Archives du blog

STOP aux massacres en Syrie

« STOP aux massacres en Syrie! » était le thème du rassemblement de la diaspora syrienne, le 10.02.2018, devant l’ONU à Genève, qui a réuni une soixantaine de personnes. Une dizaine de rassemblements semblables ont eu lieu dans plusieurs villes en Europe et aux USA entre le 9 et le 11 février 2018. Plusieurs militants et militantes suisses et français se sont joints au rassemblement à Genève. Plusieurs personnalités syriennes sont venues de France pour y participer, Brita Hagi Hassan, ancien maire d’Alep-Est, Akram Al Ahmad, journaliste d’Idleb, de passage en France, et Bachar,  ancien détenu du régime Assad qui a passé quatre ans en détention et qui vient d’arriver en France.

Rassemblement devant l’ONU à Genève, le 10.02.2018

Les activistes qui ont pris la parole ont dénoncé l’intensification de l’offensive militaire des forces russes et de celles d’Assad dans les régions d’Idleb et de la Ghouta de Damas et ils ont appelé au boycott de la RussieIls ont dénoncé en particulier l’utilisation à répétition des armes chimiques, violant à maintes reprises les résolutions 2118, 2209 et 2235.

Ils ont rappelé qu’il n’y a pas d’avenir pour la Syrie avec le régime Assad, ni avec la Russie et l’Iran comme garants de la paix en Syrie alors qu’ils sont eux-deux des pays agresseurs et même envahisseurs;

– que toutes les interventions militaires étrangères sont condamnables y compris celle de la Turquie à Afrin et que les civils arabes et kurdes sont les principales victimes de ces interventions;

– qu’Il n’y a pas d’avenir pour la Syrie sans la justice et le jugement de tous les responsables des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. 

 

Ils ont aussi appelé à l’arrêt de tous les bombardements en Syrie, à la libération des détenus, à la levée des sièges et au départ de toutes les forces étrangères en Syrie, pour rendre possible une solution politique réelle et sérieuse.

Akram Al Ahmad, a parlé de la situation catastrophique à Idleb et du déplacement interne des habitants de Mua’arat Al-Nu’man et de Saraqeb, cette dernière ville qui a subi un bombardement avec du chlore toxique il y a moins d’une semaine. Il a dénoncé le ciblage par l’aviation russe et celle d’Assad des infrastructures, des installations médicales et des quartiers résidentiels. Il a également exprimé les craintes de la population d’Idleb suite aux manoeuvres du régime syrien pour laisser Daesh s’infiltrer à l’intérieur d’Idleb, ce qui laisse présager une action militaire semblable à celle de Raqqa qui a laissé cette dernière en ruine. Il a expliqué cette offensive barbare de la Russie comme étant une réaction primaire à l’échec de la conférence de Sotchi  boycottée par l’opposition.

Brita Hagi Hassan a  insisté sur la violation des résolutions du conseil de sécurité relatives à l’utilisation des armes chimiques:

« Tout le monde sait que le régime criminel d’Assad avait commis le massacre chimique dans al-Ghouta de Damas qui a coûté la vie à 1400 personnes en dix minutes. La majorité des victimes étaient des femmes et des enfants. Les armes chimiques ont été utilisées à répétition depuis cette date. Plus de 100 civils ont trouvé la mort à Khan Sheikun suite à l’utilisation de gaz sarin en avril 2017. 

Il y a quelques jours, la ville de Saraqeb à Idleb a été bombardée avec du Chlore gazeux. Dans le même contexte, les armes chimiques ont été utilisées plus de 150 fois au cours des années précédentes (depuis 2013). ». Il a aussi dénoncé les manoeuvres de l’ONU en vue de contourner ses propres résolutions (2118, 2254) afin de réhabiliter le dictateur criminel pour le maintenir à la tête de la Syrie. 

Vous pouvez trouver ces deux interventions avec leur traduction dans la vidéo:

https://www.facebook.com/eljazayeri/videos/1780148892067438/

Une transmission en direct par internet de l’intervention d’Abu Shadi, un activiste de l’intérieur de la Ghouta assiégée, a été effectuée pendant le rassemblement. Il a exprimé les craintes des habitants d’al-Ghouta relatives à un futur massacre chimique semblable de celui d’août 2013. Cette crainte vient du silence de la communauté internationale face à l’utilisation répétitive des armes chimiques à plus petite échelle,  qui rappelle les circonstances qui ont précédé le massacre de 2013. Son intervention peut être écoutée dans la vidéo (min 13:22):

https://www.facebook.com/hamidikaiss/videos/1461942057265588/

Bachar, ancien détenu et ressortissant de la Ghouta de Damas a finalement pris la parole pour dire qu’il travaillait dans l’aide humanitaire lorsqu’il s’est fait arrêter avec ses amis activistes. Il a dit être le seul survivant du groupe. Il a finalement enlevé son bonnet pour montrer à la foule les séquelles des tortures subies en détention soit: l’arrachement complet du cuir chevelu sur le dessus de son crâne, une blessure monstrueuse!

Le rassemblement s’est terminé par les chants de la révolution.

Plusieurs médias suisses étaient présentes.

FSD et CAA

Publicités

Détenus en Syrie, que fait l’ONU?

Mercredi 22 juin 2016 16h30…
seuls une cinquantaine de personnes et un journaliste ont répondu à l’appel de FSD au rassemblement devant l’ONU. Pourtant le thème concernait les détenus en Syrie, qui risquent leur vie au quotidien, thème qui touche aux droits de l’homme et qui fait l’objet d’une charte de l’ONU!

Plus significative encore l’absence totale d’intérêt des personnes sortant de l’ONU à la fin de leur journée de travail, employés et diplomates confondus. Aucun n’a jugé utile le détour de quelques pas pour s’intéresser au thème du rassemblement. Mieux, la plupart modifièrent leur trajectoire pour éviter de recevoir un petit tract explicatif!

Distribution de tracts pour les détenus en Syrie, devant l’ONU à Genève, le 22.6.2016.

Distribution de tracts pour les détenus en Syrie, devant l’ONU à Genève, le 22.6.2016.

Il semble pourtant évident que les mobilisations organisées devant l’ONU sont en lien direct avec l’actualité de l’un ou l’autre des pays membres et, en principe, avec les activités supposées de l’ONU…Une question s’impose donc: quel est le rôle de l’ONU? et surtout , quelle est la motivation des personnes qui y travaillent? Juste l’argent, la posture et le “I feel deeply concerned” cher à Ban Ki-moon?

Ce qui se passe quotidiennement dans les centres de détention syriens est un crime contre l’Humanité et une violation de la charte des droits de l’Homme! Ce qui veut dire que l’ONU devrait se sentir concernée et s’impliquer en premier chef… Mais nous tous qui partageons les valeurs humaines les plus élémentaires devrions nous sentir concernés aussi; et nous devrions nous indigner du silence assourdissant de la communauté internationale et de l’ONU devant ces exactions abominables. Mais les Syriens restent désespérément seuls dans leur lutte pour les droits de l’homme.

La cage portant de nombreux portraits de détenus dont on reste sans nouvelles.

La cage portant de nombreux portraits de détenus dont on reste sans nouvelles.

Les participants au rassemblement se sont encagés sur la place des Nations pour symboliser la détention en Syrie; ceci dans le cadre de la campagne organisée à l’initiative des « Survivants de la Détention en Syrie » intitulée « Les Détenus D’abord”, avec pour but de faire porter la voix des détenus au-delà des murs de leurs prisons et au-delà de la Syrie. On estime leur nombre à 325’000 détenus et le nombre de morts par jour à 50 personnes.

FemmeS pour la Démocratie et le Réseau des Femmes Syriennes, co-organisateurs du rassemblement, se sont joints à l’initiative des « Survivants de la Détention en Syrie » pour cette campagne. Ils s’y sont joints aussi et surtout pour dénoncer l’utilisation de la libération des détenus dans le chantage politique lors des pourparlers, et pour réaffirmer que la libération des détenus doit passer avant toute négociation, conformément à la résolution 2254 de l’ONU.

Les activistes syriens encagés portant de nombreux portraits de détenus dont on reste sans nouvelles.

Les activistes syriens encagés portant de nombreux portraits de détenus dont on reste sans nouvelles.

Ibrahim Malki, avocat défenseur des détenus et activiste syrien réfugié en Suisse, qui a vécu lui-même la détention à quatre reprises pendant la révolution a parlé pour eux:
« … En Syrie il n’y a pas de prisons, il y a juste des centres de détention…
Le régime syrien est très créatif pour ses méthodes de répression et de torture…
Affamer les détenus en est une… dans l’un de ces centre de détention, le repas se limitait à un oeuf pour sept détenus…
Le régime Assad n’a rien à voir avec un régime politique, c’est un gang de criminels… ».

FSD

Rassemblement « Les Détenus D’abord »

Appel à un rassemblement de solidarité avec les détenus en Syrie
« Les détenus d’abord »
Mercredi 22.06.2016, 16:30 – 18:30, à la place des Nations, Genève

FSD se joint à la campagne été lancée à Paris le 11 juin 2016, et invite la diaspora syrienne et tous les amoureux de la liberté à se mobiliser en solidarité avec les détenus en Syrie, qui risquent leur vie dans l’obscurité. La question des détenus et de leurs conditions de détention est sans doute la question la plus douloureuse et la plus traumatisante pour le peuple syrien.

La documentation des cas des détenus reste un travail très difficile en Syrie à cause des craintes de représailles. Le nombre réel des détenus est estimé à 325’000 et le nombre de morts parmi les détenus est estimé à 50 par jour. Depuis 2011, plus de 11’000 détenus sont certifiés morts sous la torture, dont 157 enfants et 62 femmes.

13164468_492247990961277_6432140199761616393_n

                          Les Détenus D’abord

Nous rappelons ici le texte de la campagne « Les détenus d’abord »:

« Les détenus sont la boussole de la révolution!
Les détenus d’abord

La politique internationale a négligé la cause de la libération des détenus d’opinion syriens et celle des otages innocents, ce qui amène à se poser des questions sur l’affaiblissement des droits fondamentaux. La cause des détenus a en effet été manipulée politiquement, en lien avec les accords politiques entre les parties au conflit (par la Russie, et les États-Unis d’Amérique).

La cause de la libération des détenus est soumise au chantage politique, ce qui est inacceptable pour les syriens, et pour tout être humain.

Nous condamnons l’incapacité du Conseil de sécurité d’appliquer l’article 12 de la résolution 2254 de l’ONU, qui exige, de manière explicite, la libération des détenus, surtout les femmes et les enfants.

Nous demandons à la communauté internationale de mettre en oeuvre ces dispositions sans délai.»

Nous commencerons notre rassemblement par une minute de silence pour les martyres de la révolution et en particulier pour les Syriens morts en détention. Nous lirons ensuite des témoignages d’anciens détenus.

Nous invitons les participants à prendre avec eux des photos de détenus syriens.

Forum L’Autre Genève, programme et expositions

Forum L’Autre Genève

Syrie. Pour la liberté, la démocratie, la paix et la justice sociale

La parole à des représentant.e.s de la société civile de Syrie

Vendredi 27 mai dès 19h15 documentaires, à 20h15 Forum
Samedi 28 mai, workshops dès 10h45, séance de clôture à 19h15

Avec deux expositions samedi le 28 mai:

« Au coeur de la machine de mort syrienne » (Photos de César)

Tableaux du caricaturiste Hani Abbas « La souffrance des détenus »

Organisé par le site alencontre.org, Editions Page 2, FemmeS pour la Démocratie

UneAG

La «situation en Syrie», pour l’essentiel, est traitée sous l’éclairage de négociations internationales et régionales. A tel point que le dessein du clan Assad de «rendre invisible le peuple syrien» est souvent atteint.

L’Autre Genève se veut une contribution visant à contrecarrer à la fois l’ignorance et l’indifférence face aux combats d’une population asservie, depuis longtemps, par une dictature implacable. Ses multiples luttes traduisent une profonde aspiration à la liberté, à la dignité, à la justice sociale et à une paix consolidée par le jugement des responsables de crimes ayant peu de précédents.

Quelque 400’000 morts; plus de 325’000 de détenus et de disparus. Des millions de réfugié·e·s ont fui les bombardements du régime. Et, depuis octobre 2015, ceux de l’aviation russe. S’y ajoutent celles et ceux qui veulent échapper aux pires forfaits de Daech.

Le refus par les diverses forces de l’opposition démocratique d’une prétendue transition démocratique sous la présidence de Bachar el-Assad est validé par la pratique passée et présente du régime Assad, ainsi que de ses alliés régionaux et internationaux. Et pourtant c’est une «solution de ce genre» qui se dessine lors de prétendues négociations à Genève, placées sous l’égide de l’ONU et des Etats impliqués dans le conflit, sans prendre en compte la volonté du peuple syrien.

L’Autre Genève va permettre à des Syriennes et Syriens – de générations et de sensibilités politiques et culturelles différentes – d’exprimer les raisons de leur engagement à la fois contre la barbarie de Bachar el-Assad et contre celle du soi-disant Etat islamique.

Dès l’instauration d’une trêve relative, le 27 février 2016, dans de nombreuses villes et bourgades, la population, épuisée, est descendue dans la rue, avec des drapeaux de la révolution pour exiger la paix et le départ de Bachar, comme de l’EI et de forces analogues.

Devant ce peuple, tu n’as pas d’autres alternatives que le départ
« Devant ce peuple, tu n’as pas d’autres alternatives que le départ »
Le combat de la population syrienne retrouvait sa visibilité. La riposte du pouvoir fut immédiate: bombarder ces villes et bourgades, souvent assiégées et condamnées à la famine. La dictature voulait rendre inaudible et insaisissable cette fraction d’une population martyrisée qui clame, encore et toujours, des idéaux affirmés dès mars 2011, et même avant.

Les combattant·e·s de la révolution syrienne initiée en 2011 se sont vu refuser l’armement défensif nécessaire pour faire face à un régime dont la force militaire a pour fonction de mater et terroriser la population et d’assurer la perpétuation de sa mainmise sur le pays. L’impasse des affrontements militaires favorisa les interventions multiples de puissances internationales et régionales, visant chacune ses propres buts. Le désastre irakien, issu de l’intervention américaine en 2003, avait amorcé la redistribution des cartes dans la région. Il en résulta, en quelque sorte, une expropriation des buts essentiels – anti-dictatoriaux et démocratiques – de la majorité de la population de Syrie.

L’Autre Genève s’inscrit contre «l’indifférence qui œuvre puissamment dans l’histoire. Elle œuvre passivement, mais elle œuvre.» (Gramsci) L’Autre Genève doit faire écho à toutes les actions et toutes les voix de ceux et celles qui, en Syrie, dans les innombrables camps de réfugiés et en exil, perpétuent des idéaux devant bouleverser une situation que les dominants présentent comme une fatalité.

Les intervenants sont:

Intervenants

Ces voix et ces actions seront présentes le vendredi 27 mai et le samedi 28 mai à Genève. Le programme détaillé peut être téléchargé ici:

Programme détaillé.

La vérité sur la chute de Palmyre (1/4)

Le 20 mai 2015 Daech (Etat Islamique) s’empare de Palmyre, ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, après le retrait de l’armée syrienne d’Assad, préparé une semaine plus tôt. Le convoi de Daech traverse le désert en toute tranquillité sans qu’il soit ciblé par l’aviation d’Assad ou de la coalition internationale. Le 30 mai, Daech fait exploser la prison de Palmyre qui recèle la triste mémoire de tortures sauvages et d’exécutions sommaires des prisonniers des années huitante. Bien plus tard, Daech commence à détruire certains sites archéologiques de Palmyre.
Récemment l’ancien procureur général de Palmyre, Mohamad Qassim Nasser, quitte la Syrie, fait défection et n’hésite pas à livrer des détails révélateurs relatifs à la relation entre Daech et le régime Assad et à l’implication du régime dans la chute de Palmyre.
Il est utile de rappeler ici que Palmyre a rejoint la révolution syrienne très rapidement et qu’elle a été l’un de ses bastions (voir  Un oeil sur la Syrie, 21 mai 2015). 
FSD publie ici une traduction de l’interview de M. Q. Nasser. Source : http://www.rp-syria.com/blog/archives/56010

***********************
Ex-responsable syrien révèle des détails étonnants sur

la chute dePalmyre et la relation entre

Daech et le régime Assad

(1ère partie 1/4)

Ex-procureur général de Palmyre, Mohamad Qassim Nasser, révèle la relation de Daech avec Bachar Assad et la chute de Palmyre. Source: https://www.youtube.com/watch?v=p3oT0nx8L30

Ex-procureur général de Palmyre, Mohamad Qassim Nasser, révèle la relation de Daech avec le régime Assad et la chute de Palmyre. Voir: https://www.youtube.com/watch?v=Vc0GMptFLfs

Ancien procureur général de la ville de Palmyre en Syrie, le juge Mohamad Qassim Nasser a révélé les détails des dernières heures avant la chute, entre les mains de Daech (Etat Islamique), de cette ville inscrite sur la Liste du patrimoine mondial. Il a également apporté des «preuves» concernant les relations que le régime syrien entretient avec Daech et comment il a facilité l’opération de la prise de contrôle de Palmyre par Daech l’an dernier. Il a parlé d’un plan commun entre la Russie et le régime pour rayer Palmyre de la carte, à des fins multiples.

Nasser dit au début de son interview, en se présentant «Je suis de Palmyre, j’ai été nommé procureur général de la ville début 2013 et je suis resté à ce poste jusqu’au milieu de 2015, moment où Daech a attaqué la ville. Ensuite j’ai été transféré à la ville de Homs (le siège du gouvernorat du même nom et dont Palmyre dépend administrativement) et j’y ai exercé mes fonctions jusqu’à la fin de 2015 où j’ai quitté la Syrie. La fonction que j’ai occupé est considérée comme étant le poste gouvernemental le plus important et le plus élevé à Palmyre selon la loi syrienne.  »
Il a souligné que lors de son travail en tant que procureur général à Palmyre, pendant environ trois ans, et vu sa compétence juridique, il a été chargé de vérifier les corps des détenus politiques et des manifestants qui avaient été arrêtés par les services de renseignement du régime, en particulier la branche de la sécurité militaire de Palmyre. Il était aussi chargé d’interrogatoires des détenus, et de certifier les corps de ceux qui mouraient sous la torture dans la branche du désert (branche de la sécurité du régime qui a une mauvaise réputation à Palmyre) .

Un témoin de la criminalité
L’ancien procureur général dit «J’ai vu et certifié des dizaines de cadavres de prisonniers et opposants syriens pacifiques, qui étaient dans les caves des prisons de la branche du désert. Ils venaient de tous les gouvernorats syriens, leurs crimes étaient de s’opposer au régime criminel de Bachar, en demandant la liberté. Ils étaient pacifiques et nous n’avions aucune preuve de l’existence d’une arme sur eux, et ce qui se passait dans les prisons et les cachots de la branche de sécurité est inimaginable pour l’esprit humain, pourtant cela se passait dans les faits ».
Il ajoute « Les geôliers battaient, brûlaient, torturaient et même crucifiaient les prisonniers politiques jusqu’à la mort. Les odeurs du sang et de la chair en décomposition et les maladies se propageaient dans les caves de ces prisons sales. Souvent les détenus mouraient sous la torture brutale, et on me convoquait avec le médecin légiste pour certifier les corps. Nous avions l’obligation de rédiger des rapports qui exonèrent les criminels en indiquant des causes naturelles de mort. La raison était toujours déjà prête, comme un arrêt cardiaque ou un AVC ou une insuffisance rénale, et puis les geôliers enterraient secrètement les corps des détenus dans un cimetière de la ville de Palmyre et sous le couvert de l’obscurité souvent. Ils creusaient des tombes collectives et les enterraient les uns sur les autres ».

Relation du régime avec Daech
Le procureur général a cité des «preuves» relatives aux rumeurs selon lesquelles il existe une relation entre le régime syrien et Daech. Il dit «J’ai été témoin et j’ai documenté l’existence de cette relation, par ma position et mes missions à Palmyre. J’étais en contact avec les officiers et les dirigeants du régime à Palmyre, et j’étais informé par les documents judiciaires et ceux de la sécurité que je recevais et qui concernaient tous les domaines. Cela m’a permis de connaître et d’apprendre ce qui se passait sur la coopération mutuelle et les échanges commerciaux entre Daech et le régime. »
Dans les détails, Nasser cite  » Le commerce a prospéré entre les zones sous contrôle de Daech et celui du régime syrien pendant les trois ans où j’étais procureur général, entre 2013 et 2015. Le commerce a prospéré dans le domaine du pétrole et du gaz, du blé, de l’orge et de l’élevage. Mais aussi le commerce de la nourriture, des vêtements, des médicaments et toutes sortes d’autres commerces existaient entre eux.  »
Sur la présence des personnes travaillant pour le régime et qui servent sous les ordres de Daech, il déclare: «Grâce à mes relations et ma communication constante avec les officiers de sécurité à Palmyre, le général Mazen Abdul Latif, chef de la direction de la sécurité de l’Etat à Palmyre, m’a dit qu’ils ont des bras et des agents au sein de Daech, et qu’ils sont en mesure d’influencer les décisions de Daech, et que leurs agents sont en contact permanent avec eux, et qu’ils les informent de tout ce qui se passe au sein de Daech. Par exemple, il m’a dit en fanfaronnant que leurs agents au sein de Daech oeuvraient pour l’organisation des opérations terroristes à l’intérieur de la Turquie, cette conversation a eu lieu au début de 2015, et que la Turquie payerait cher pour son intervention en Syrie et qu’elle serait touchée par le feu du terrorisme de la part de Daech ; et qu’en Europe, et particulièrement la France et son président François Hollande, qui est hostile à Assad et cherche à le renverser, paieraient cher sa position, et que leurs agents à Raqqa (le siège principal de Daech en Syrie) agiraient bientôt.  »
Il a également ajouté que le chef de la branche du renseignement du régime lui a dit, littéralement, « Hollande viendra pour embrasser la chaussure de Bachar Assad pour qu’il accepte de combattre Daech. »
A la question « Est-ce que Daech est au courant de l’existence des agents du régime en son sein?”, il a répondu: «Je ne sais pas explicitement, mais les officiers de la sécurité se vantaient souvent de leurs réalisations, et du fait qu’ils connaissaient les détails de ce qui se passait à Raqqa, et qu’ils étaient capables d’atteindre n’importe qui à Raqqa et dans les autres régions de Daech et qu’ils influençaient la décision des dirigeants du groupe. Mais s’ils voulaient l’éliminer, ils étaient en mesure d’y mettre fin en quelques semaines, mais qu’ils en profitaient. Tout le monde voit cette organisation qui fausse la réputation de la Révolution syrienne, et menace le monde entier. Ils en ont besoin pour que le régime reste ».

Le régime syrien : "Cherche le terroriste" ! (caricature d'Ali Farzat) Source: http://syrie.blog.lemonde.fr/2015/01/14/la-syrie-le-terrorisme-et-la-tuerie-de-charlie-hebdo/

Le régime syrien : « Cherche le terroriste » ! (caricature d’Ali Farzat)
Source: http://syrie.blog.lemonde.fr/2015/01/14/la-syrie-le-terrorisme-et-la-tuerie-de-charlie-hebdo/

Conférence: Deux femmes réfugiées témoignent

A l’occasion de la journée internationale de la femme et du 5e anniversaire de la révolution syrienne, FSD collabore avec Amnesty International, Section suisse, pour l’organisation d’une conférence qui aura lieu dans plusieurs villes suisses entre le 7 et le 12 mars 2016.

A Lausanne,

le 7 mars à 17h15, Université de Lausanne, Amphimax, salle 415

A Genève,

le 11 mars à 18h30, Université de Genève, Uni Mail, salle MS150

A Berne,

un rassemblement  le 12 mars de 16h00 à la place Münsterplatz

Il y aura également des conférences à Bâle, à Zürich et à Berne

————-

Avec Raneem Ma'touq et Amal Nasr

Avec Raneem Ma’touq et Amal Nasr

Plus de 250’000 mort·e·s, des milliers de personnes torturées, plus de quatre millions de réfugié·e·s contraint·e·s de prendre la fuite et 6,6 millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays. Le conflit syrien a créé la plus grande crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale.

A l’occasion de la Journée internationale de la femme et cinq ans après le début du conflit en Syrie, Amnesty International donne la parole à deux femmes syriennes qui ont dû fuir les atrocités de la guerre. Raneem Ma’touq et Amal Nasr reviendront sur les causes de l’exil de millions de Syrien·ne·s et raconteront leurs combats pour les droits humains, notamment pour les droits des femmes.

Raneem Ma’touq est une jeune étudiante ayant participé aux manifestations pacifiques en 2011. Elle a été emprisonnée pendant plusieurs mois en raison de son engagement militant et a perdu toute trace de son père, célèbre avocat des droits humains kidnappé en 2013. Elle a trouvé refuge en Allemagne.

Amal Nasr est une militante féministe depuis les années 1990. Elle s’engageait pour les droits des femmes en Syrie avec différentes organisations avant d’être, elle aussi, incarcérée. Elle vit désormais en Suisse depuis un peu plus d’un an, d’où elle continue son engagement pour les droits des femmes syriennes.

ENTRÉE GRATUITE. TRADUCTION ARABE-FRANÇAIS ASSURÉE.

Evénement organisé avec le soutien de l’UNIL, FemmeS pour la Democratie, Terre des femmes, CODAP, Vivre Ensemble, ELISA et Solidarité sans frontières.

Au cœur de la machine de mort syrienne

Le 24 novembre 2015 à 18h30

Université de Genève – Uni Mail – Salle MR060

Le groupe Syrie d’Amnesty UNIGE organise une conférence en collaboration avec l’association FemmeS pour la démocratie, sur la machine de mort que sont les centres de détentions en Syrie. Nous aurons la présence exceptionnelle de:

– Garance Le Caisne: Journaliste française indépendante, elle est l’auteure de Opération César. Au coeur de la machine de mort syrienne (Stock, 2015). C’est le témoignage d’un photographe de la police militaire, dont le nom de code est César, qui a risqué sa vie pour exfiltrer, pendant deux ans, 45000 photos et documents de détenus torturés à mort par le régime syrien. Garance Le Caisne l’a rencontré et écrit son témoignage.

G-LeCaisne
– Un activiste syrien réfugié en Suisse: Opposant de longue date au régime et ayant passé plusieurs années dans les prisons, il a été contraint de fuir le pays pendant le soulèvement syrien.

AmnestyUnig20151124

Arrest, Detention, Torture, Starvation, Rape… when you are a Palestinian Girl in Syria

Reblogged on WordPress.com

Original article

—————

(translated by Ruth Riegler) An eighteen-year-old Palestinian girl named ‘Huda’ has detailed her horrific experiences in Syrian regime prisons, ranging from beatings and torture with electric shocks to multiple rapes.

Huda, from Yarmouk Palestinian refugee camp in Damascus, who wished to withhold her real name for understandable reasons (fearing further persecution by the regime) was arrested by members of the pro-regime ‘Popular Front for the Liberation of Palestine – General Command’ (PFLP-GC) at the camp entrance in early 2013 when she was 16 years old on charges of “terrorism”.

She said that she and three other Palestinian women from Yarmouk camp were tortured by the PFLP-GC personnel prior to being delivered to the Assad regime’s infamous ‘Palestine – 235’ branch in Damascus, where she was imprisoned for the next four months.

She recalled being subjected to all forms of torture by the regime’s security agents whenever they took her out of the cell there measuring roughly 3 x 4 meters, where she was kept with eighteen other women, mostly also Palestinians. The regime’s torturers began with torture by electrocution, she said, followed by beatings with whips and rods. After this she was transferred to ‘Branch 215’ also in Damascus, where she said the torture is “exponentially” worse than that she’d suffered at the Palestine Branch.

At Branch 2015, she recalled, “the investigators were interrogating young girls and young men from Yarmouk refugee camp, demanding names [of anyone opposing the regime]. When we denied knowing them, we’d be beaten, tortured, starved, electrocuted. I was raped during my stay there for more than 15 days. Sometimes I was raped repeatedly more than a dozen times a day by different officers and prison warders.”

Huda found out that she had been impregnated during one of the rapes when she miscarried a baby as a result of one of the daily beatings administered as standard, which she said resulted in “my being injured and bleeding heavily, losing consciousness. They threw me into a cell filled with the bodies of detainees killed under torture, where I was forced to stay, surrounded by those bodies and blood for approximately three weeks. Then I found out I was pregnant when I miscarried as a result of the beatings.”

Rape of the female detainees is commonplace, she explained, adding, “One of them tried to commit suicide by battering her head off the walls of the cell. Each time she’d lose consciousness for a few hours.”

Violences atroces dans les centres de détention syriens pour les femmes.

Violences atroces dans les centres de détention syriens pour les femmes.

Huda recalled one case she witnessed when a 20-year-old Palestinian girl in the same cell gave birth to a baby boy conceived when she was repeatedly raped by the regime guards. “After the birth, she couldn’t bear to look at the baby or keep it next to her in the cell and wasn’t able to endure the sound of his crying. She just wanted to get rid of him, to kill him when we weren’t looking because his existence was a reminder to her of being raped by the officers.” Huda added, “A few days later a guard entered and took the baby away – they knew that his presence in the cell was proof of the torture that created him.”….

You can read the entire article using the source link:

Source : Arrest, Detention, Torture, Starvation, Rape… when you are a Palestinian Girl in Syria

« On vivait bien avant… »

Voilà plus de quatre ans déjà que le peuple syrien s’est soulevé contre la tyrannie du pouvoir de la famille Assad. La répression féroce et les méthodes barbares du régime ont conduit la Syrie au bord du gouffre… la moitié de la population a fui la violence, réfugiés ou déplacés internes, pour échapper à la détention, à la torture, à la mort et à la terreur !
Aujourd’hui, on entend certains syriens dire « On vivait bien avant…» comme si la cause de cette catastrophe était la révolution elle-même… et non pas la tyrannie de ce régime. Certains médias occidentaux se plaisent aussi à interviewer cette tranche de population restée pro-régime par intérêt, ou qui vivait avant la révolution en fermant les yeux et en priant le ciel pour qu’elle ne se trouve pas sur le chemin d’un membre d’un service de renseignements syrien (Moukhabarat).
Depuis début mai 2015, une campagne virtuelle appelée «On vivait bien avant… » (« # Kna_aaychen ») a été lancée par l’activiste syrien Feras Atassi pour raviver, de façon sarcastique, les souvenirs douloureux de la vie en Syrie depuis le début du “règne” de la famille Assad il y a quatre décennies. Atassi lui-même a été surpris du succès de cette campagne et de la quantité de témoignages qui ont fait l’objet de milliers de postes partagés sur facebook et de twittes publiés sur Twitter.

FSD traduit ici certains de ces témoignages pour mettre en lumière les vraies raisons qui ont poussé les Syriens à dépasser la peur et faire face à ce régime :

"On vivait bien avant..." Sources: article en arabe dans souriyati.com

« On vivait bien avant… »
Sources: article en arabe publié dans souriyati.com

« #Kna_aaychen »
1. Waseem al-shama
Un de mes amis est médecin. Un jour qu’il était de garde aux urgences d’un hôpital public un homme, qui ne présentait aucun symptôme, est arrivé et lui a demandé de l’examiner. Au même moment une femme souffrant de saignements intenses et qui avait perdu conscience est arrivée aux urgences. Le médecin a d’abord voulu secourir cette femme. L’homme s’est alors approché du médecin et l’a giflé, l’a attrapé par la blouse, l’a plaqué contre le mur et lui a dit :
« Je suis membre des Moukhabarat (services de renseignements) et j’ai donc moi la priorité et tu dois m’examiner d’abord ». Tous ceux qui se trouvaient aux urgences ce jour là se sont tus et ont baissé les yeux. Le médecin a donc d’abord examiné ce membre de Moukhabarat! Depuis cet incident le médecin a quitté le pays.

———————-
« #Kna_aaychen »
2. Abo Majed
Un jour je suis allé avec mon voisin au poste de police pour témoigner dans le cadre de sa demande pour retarder son service militaire parce qu’il était le seul des membres de sa famille à subvenir à leurs besoins. Lorsque j’ai donné ma carte d’identité à l’employé il m’a dit que j’étais en état d’arrestation parce que j’étais apparemment recherché par les Moukhabarat, section anti-drogues. Il m’ont arrêté ce jour là et deux jours plus tard j’ai été transféré à la direction de l’unité générale anti-drogue à Damas. Là-bas j’ai subi des interrogatoires pendant dix jours avec toutes sortes de tortures (y compris « le pneu » et «le tapis volant»). Finalement ils m’ont relâché parce qu’ils se sont rendu compte qu’il y avait eu erreur due à une similitude de noms. Depuis ce jour là j’ai juré de ne plus accepter d’être le témoin de quiconque et de ne plus jamais me rendre dans une institution publique!

« Le pneu » : méthode de torture qui consiste à mettre le détenu dans un pneu où son corps est plié en deux et maintenu dans cette position, et ensuite à le rouer de coups. 
« Tapis volant »: méthode de torture qui consiste à attacher la personne sur deux planches en bois liées par une articulation permettant de plier le corps jusqu’au craquement des articulations du détenu.
———————–

« #Kna_aaychen »
3. Om Omar Ali
Une femme de ma famille travaillait comme enseignante dans un collège. Un jour elle a mentionné la guerre d’Octobre (la guerre de 1973 contre Israël). Pendant son cours une élève de la même communauté qu’Assad l’a interrompue pour lui dire qu’il fallait ajouter le qualificatif « libératrice » à guerre d’Octobre. Ceci a engendré une discussion dans la classe sur cette guerre, pour savoir si elle était vraiment libératrice sachant qu’Israël était arrivé aux portes de Damas et que la Syrie a perdu le Golan. Cette prof. a alors été invitée à se rendre au siège des Moukhabarat ( la sécurité ) pour s’y faire insulter longuement. Elle a ensuite été renvoyée de son travail, ainsi que son mari, et tous deux ont été frappés d’une interdiction de travailler dans une institution publique!

FSD

Depuis 4 ans, les enfants sont une cible privilégiée du régime Assad

Mémoire de la Révolution

Il y a tout juste quatre ans, le 25 mai 2011, le corps mutilé de Hamza Al Khatib, 13 ans, a été rendu à ses parents.

Il y a tout juste trois ans, le 25 mai 2012, des dizaines d’enfants ont été égorgés à Al-Houla à Homs, les mains attachées.

Les enfants syriens continuent à être la cible du régime Assad dans le silence assourdissant de la communauté internationale, grâce aux délais successifs accordés à ce régime pour continuer ses massacres!!!

Aujourd’hui, plus de 17’000 enfants sont morts en Syrie depuis le début de la révolution, plus de 9’500 sont en détention et risquent de subir le même sort que Hamza al-Khatib (SN4HR)!

En ce mois de mai 2015, deux jeunes de 15 ans, Mahmoud et Mohamad To’emeh, deux cousins originaires de Baba Amr, ont été kidnappés à Homs et ensuite égorgés. Leurs corps ont été retrouvés dans une région pro-régime… Les témoignages laissent penser que les Chabbihas seraient les auteurs de cet acte barbare (Zaman al-Wassel).

Hamza al-Khatibe 13 ans, torturé à mort en mai 2011

****************************

Massacre d’al-Houla, il y a tout juste trois ans, le 25 mai 2012:

Nous avons choisi de reproduire ici le témoignage de l’activiste Hadi Abdullah sur Al-Jazeera du 25 mai 2012. Hadi racontait son désarroi devant l’inertie des observateurs de l’ONU sous la direction de Kofi Annan pendant que les massacres se déroulaient à al-Houla. Nous rappelons ici que des familles entières ont trouvé la mort ce jour là de la façon la plus barbare (bilan : 130 morts dont 49 enfants). Vous trouverez également ici l’article paru dans Le Monde le 30 mai 2012 avec des témoignages des enfants rescapés:

Témoignage de Hadi Abdullah:

“Three massacres were committed in Hawla City, and more are being committed now 76 martyrs are confirmed in Hawla alone, and more than 300 wounded.
Hawla city has been under shelling for more than 12 hours.

Shooting started at a demonstration with bullets and artillery, and the shelling has not stopped for more than 12 hours.
Hundreds of missiles hit the civilian homes, causing hundreds of them to burn.

Assad thugs (Shabeeha) supported by the security gangs attacked the houses located at the edges of Hawla city, and committed field execution against the civilians, they slaughtered them with knives… most of the killed are children.

I called up to the UN monitors and begged them to come to Hawla , they promised to come tomorrow morning.
I asked the UN monitors to stop the shelling for only half an hour.

The UN monitors are sleeping now, while the massacres are being committed.

We used to count the number of martyrs, but now, we are counting the number of families slaughtered.
The whole world helps in killing the Syrians, not just the Syrian regime.

We have many martyrs and wounded that we could not reach because of the continuous shelling and the cut-off of electricity.

We are still discovering more massacres in the city.
The Syrian regime is now killing under the nose of the whole world and in the name of the UN monitors.”

The Source:

https://www.youtube.com/watch?v=qUGbdaZi8O0&feature=youtu.be