ne va pas vers l’escalade, et se limite à une gestion laxiste de la question syrienne, de plus son mandat expire à la fin de l’année.
  • L’évidence que la Russie n’est pas sûre de pouvoir travailler et collaborer avec la prochaine administration américaine, y compris avec la démocrate Clinton.

L’échec des négociations de Genève, voulu par l’Iran et par le régime syrien, serait gênant pour les Russes qui œuvrent pour imposer rapidement et à eux seuls une solution favorable au régime. C’est dans ce but que la Russie frappe le pan militaire des forces de la révolution modérée (pour être tout à fait clair: la Russie n’a jamais frappé Daech comme elle le prétend, ce qui a poussé les américains, les français et les britanniques à contrecarrer les tentatives Russes à Alep, en soutenant l’opposition).

Les différences de vues entre Moscou et les Etats du Golfe, dirigés par l’Arabie saoudite, ont empêché le retour des négociations syriennes à Genève, ce qui montre qu’il y a un grand écart entre leurs positions respectives. De plus, le Haut Comité de Négociation de l’opposition a tenu à ce que la résolution 2254 soit mise en œuvre, résolution qui prévoit la formation d’un corps de gouvernement transitoire doté de tous les pouvoirs. De leur côté, les Russes, qui tiennent à maintenir Assad au pouvoir, disent que c’est « au peuple syrien de décider du sort de son pays », discours fallacieux et mensonge flagrant destiné à contrecarrer la volonté des Syriens et à les soumettre à la volonté des Russes. Ces derniers ont en effet pour but d’étendre leur influence sur la nouvelle Syrie, parce qu’ ils considèrent la révolution syrienne comme un règlement de comptes et un moyen de revenir sur la scène internationale en tant que superpuissance. Les Russes ne veulent pas d’une Syrie démocratique, civile, construite par ses propres citoyens, nous en sommes convaincus.

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Assad, noeud du désaccord entre les Américains et les Russes

Les Russes essaient d’imposer le maintien d’Assad à tout prix sous prétexte qu’à leurs yeux personne ne peut remplacer Assad. Ceci constitue un désaccord fondamental avec le peuple syrien, avec les Américains et avec tous les amis du peuple syrien. Les Russes ne sous-estiment pas pour autant la volonté d’Obama de faire “ce qu’il pense juste” à n’importe quel moment, ce qui constitue l’essence même de la position américaine affichée.
Les Américains sont conscients de la grande distance qui sépare les positions de Washington et de Moscou relatives à une solution politique en Syrie. Toutefois ils sont d’accord pour interdire de laisser l’une des parties s’emparer d’une victoire militaire, ceci en raison de la spécificité du cas syrien. Car si l’une des parties est vaincue sur le terrain, cela signifierait l’impossibilité d’une solution politique. D’accord avec la partie russe, la chute du régime n’est donc pas acceptable, ni sa victoire. De même une victoire militaire de l’opposition n’est pas permise, ni son effondrement, et chacun a ses arguments.
Les Russes disent ne pas vouloir d’une scène similaire à la Libye d’après la chute de Kadhafi, et les Américains partagent cette opinion. Les deux parties préfèrent donc gérer la crise, voire la prolonger. De plus il est évident que les Russes n’accepteront pas le départ d’Assad, ni sa chute.
La question qui subsiste dès lors est la suivante: les Russes et les Américains préfèrent-ils, au stade actuel, le chaos à une solution, pour différentes raisons, dont la présence de Daech, de Jabhat Al-Nosra et des innombrables milices chiites?
Pour être un peu plus clair: il faut réaliser que la défaite de la révolution serait une défaite de l’Amérique. Sans les Américains et les « amis » du peuple syrien, les Russes auraient écrasé la révolution syrienne. Le fait de multiplier les contradictions ajoute à la confusion et conduit à la prolongation du conflit et à la poursuite des combats. Cependant, aujourd’hui, ce sont bien les Russes qui perturbent les chances d’une solution politique et l’application de l’accord de Genève 1.

II est certain que, profitant de l’absence de résolution de l’ONU pour mettre fin à la souffrance des Syriens, le Kremlin considère son intervention en Syrie comme un excellent coup stratégique, qui lui a permis de d’établir de nouvelles bases dans la région. Cette nouvelle influence russe pourrait prendre la place de celle des Etats Unis, qui tendent à se désintéresser de cette région. Une telle volonté a par ailleurs été clairement exprimée lors de la rencontre de Lavrov avec les représentants des pays du Golfe.

La pierre d’achoppement majeure dans notre crise à nous, Syriens, semble donc être:

  • L’ inefficacité des forces de l’opposition politique à obtenir les soutiens nécessaires et leur incapacité à formuler des revendications en accord avec les aspirations du peuple qui s’est soulevé.
  • Cette lacune et la faiblesse structurelle des forces de l’opposition ont conduit à une mainmise des forces extérieures sur le trajectoire et les orientations de la révolution.

La Révolution syrienne doit insister sur l’application des décisions des Nations Unies (Genève 1 et la résolution 2254) pour obtenir la formation d’un organe de transition avec les pleins pouvoirs. Au nom de ses pouvoirs, cet organe devrait œuvrer ensuite à la mise en place d’une commission constitutive ou d’une conférence nationale pour formuler une constitution syrienne temporaire ou une vision constitutionnelle dont le but serait de défaire l’ « état sécuritaire » actuel qui ne produit qu’oppression et tyrannie.

Constitution et justice transitionnelle

Le Haut Comité de Négociation doit aujourd’hui s’en tenir aux règles du droit international, aux décisions de Genève 1 et à la résolution 2254, ceci afin d’embarrasser le régime syrien, qui a tout intérêt à la prolongation du conflit et à l’absence de toute possibilité d’un règlement qui produirait une solution dans laquelle il se trouverait perdant.

Les Syriens ont besoin d’une constitution temporaire opérationnelle qui permette de légiférer pendant la période transitoire, qui est l’une des étapes décisives de la transition de l’état de guerre à l’état de reconstruction. Cette constitution doit piloter, soutenir et protéger la transition. C’est un cadre juridique transitoire incontournable pour la phase de transition. Cette constitution provisoire doit inclure un nouveau contrat social pour les Syriens, car elle constitue une occasion historique pour que le changement se fasse de manière appropriée et en phase avec la justice syrienne à venir. De cette façon une nouvelle identité nationale qui rassemble les syriens de manière non coercitive pourrait naître. Cette nouvelle identité pourrait alors résoudre les problèmes liés à la justice transitionnelle. Les organisations de la société civile doivent y tenir un rôle important, afin de diffuser une culture de tolérance et de réconciliation, soutenue par la Constitution, après la période de jugement des responsables de crimes. Nous avons besoin premièrement du jugement, deuxièmement de la réconciliation, et troisièmement du pardon, suivant en cela l’exemple de l’Afrique du Sud , qui a profité du génie de Mandela en la matière.
C’est aux familles des victimes que revient le droit d’établir un chemin de réconciliation et de pardon, et c’est à la loi de juger ceux qui sont tenus responsables. Pour arriver à ce stade, nous avons besoin de nouveaux cadres politiques et d’organisations efficaces de la société civile, qui cherchent une réforme substantielle, à la mesure du challenge posé par la création d’un nouveau système politique, légal et législatif.

 

« Courez après Daesh »

Chronique de la Syrie

Dernièrement Christina Larssen, chef de la délégation de l’UE au Liban, s’exprimait sur la Syrie (L’Orient le jour, 9 mai 2016): ” Il est difficile de croire à une paix durable en Syrie avec l’actuel leadership en place. Toutefois il appartient au peuple syrien de décider qui va diriger le pays et de choisir son président ”.

Mais pour qu’il y ait choix il faudrait qu’il y ait vote. Ce vote cela fait cinq ans que le peuple syrien le réclame et que le régime “en place” y répond en se réélisant lui-même, tandis que la communauté internationale se contente de prendre acte: “…il appartient au peuple syrien de décider qui va diriger le pays…”. Cinq ans aussi que la diplomatie occidentale distille des avis le plus souvent contre-productifs. Cinq ans que la situation s’aggrave suite à l’inaction et à la mauvaise foi de la communauté internationale, qui préfère dresser des barrières contre les victimes des exactions du régime Assad et participer au marathon du désert “courez après Daech” plutôt que d’en sanctionner l’organisateur.
La solution en Syrie passe par l’éviction du régime “en place”. La sécurité des civils passe par une “no-fly” zone, et le futur démocratique du pays par un soutien approprié au drapeau vert-blanc-noir. La question n’est pas de savoir si c’est simple ou compliqué, c’est indispensable.
On parle aujourd’hui d’une hypothétique collaboration Etats-Unis-Russie pour une solution politique en Syrie. On l’attend! Pour les Etats-Unis, cela fait cinq ans qu’Obama nous explique ce qu’il ne fera pas en Syrie, est-il si important de savoir ce qu’il ne fera pas dans les sept mois à venir? Pour la Russie, après Fort Tartous elle a récemment fait construire Fort Hmeimim, puis Fort Al-Chayrat, et depuis quelques jours Fort Palmyre, elle a imposé le russe dans l’enseignement public en Syrie (peut-être dans l’idée d’une annexion future?), demain ce sera le porc dans l’assiette des cantines, l’impunité pénale lui a été promise par le fantoche de Damas, difficile d’être plus colonialiste! Mieux vaut donc ne pas rêver.
L’intervention russe a bien évidemment compliqué et aggravé la situation. Sans l’intervention de Putin, “Putinocchio” du théâtre diplomatique contemporain, Assad serait aujourd’hui sur le chemin du musée des horreurs, à placer entre Pol Pot et Idi Amin Dada. Mais soyons patients, la leçon reçue en Afghanistan devrait se répéter.

FSD

Venez écouter la voix des représentant.e.s de la société civile syrienne lors du Forum L’Autre Genève à l’université de Genève-Dufour, le 27 et 28 mai.

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A moins que ce soit voulu…

Chronique de la Syrie

Ce qui se passe à Alep aujourd’hui est scandaleux.

Quand le gouvernement syrien bombarde les populations civiles dans son propre pays il n’est pas “légitime”, il est assassin. Qu’il soit assisté par la Russie pour le faire n’a rien de surprenant.
Putin applique en Syrie ce qu’il a appris en Tchétchenie, l’assassinat systématique des populations civiles, femmes et enfants si possible, hôspitalisés de préférence. Nabot “tsar” présidant une économie incapable de produire autre chose que ce qu’on trouve dans son sous-sol, ou de l’armement, il aspire sans doute a devenir une star du musée Tussaud, (à l’étage des “serial killers”). Sait-il seulement à quelle fin il bombarde? Probablement pas! Lavrov disait récemment qu’il ne voyait pas pourquoi les bombardements s’arrêteraient, peut-être faudrait-il le lui dire?… des civils, des femmes, des enfants, des vieux, les droits humains…

Est-ce que la communauté internationale objecte?. Non! Sans doute Ban Ki-moon “feels concerned”, comme d’habitude. Sans doute Obama va-t-il nous gratifier d’un nouveau discours sur ce qu’il ne va pas faire, répertoire inépuisable de Mr. “empty talk”, gendarme du monde auto-proclamé, mais “quand ça m’arrange”, au service d’Israel, qui voit d’un bon oeil l’écrasement du peuple syrien, qui accessoirement occulte celui du peuple palestinien.

ça a été dit, répété et plus que prouvé, le régime Assad et ses associés russes, iraniens, Hezbollah et autres milices, sont responsables de plus de 90% des morts civiles en Syrie. Le régime Assad est le concepteur, co-créateur, actuellement principal partenaire commercial de Daesh, et son fournisseur d’armements. Courir après Daesh dans ces conditions, sans se préoccuper du régime, relève du fantasme, à moins que ce soit voulu? Et c’est une question pertinente. Tous les intervenants du conflit disposant d’aviation (Assad, Russie, Iran, la coalition internationale) auraient pu empêcher Daesh d’accéder à Palmyre en mai 2015 et d’en repartir en mars 2016. Personne ne l’a fait, personne ne l’a même tenté. Seules les populations civiles qui fuyaient Palmyre ont été bombardées, et pas par Daesh, par l’aviation russe.

Tant que la communauté internationale accordera la moindre légitimité à des “leaders” comme Assad, Putin et bien d’autres, que ce soit par conviction ou par raison diplomatique, le seul avenir possible pour cette civilisation sera mafieux: enrichissement personnel aux dépens de l’état (le premier signe), extermination des opposants, clientélisme, corruption, etc.

Le remède est pourtant simple, il faut aider la démocratie. Le peuple syrien s’est exprimé clairement, il y a cinq ans déjà, il l’a fait à nouveau dès le début de la trêve, le 27 février 2016, en descendant dans la rue, et son drapeau est vert, blanc, et noir.

"Devant ce peuple, tu n'as pas d'autre alternative que le départ", Panneau de Kafranbel en mars 2016!

« Devant ce peuple, tu n’as pas d’autre alternative que le départ », Panneau de Kafranbel en mars 2016!

Pour eux, et pour nous, commençons par établir une “no-fly zone”, cela dissuadera bien plus de syriens de venir en Europe que toutes les barrières de barbelés, et la démocratie viendra, tôt ou tard, elle a déjà cinq ans de retard, à cause de nous, la communauté internationale, qui ne fait rien.

FSD

Mohamad Taha: « Les habitants de Palmyre dorment sur le sable et se couvrent avec le ciel »

Traduction par FSD de l’interview de Mohamad Taha sur les ondes de Monte Carlo International le 24 mars 2016 par la journaliste Samira Walnabi:
http://www.mc-doualiya.com/chronicles/interviews-mcd/20160324-%D8%B3%D9%88%D8%B1%D9%8A%D8%A7

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Mohamad Taha:
« Les habitants de Palmyre dorment sur le sable et se couvrent avec le ciel »

S.W.: Mohamed Taha, archéologue et habitant de la ville de Palmyre, soyez le bienvenu parmi nous sur les ondes de Monte Carlo International.

M.T. : Bonjour à vous et à ceux qui nous écoutent.

S.W. : Dites-nous ce qui se passe maintenant dans la ville de Palmyre. Ce témoignage est celui de l’un des fils de la ville.

A statement by Palmyra Revolution Coordination, 22.03.2016 "Russia is destroying our city and civilisation"

A statement by Palmyra Revolution Coordination, 22.03.2016
         « Russia is destroying our city and civilisation » https://www.facebook.com/revo.palmyra3/photos/pb.410518082406470.-2207520000.1458938658./487834724674805/?type=3&theater

M.T. : Ce qui se passe maintenant dans la ville de Palmyre n’a pa commencé hier, cela dure depuis plus d’un mois. Les bombardements de l’aviation, les missiles, y compris des missiles Scud et des bombes à sous-munitions bombardent continuellement Palmyre depuis un mois.

En commun accord avec la Russie, le régime syrien a décidé de récupérer la ville après l’avoir remise à Daech il y a trois cent sept jours. Le but est d’envoyer le message qu’il est capable de récupérer des territoires, de vaincre Daech, et de protéger le patrimoine syrien, dont les antiquités de Palmyre, qui constituent une partie importante du patrimoine de l’humanité. Rien n’est plus faux, car le régime a contribué lui même a détruire Palmyre la ville antique et Daech n’a fait que compléter la destruction ensuite. Aujourd’hui les batailles, que le régime mène avec l’artillerie lourde et les chars , se déroulent au coeur de la ville antique, et se concentrent maintenant dans la vallée des tombes. Tout ce qui n’avait pas été pillé ou détruit auparavant est pillé et détruit en ce moment même.
L’avancement des troupes terrestres du régime est le fruit de la campagne de bombardements aériens constants depuis plus d’un mois. Depuis quinze jours, les activistes de Palmyre ont documenté plus de mille deux cents raids de bombardements aériens, de missiles à longue portée et de Scuds.
Les habitants de la ville avaient déjà commencé à fuir Palmyre et il ne restait plus que 200 familles en ville. Daech a ordonné hier à tout le monde de quitter la ville et les a emmenés dans une zone désertique, à 15 km de Palmyre, appelée la Vallée Rouge, et il les a laissés là-bas où ils ont passé la nuit. Les gens qui ont tenté de louer des voitures, ont été bombardés par l’aviation russe et beaucoup parmi eux ont trouvé la mort ou ont été blessés. En conséquence les propriétaires de voitures n’osent plus déplacer ces gens jetés en plein désert vers Raqua, qui est la seule destination possible pour eux.

Pour la situation militaire, bien sûr, nous avons vu beaucoup de choses et beaucoup entendu. C’est une guerre médiatique entre le régime et Daech … Le régime publie des photos et des vidéos sur ses progrès et Daech y répond et chacun d’eux publie des images prouvant qu’il contrôle toujours la ville …
Lors du dernier contact que j’ai eu avec Palmyre, avant que les communications ne soient coupées complètement avec la ville, il y a trois heures, j’ai obtenu les informations suivantes:

Le régime tente d’avancer vers la ville depuis l’ouest, le sud-ouest et le sud.
De l’ouest et du sud-ouest, le régime est arrivé durant la nuit à atteindre le palais de Musa dans la région d’Al-Eweyneh, à environ cinq kilomètres de la ville. Et puis il a avancé vers la ville, mais Daech a fait une contre-attaque militaire et a forcé le régime à se replier sur la région d’Al-Eweyneh. Il est donc à cinq kilomètres de la ville.
Le régime contrôle le mont Hayan, côté sud-ouest à 8 km de la ville . Et le mont Tar au nord-ouest de la ville à 3 km.
Il y a des combats très féroces qui ont lieu dans la vallée antique des tombes avec usage d’ artillerie lourde, d’ explosifs et des bombardements de l’aviation. La ville est presque complètement vide à l’exception de ceux qui ne peuvent pas en sortir.
La plupart des quartiers et des maisons de la ville ont été minées par Daech. Son plan est de faire exploser la ville si les forces du régime réussissent à la prendre. Ils l’ont déjà fait dans plusieurs régions du nord de la Syrie.

Il n’y a plus d’habitants à Palmyre. Il y a 200 familles abandonnées depuis hier dans le désert à 15 km de la ville, sans nourriture, sans tentes et sans abri, qui dorment à la belle étoile.

S.W. : Quel est l’appel que vous, Mohamed Taha archéologue de Palmyre et fils de cette ville antique, souhaitez adresser aujourd’hui au monde entier?

M.T. : En fait nous sommes fatigués de faire des appels au secours auxquels personne ne répond jamais. La tragédie du peuple de Palmyre fait partie de celle que le peuple syrien tout entier vit depuis plus de cinq ans et devant laquelle la communauté internationale ferme les yeux et bouche les oreilles. Personne ne veut résoudre le problème vraiment et nous ne savons pas ce que cette communauté internationale attend pour agir. Les gens sur place nous ont même demandé de ne plus lancer d’appels, parce qu’ ils savent qu’ils ne donneraient aucun résultat.
Mais la communauté internationale doit arrêter d’appliquer deux poids, deux mesures et doit au moins regarder la souffrance humaine en face . Les gens là-bas sont des êtres humains et les êtres humains sur la terre sont tous égaux. La vie d’un être humain à Palmyre n’a pas moins de valeur que celle d’un être humain en France ou en Belgique ou ailleurs. Ce ci dit avec tout notre respect pour tous les êtres humains et notre condamnation de chaque action qui affecte les civils partout dans le monde.
Mais ce qui se passe en Syrie n’a pas de précédent dans l’histoire et ce qui se passe à Palmyre en particulier fait pleurer même ses pierres. Ces pierres qui ont fait se soulever des voix du monde tout entier quand Daech a détruit une partie d’entre elles. Ces même voix qui s’étaient tues lorsque les forces du régime syrien avaient détruit certaines de ces pierres. Comme si ces crimes étaient pardonnables si le criminel est le régime syrien et ne le seraient pas si le criminel est Daech. Les deux, le régime syrien et Daech, sont des criminels, nous sommes tous d’accord sur cela, mais nous ne devrions pas tolérer le deux poids ,deux mesures.
En tant qu’archéologue j’aime bien sûr mon métier, tout comme j’aime ma ville ville natale où j’ai grandi au milieu de ses antiquités. Toutefois, je me soucie aujourd’hui des habitants de Palmyre qui sont les miens qui se trouvent actuellement dans la vallée Rouge et qui sont sans rien et dont la seule couverture est le ciel. Tous ceux qui peuvent leur faire parvenir de l’aide, aussi minime soit elle, nous les en remercions. Un mot de solidarité est aussi le bienvenu, parce que ce qu’ils ont vécu est indescriptible avec des mots et aucune photo ou vidéo n’est capable d’exprimer leur souffrance. Parmi eux des enfants qui, pendant des mois, n’ont entendu que les voix des roquettes. Mais aussi des femmes qui ont perdu leurs enfants et leurs maris. Ces gens ne sont en aucun cas coupables de quoi que ce soit. Ils n’ont pas choisi Daech. Le régime diffuse, par ses médias et à tort, des propagandes qui stipulent que les habitants de Palmyre sont tous des membres de Daech, ce qui est dénué de la moindre véracité. Les habitants de Palmyre n’avaient pas choisi la d’être dominés par le régime Assad qui les tuait et les arrêtait, et en moins de trois jours, le régime a remis la ville à Daech. Ceci malgré la présence de 15’000 militaires, de l’aéroport militaire de Palmyre, mais aussi la présence de deux autres aéroports militaires à une distance qui ne dépasse pas 40 km. Malgré tout cela, Daech a pu prendre le centre de Palmyre facilement.

S.W. :Merci beaucoup Mohamad Taha.

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Lire aussi le témoignage de l’ancien procureur général de Palmyre:

La vérité sur la chute de Palmyre (1/4)

La vérité sur la chute de Palmyre (2/4)

La vérité sur la chute de Palmyre (3/4)

La vérité sur la chute de Palmyre (4/4)

La vérité sur la chute de Palmyre (3/4)

Le 20 mai 2015 Daech (Etat Islamique) s’empare de Palmyre, ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, après le retrait de l’armée syrienne d’Assad, préparé une semaine plus tôt. Le convoi de Daech traverse le désert en toute tranquillité sans qu’il soit ciblé par l’aviation d’Assad ou de la coalition internationale. Le 30 mai, Daech fait exploser la prison de Palmyre qui recèle la triste mémoire de tortures sauvages et d’exécutions sommaires des prisonniers des années huitante. Bien plus tard, Daech commence à détruire certains sites archéologiques de Palmyre.
Récemment l’ancien procureur général de Palmyre, Mohamad Qassim Nasser, quitte la Syrie, fait défection et n’hésite pas à livrer des détails révélateurs relatifs à la relation entre Daech et le régime Assad et à l’implication du régime dans la chute de Palmyre.
Il est utile de rappeler ici que Palmyre a rejoint la révolution syrienne très rapidement et qu’elle a été l’un de ses bastions (voir Un oeil sur la Syrie, 21 mai 2015).
FSD publie ici une traduction de l’interview de M. Q. Nasser. Source : http://www.rp-syria.com/blog/archives/56010

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Ex-responsable syrien révèle des détails étonnants sur

la chute dePalmyre et la relation entre

Daech et le régime Assad

(3e partie 3/4)

 

Infiltrations et intermédiaires
« Quelle est la vérité concernant les informations affirmant que le régime libère les prisonniers pour les inciter à rejoindre Daech?» A cette question, le procureur général a répondu «ce que j’ai vu et que j’ai pu suivre par mon travail à la Cour de Palmyra, c’est que beaucoup d’hommes recherchés contre lesquels des mandats d’arrêt avaient été émis, pour des affaires pénales judiciaires de vol et de fraude, ont été arrêtés par la branche du service de renseignement du désert mais ensuite libérés pour rejoindre Raqua et et les régions de Daech, sans qu’ils soient traduits en justice. Avec le temps je me suis rendu compte que les services de renseignement les recrutaient, en particulier les criminels, pour leur servir d’agents à l’intérieur de Daech.  »
Quant à savoir s’il estimait que la Russie était au courant de la relation entre Daech et le régime Nasser a dit: «Pendant mon séjour à Palmyre j’ai eu la certitude que la Russie a été pleinement informée des détails de ce qui se passait, parce que des dizaines d’experts russes, étaient présents à l’aéroport militaire de Palmyre, en plus des experts iraniens, ils facilitaient le travail de l’armée du régime à l’aéroport de Palmyre, et dans d’autres régions. Ces experts allaient, sous la protection de Daech, dans les champs de pétrole et les installations de gaz, pour effectuer des réparations et des opérations de maintenance des installations qui étaient sous le contrôle de Daech. Ceci confirme que la Russie aide Daech à continuer de pomper le pétrole et le gaz en provenance de “ses” régions pour les acheminer vers les régions sous contrôle du régime. »

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Il a poursuivi: «La relation est claire puisque les experts russes entrent sous la protection d’éléments de Daech dans les installations pétrolières dans les zones sous son(celui de Daech) contrôle, effectuent les réparations des installations avec des pièces de rechange livrées par la Russie, et retournent sous la protection de Daech vers les zones du régime, ce qui confirme que la Russie était un partenaire dans le soutien à Daech ». Ce sont les paroles du procureur général.
Nasser a évoqué un sujet qui n’a été abordé que rarement auparavant en disant « le régime est désireux d’établir des dossiers judiciaires et sécuritaires pour tous les accidents, les dommages et les dysfonctionnements qui survenaient dans les champs de pétrole et les installations pour plusieurs raisons. La plus importante de ces raisons est que le régime doit présenter des dossiers pour les compagnies d’assurance afin obtenir des compensations pour les pannes et les frais de réparation. Mais le régime visait également à réduire les vols, parce qu’il est connu que les services de renseignement, et tous ceux qui travaillent dans le secteur pétrolier en Syrie, essayent d’utiliser le détournement, le vol et la modification des spécifications des pièces, pour voler l’argent du peuple. Alors le régime procède à l’établissement de dossiers et enregistre les noms et les témoignages des travailleurs qui sont actifs dans la maintenance de ces terminaux pétroliers. Il enregistre également la valeur des dommages, et ensuite on m’envoyait ces dossiers à moi comme procureur général à Palmyre. Je transférais à mon tour ces dossiers au comité de sécurité, et je déposais plainte contre les auteurs des attaques contre les installations pétrolières, et je demandais aux autorités compétentes de procéder à leur arrestation et d’enquêter dans ces dossiers. « .
A la question « Qui payait les salaires des travailleurs dans le domaine pétrolier dans les régions de Daech? » le juge a répondu: « Tous les travailleurs dans les champs de pétrole sous le contrôle de Daech étaient des employés du ministère syrien du pétrole, qui travaillaient sous la protection des éléments de Daech, et ils touchaient leurs salaires, leurs indemnités et les primes du régime, et cela continue aujourd’hui encore, et je mets le ministère au défi de prouver le contraire « .
Concernant les noms d’intermédiaires connus dans les opérations commerciales entre le régime et «Daech», le procureur général a souligné «Toutes les opérations d’échange commercial et particulièrement de vente de pétrole, de gaz et de protection des installations pétrolières, se faisaient via des courtiers et des intermédiaires dans la région de Palmyra et son désert. Ces derniers peuvent communiquer entre les deux parties, et garantissent des profits pour les deux parties. Les plus importants de ces intermédiaires sont Faisal Qatran, Cheikh dans la ville d’Al-Sokhna, Cheikh Mahmoud Hamoudi, un entrepreneur et homme d’affaires de Palmyre, c’est un ami personnel et partenaire de l’actuel ministre du Pétrole Sulaiman Abbas. Il y a aussi Mounir Zoubi, un entrepreneur de Palmyre, et Jamil Karkutli un entrepreneur dans le domaine du pétrole de Deir Ezzor (à l’est). Ces courtiers et intermédiaires étaient en contact avec des éléments de Daech, car ils sont de la région. Ils avaient des contacts avec des éléments de l’intérieur de l’organisation, ils les recrutaient et leur payaient des salaires D’autre part ils avaient des liens avec le chef du renseignement militaire à Palmyre, avec le palais présidentiel, et avec les hommes d’affaires les plus influents. Parmi ces derniers on mentionne George Hassoani, qui supervise les intermédiaires, un homme d’affaires syrien et russe, qui leur fournit les liquidités pour les transmettre à Daech « .
A propos de Muhanna Hassan, dont le nom a été récemment rapporté dans les médias, Nasser a expliqué, «il est un homme d’affaires d’Al-Sokhna, un marchand de céréales de longue date dans la région orientale de la Syrie. Il m’a assuré qu’en 2013 et 2014 il avait acheté l’ensemble de la récolte de blé et d’orge cultivés dans les zones de Daech en Syrie et en Irak, pour le régime, et il a transféré des milliers de tonnes de blé et d’orge des zones de Daech aux zones du régime, il a aussi effectué le transfert de dizaines de millions de dollars du régime, comme rétribution pour de ces livraisons ».

Expansion chiite iranienne
Dans un autre contexte, le juge a donné des informations sur la façon de saisir les territoires sunnites en Syrie, par des chiites et par l’Iran. Il a dit «Avant ma nomination à Palmyre, j’étais juge de paix à Darya et à Moadamyieh (deux villes à proximité de Damas qui sont actuellement contrôlées par l’opposition). A travers mon travail à Darya, je fus témoin du massacre de Darya commis par le régime contre des centaines de civils opposants non armés (Août 2012), et après la destruction de Darya, le meurtre de ses habitants, et le déplacement de centaines de milliers de résidents de Darya et Moadamyieh, les chiites et les Iraniens ont commencé à initier des procès dans les tribunaux des régions de Darya et de Moadamyieh, et dans une grande partie de la campagne de Damas, qui sont parmi les régions chaudes, pour faire confirmer la vente de terrains dans ces deux villes. ».
Il a poursuivi en disant: «Les chiites disaient qu’ils avaient acheté les terres des propriétaires qui ont fui leurs terres, ou sont morts en détention, les propriétaires fonciers n’étaient pas présents. Ceux qui revendiquaient la terre initiaient les procès en l’absence des vrais propriétaires et apportaient de fausses procurations obtenues par un notaire de Damas , ou de la banlieue de Damas, ils apportaient des contrats de vente fictifs, et ils venaient nous voir en disant que la propriété a été achetée à ses habitants avant qu’ils ne la quittent ou avant d’être arrêtés ou tués. »
Il a poursuivi: « Au début, en tant que juges, nous répondions à ces demandes en disant que la notification était non valable, vu que le propriétaire d’origine n’était pas présent. Ensuite Bachar Assad a promulgué une loi facilitant, aux Iraniens et à leurs partisans, le vol et le pillage du territoire syrien, c’ est la loi n° 25 de 2013, qui permet, dans les régions chaudes, la notification à la partie attaquée en justice (le propriétaire en l’occurence) par publication dans les journaux, en cas d’absence devant le tribunal. Assad a donc permis aux Iraniens de forcer le jugement en leur faveur, dans le cadre de ces procès. Cette loi est honteuse et elle a suscité la surprise et la consternation de tous les travailleurs de la communauté juridique. »

IranRussieAssad

Lire aussi:

La vérité sur la chute de Palmyre (2/4)

La vérité sur la chute de Palmyre (1/4)