Archives d’Auteur: femsyr

Naissance d’un Mouvement Politique Féminin Syrien de l’opposition

Depuis le 15 mars 2011, les femmes ont participé activement à la révolution syrienne à tous les niveaux et dans tous les domaines. Toutefois elles n’ont pas réussi à s’imposer au sein de l’opposition à la hauteur de cette participation, ceci malgré leur implication politique depuis 2011.
Pour forcer le passage et prendre une part active dans l’opposition aujourd’hui, mais également dans la période transitoire et dans l’avenir de la Syrie, une trentaine de femmes, activistes et politiciennes syriennes, opposantes au régime dictatorial Assad ont lancé le premier mouvement politique féminin syrien qui a conclu son assemblée constitutive à Paris le 24 octobre 2017. Un pas porteur d’espoir pour les femmes mais également pour la future Syrie, car le respect des droits des femmes est nécessaire pour une Syrie démocratique basée sur la citoyenneté. Bien entendu ce mouvement construit sa vision de l’avenir de la Syrie en se basant sur le respect des droits des femmes et en oeuvrant pour garantir leur participation sur la scène politique.

FSD publie ci-après une traduction des conclusions de l’assemblée constitutive du Mouvement Politique Féminin Syrien.

 

La Vision:

L’établissement d’un Etat démocratique pluraliste basé sur le principe de la citoyenneté égalitaire, sans aucune discrimination basée sur le genre, la race, la religion, la communauté, la région ou sur n’importe quelle autre appartenance. Un Etat de droit qui offre l’égalité entre les hommes et les femmes par une constitution garantissant les droits des femmes, pour l’élimination de la discrimination des femmes dans tous les domaines, politique, légal, économique, social et culturel, en conformité avec toutes les conventions et les traités internationaux des droits humains et en particulier la convention CEDAW.

Qui sommes-nous?

Nous sommes des femmes politiques et activistes syriennes qui s’opposent à la tyrannie et réclament la liberté, la justice et la dignité pour tous les citoyens en Syrie. Nous sommes des syriennes qui défendent les droits des femmes dans notre pays. Nous appartenons à différents milieux intellectuels et politiques et à tous les segments de la société syrienne. Nous sommes un mouvement inclusif des femmes syriennes, avec leurs diverses compétences et expériences, qui articule les revendications des Syrien.ne.s croyant aux mêmes principes pour le respect des droits des femmes, pour l’égalité et pour l’importance de l’engagement des femmes et leur participation active dans tous les aspects de la vie et dans toute structure décisionnelle pour la future Syrie.

Principes:

  1. L’engagement à une transformation radicale de la structure de l’Etat, d’un régime autoritaire à un Etat démocratique pluraliste.
  2. L’engagement à une solution politique et pacifique pour la Syrie.
  3. La représentation des femmes avec au moins 30% des sièges dans tous les centres de décisions.
  4. Les négociations doivent respecter le droit international humanitaire et les droits de l’homme; elles doivent se référer à la Déclaration de Genève de 2012, aux résolutions 2118 (2013), 2254 (2015) du Conseil de sécurité et à toutes les résolutions relatives à la Syrie, ainsi qu’à la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations Unies ( 2000).
  5. Le jugement des responsables de crimes et la justice transitionnelle font partie intégrante de la transition politique. Tous ceux qui ont une responsabilité dans le bain de sang du peuple syrien doivent être traduits en justice afin que la Syrie puisse parvenir à une paix globale, juste et durable.
  6. L’articulation des priorités et des revendications du peuple syrien en donnant la priorité aux dossiers humanitaires et politiques suivants:
    – La protection des civils contre tous les actes de violence;
    – La libération des détenu.e.s et la divulgation du sort des disparu.e.s;
    – La levée de tous les sièges et la garantie d’un accès humanitaire continu et sans entrave à toutes les zones dans le besoin;
    – Le retour volontaire et digne des personnes déplacées et des réfugiés dans leurs régions.
  7. Le MPFS est conscient de l’importance de la question kurde en Syrie et il reconnaît qu’aucune solution globale ne peut être trouvée sans un arrangement garantissant les droits de tous.
  8. La période de transition sera régie par des principes constitutionnels respectant les droits des femmes, qui serviront de base pour l’établissement de la constitution permanente garantissant l’intégrité territoriale de la Syrie en tant que terre et peuple, sa souveraineté, son indépendance, l’Etat de droit, la passation régulière du pouvoir, la séparation des pouvoirs, les droits humains et l’égalité de tous les citoyens.
  9. L’assurance de la protection de la diversité dans la société et l’élimination de la discrimination sous toutes ses formes.
  10. Rien de tout cela ne peut être accompli tant qu’Assad et les symboles de son régime restent au pouvoir.

PLAN DE TRAVAIL

Le Mouvement Politique Féminin Syrien est un mouvement à long terme qui sera mis en oeuvre en trois phases:

PHASE 1: CONTEXTE ACTUEL

  1. Établir une présence réelle sur le terrain en Syrie, dans les pays de refuge voisins et dans la diaspora.
  2. Élaborer une stratégie pour renforcer et approfondir les liens du MPFS avec les femmes syriennes à l’intérieur et à l’extérieur de la Syrie, les organisations féminines syriennes, les organisations syriennes des droits de l’homme et les conseils locaux, afin d’intégrer leurs revendications dans les processus politiques et mettre en lumière leurs activités auprès de la communauté internationale.
  3. Des réunions régulières du MPFS (tous les trois ou quatre mois) visant à accroître le nombre de ses membres comprenant, en particulier, des jeunes femmes politiquement indépendantes, des membres de la société civile syrienne et des représentantes d’organisations féminines.
  4. Sensibiliser en particulier les personnes déplacées et les communautés de réfugiés à l’importance de la participation politique des femmes à tous les niveaux.
  5. Campagnes médiatiques et plaidoyer pour obtenir le soutien des Syrien.ne.s et de la communauté internationale.
  6. Fixer un quota minimal de 30% pour la représentation des femmes dans toutes les délégations et les négociations relatives à l’avenir de la Syrie.
  7. Fournir une perspective sensible au genre sur tous les dossiers importants pour la Syrie, y compris: la constitution, le gouvernement transitoire, la justice transitionnelle, les détenu.e.s / les disparu.e.s forcé.e.s, le retour volontaire et digne des réfugié.e.s, le rétablissement précoce et la reconstruction, l’éducation, les médias et la santé.

PHASE 2: TRANSITION

  1. Atteindre 30% de représentation des femmes dans le gouvernement transitoire, les institutions et les entités de prise de décisions.
  2. Appliquer la vision du MPFS à toutes les décisions relatives aux dossiers de la phase transitoire et à leur réalisation sur le terrain.
  3. Participer à l’organe constitutif qui rédigera la constitution permanente pour la future Syrie.
  4. Participer à la mise en œuvre de mécanismes de justice transitionnelle sensibles au genre.
  5. Travailler continuellement avec toutes les catégories de la société syrienne et s’engager avec eux afin de soutenir une constitution qui garantit les droits des femmes.

PHASE 3: FUTURE SYRIE

  1. Cette phase débute avec un référendum sur la constitution permanente du pays, le MPFS oeuvrera pour sa sensibilité au genre.
  2. Participer aux comités chargés d’harmoniser les lois avec la constitution.
  3. Assurer 30% de représentation des femmes à tous les postes de prise de décisions, dans le but d’atteindre la pleine égalité.
  4. Développer des stratégies systématiques pour transformer la culture dominante qui tolère la discrimination sociale, promouvoir la paix civile, répandre une culture de non-violence, et lutter contre le terrorisme.
  5. Inclure dans tous les plans et les stratégies nationaux des mécanismes garantissant la participation effective des femmes dans tous les aspects de la vie, y compris des actions positives conçues pour renforcer cette participation.

La révolution de la dignité, pour atteindre la liberté, la justice et l’égalité, continue!

 

Publicités

Raqqa: Libération ou nouvelle occupation?

Avec la « libération » récente de Raqqa de l’organisation Daech, les Syriens qui ont porté la révolution syrienne savent que cette dite libération cache en fait une nouvelle occupation. Beaucoup de médias occidentaux précisent que cette libération a été effectuée par la coalition arabo-kurde appelée FDS (Force Démocratiques Syriennes) alors que cette coalition n’est qu’une manipulation de la réalité que personne ne souhaite reconnaître. FDS est une milice composée essentiellement par des forces kurdes du parti PYD, créée par Salih Muslim pour brouiller les cartes et étendre son pouvoir sur d’autres régions arabes en Syrie. Tout de suite après cette dite libération la place principale de Raqqa a été le lieu d’une célébration des nouveaux maîtres des lieux, les combattants kurdes portants les drapeaux des forces kurdes et un énorme portrait d’Ocalan, le chef du PKK, qui est Kurde de Turquie et qui n’a rien à voir avec la Syrie et encore moins avec Raqua dont la population est arabe! Donc le nom de cette milice est déjà une tromperie et sa présence à Raqqa est une nouvelle occupation.

L’importance de Raqqa vient de son emplacement sur l’Euphrate où se trouve le barrage le plus important en Syrie, et qui constitue une importante source pour l’alimentation en eau et en électricité.
Raqqa restera-t-elle sous occupation kurde ou bien sera-t-elle utilisée comme carte de négociation avec le régime fantoche de Damas en vue d’une future séparation des Kurdes syriens?
Dans tous les cas Raqqa est encore loin d’être vraiment libérée!
Il est important de noter que les habitants de Raqqa auront payé un prix très élevé pour cette dite libération qui aura fait au moins 1800 victimes parmi les civils et aura provoqué le déplacement forcé d’au moins 450’000 civils, selon Raqqa is being slaughtered.

FDS célébrant la dite-libération de Raqqa avec les drapeaux des forces kurdes et le grand portrait d’Ocalan, chef du PKK!

 

FSD a choisi de traduire de l’arabe un article relatif à l’avenir de Raqqa publié sur le site Jeroun le 18 octobre 2017.

 

Washington ne soutiendra pas le projet de FDS à Raqua: s’agit-il d’un abandon de ses alliés ou bien d’une manoeuvre?
Article publié le 18 octobre 2017 sur le site geroun.net

 

Un responsable américain a déclaré: « Washington ne peut soutenir un projet politique du Parti PYD et de son bras militaire FDS pour étendre leur pouvoir sur Raqqa et dans l’ensemble de cette région du pays ». Il a ajouté que son pays ne soutiendra pas les projets de FDS et de Salih Muslim pour une auto-gouvernance. », selon l’agence Reuters.

Les déclarations américaines sont arrivées quelques heures après la libération de la ville de Raqqa dans le nord-est du pays de l’organisation Daech, et suite à l’entrée des combattants des FDS, soutenus par les Etats-Unis, dans le centre-ville. Ceci a soulevé de nombreux questionnements sur l’avenir de la ville à majorité arabe et sur la forme de gouvernance à venir à court et à long terme, sous l’autorité incarnée de facto par les forces militaires qui s’y trouvent actuellement.

Le chef du département des médias de la coalition de l’opposition syrienne, Ahmad Ramadan, a déclaré à cet égard: « Tout au long de la dernière période, la communication n’a pas cessé entre la coalition, les Américains et les Européens pour discuter de l’avenir de Raqqa après Daech et une rencontre a été convenue fin octobre à ce sujet à Istanbul. Des délégués de Washington et de l’Union européenne se réuniront avec des représentants de la Coalition de l’opposition syrienne et du conseil local élu de la ville de Raqqa ».
Ramadan a ajouté que « FDS a formé un conseil sur mesure qui comprend certains représentants des tribus arabes. Nous avons proposé la formation d’une administration intérimaire, suivie par des élections locales dans un espace de temps de quelques mois, permettant à la population de Raqqa de choisir leurs dirigeants locaux eux-mêmes, et donc l’exclusion des FDS parce qu’il n’y a aucune raison pour qu’ils restent à Raqqa. D’ailleurs je pense que les Américains partagent aussi l’idée que Raqqa ne fait pas partie d’un projet ou des ambitions des FDS. ».

Le responsable américain a mentionné dans ses commentaires cités par Reuters que « Washington ne soutiendra pas de processus éducatif dans Raqqa, à moins qu’il n’adopte l’une des formes utilisées dans le programme de l’Etat syrien », soulignant que les Etats-Unis « ne soutiendront pas une entité sécessionniste, ceci est déjà décidé » a-t-il dit.
D’autres parties de l’opposition syrienne ont vu dans cette déclaration une dimension politique, qui indiquerait la possibilité que les Américains acceptent le retour du régime syrien à Raqqa, même si cela se fait conjointement avec FDS, dans le cadre d’un effort de réhabilitation du régime Assad.

Pour sa part, Ramadan a nié cette possibilité et a dit: « Je ne pense pas que la déclaration ait une dimension politique dans ce sens, mais elle porte un signal que Washington n’accepterait pas un pouvoir imposé par FDS sur Raqqa, surtout que les Américains affirment qu’ils soutiennent les institutions capables de former le noyau d’un Etat en Syrie, et FDS est assez loin de là; au contraire FDS recherche à former un état alternatif et complètement séparé de l’Etat syrien, tant au niveau de l’éducation et de la gestion que des services «
Il a ajouté que « la coalition et ses institutions ne permettront en aucun cas que FDS contrôle l’avenir de Raqqa », soulignant que de grands efforts sont en cours pour que Raqua soit sous l’autorité du gouvernement syrien provisoire de l’opposition » , précisant que « toute administration Imposée aux habitants de la ville ne sera pas reconnue. »

Une source spéciale a confié à Geroun: »Les déclarations du responsable américain ne sont rien de plus qu’une manœuvre, qui vise à rassurer les Arabes dans Raqqa et les exhorter à s’engager dans un projet commun de gouvernance locale avec FDS ». Elle a ajouté:  » Les Etats Unis sont le plus grand soutien à FDS qui représente l’un des pilier de la politique américaine dans la région. C’est une question stratégique pour les États-Unis, en particulier à la lumière de la concurrence avec Moscou, d’ailleurs les deux parties ont discuté des outils pour mettre en œuvre leurs projets sur le terrain. Je pense donc que les Américains essaient de pousser les tribus arabes à s’engager dans une opération conjointe avec FDS, qui aura tout le pouvoir et les Arabes ne seront que de simples outils de mise en œuvre. »
Notre source a souligné:  »Malgré l’escalade médiatique récente de la Russie contre Washington, en particulier dans le cas de Raqqa, Moscou ne jouera aucun rôle dans l’avenir de la ville car elle est déjà occupée par le partage du pouvoir à Deir-Ezzor. C’est pourquoi elle évitera tout problème concernant Raqqa, qui pourrait entraver les accords avec Washington sur la zone la plus importante, à savoir Deir-Ezzor et ses environs ».
Bassam Quwatli, membre du groupe de travail pour la Syrie, a déclaré à son tour, dans une interview donnée à Geroun: « Les déclarations américaines ne peuvent être interprétées qu’en termes d’une sorte de fuite en avant, vers la réalité qui a été créée par eux-même. Signification: pas besoin d’aller loin dans le soutien de Washington à un projet séparatiste de FDS, parce que ce sont les Etats Unis qui ont créé cette réalité, et FDS contrôle pratiquement de nombreuses régions où les Kurdes ne sont pas majoritaires ».

Il a exprimé sa conviction que « les Américains vont essayer de créer un projet de gestion conjointe entre FDS et les Arabes, où FDS aura le contrôle de sa politique, de sa sécurité et de son administration, mais il convient de mentionner ici que ce projet dépendra de l’acceptation des autres parties à s’engager dans un tel projet, et de la capacité des Américains à les convaincre de le faire. ».

Par M. Ch.

Syrian Day Of Rage… La Révolution Continue!

De nombreuses mobilisations ont été organisées  à travers le monde samedi 14 octobre pour exprimer la rage contre la violence et la tuerie qui continuent en Syrie. Des manifestations ont eu lieu dans une vingtaine de localités sous contrôle de l’opposition à l’intérieur de la Syrie et aussi à l’extérieur:

Allemagne (Berlin, Stuttgart, Dresde, Ravensburg), France (Paris, Lyon, Metz, Strasbourg, Angers, Rennes), Pays Bas (La Haye), Turquie (Ankara, Istanbul, Gaziantep), USA (Washington, New York), Suède (Stockholm), GB (Londres, Manchester), Irlande (Dublin), Autriche (Vienne), Roumanie (Bucharest), Pologne (Varsovie) et en Suisse à Genève.
Une centaine de photos de ces manifestations peuvent être visionnées en utilisant le lien:
 
Mobilisation à Genève, Syrian Day Of rage, 14.10.2017
FSD

Après Alep-Est: Idlib; Quand donc cessera-t-on de croire aux mensonges des Russes (3/3)

Chronique de la Syrie

Il y a environ une année le régime syrien et la Russie intensifiaient les bombardements sur Alep-Est, ce qui a conduit quelques mois plus tard à la chute de cette ville, suite sans doute à un accord non révélé avec la Trquie. Depuis, les Syriens dénoncent le déplacement forcé des populations en révolte de plusieurs régions de la Syrie vers Idlib (Homs, Darayya, al-Muaaddamyat, Zabadani, Alep-Est, Wadi Barada, al-Waer, etc.) et craignent leur extermination prochaine.

Depuis le 19 septembre, et malgré les accords d’Astana mi-septembre 2017, l’aviation russe mène une offensive contre la région d’Idlib et le nord de la région de Hama.Tout comme l’offensive à Alep-Est, l’aviation cible les civils, les hôpitaux, les écoles, les boulangeries, les centres des casques blancs! La nuit du 29 au 30 septembre 50 raides ont frappé la ville d’Armanaz à Idlib et le nombre de victimes ne cesse d’augmentez (voir le post du Réseau Syrien des Droits de l’Homme).

Après Alep-Est, c’est bien Idlib, où est réunie aujourd’hui toute  la population en révolte venant de toute la Syrie, qui subit la foudre d’Assad et de la Russie… Le massacre des civils continue et le silence de la communauté internationale aussi!

« Tout le monde négocie le sang des Syriens, ce n’est en aucun cas pour arrêter le sang de couler », Ma’arat-Elnoeman, 29.09.2017, Syrian Revolution Network

 

FSD a choisi de traduire de l’arabe un article du site d’information Enab-Baladi, publié le 29.09.2017 à 11:00.

Partie 3

Bombardement d’Idlib suite à la rencontre d’Erdogan et Poutine

Le lendemain de la rencontre entre le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine, l’aviation militaire russe a continué son offensive contre les zones contrôlées par l’opposition dans les régions d’Idlib et de Hama.

Selon l’e site d’information d’Enab-Baladi, l’aviation russe a ciblé ce matin, vendredi 29 septembre, les environs de la ville d’Al-Shagar, la périphérie de Ghassaniya et la ville de Bdama dans la campagne de Jisr al-Shughur.

Pour sa part, «Idlib Media Center», par l’intermédiaire de «Facebook», a rapporté que l’aviation russe a attaqué les environs de la ville de Marzita dans la campagne méridionale d’Idlib, la ville de Tabayek près de Mohmbal dans la campagne ouest d’Idlib et la périphérie de la ville de Bara dans la campagne d’Idlib.

Deux femmes et un enfant ont été tués et d’autres ont été blessés pendant la nuit en raison du bombardement aérien de la ville d’al-Tamanah dans la campagne-sud d’Idlib, par des bombes à sous-munitions.

L’aviation russe a intensifié les raids sur la ville d’Idlib et son gouvernerat, dans le cadre de la campagne militaire lancée sur la région depuis le 19 septembre, causant victimes et blessés.

Le bombardement se poursuit après que le président turc Recep Tayyip Erdogan ait rencontré son homologue russe, Vladimir Poutine, qui visite Ankara pour discuter de la question syrienne et Idlib en particulier.

Les Syriens comptaient sur cette réunion pour voir un arrêt des bombardements, en conformité avec l’accord d’Astana sur les régions de désescalade.

Osama Abu Zeid, le conseiller juridique de l’armée libre, a indiqué, citant ses sources, que la réunion a abouti à un accord pour arrêter les bombardements depuis la nuit d’hier (du 28 au 29.9.17).

Cependant, les deux présidents ont parlé brièvement lors de leur conférence de presse hier soir de la ville d’Idlib et ont souligné l’importance de discuter les zones de désescalade en Syrie, en particulier à Idlib, sans préciser le contenu de la discussion et s’ils sont parvenus à un accord.

Le ministère russe de la Défense a nié que son aviation bombardait les quartiers résidentiels de la ville d’Idlib et de ses environs, qui ont conduit à des dizaines de morts parmi les civils.

Igor Konashnikov,  porte-parole du ministère, a déclaré hier  « Les avions russes ne ciblent que les bases terroristes, leur artillerie et leurs dépôts de munitions, ceci après avoir localisé leurs emplacements à l’aide de drones. ».

Lire aussi:

Après Alep-Est: Idlib; le massacre des civils continue! (1/3)

Après Alep-Est: Idlib; le massacre des civils continue! (2/3)

Après Alep-Est: Idlib; le massacre des civils continue! (2/3)

Chronique de la Syrie

Il y a environ une année le régime syrien et la Russie intensifiaient les bombardements sur Alep-Est, ce qui a conduit quelques mois plus tard à la chute de cette ville, suite sans doute à un accord non révélé avec la Trquie. Depuis, les Syriens dénoncent le déplacement forcé des populations en révolte de plusieurs régions de la Syrie vers Idlib (Homs, Darayya, al-Muaaddamyat, Zabadani, Alep-Est, Wadi Barada, al-Waer, etc.) et craignent leur extermination prochaine.

Depuis le 19 septembre, et malgré les accords d’Astana mi-septembre 2017, l’aviation russe mène une offensive contre la région d’Idlib et le nord de la région de Hama.Tout comme l’offensive à Alep-Est, l’aviation cible les civils, les hôpitaux, les écoles, les boulangeries, les centres des casques blancs! L’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme documente 38 enfants et 29 femmes parmi les civils qui ont perdu la vie depuis.

Après Alep-Est, c’est bien Idlib, où est réunie aujourd’hui toute  la population en révolte venant de toute la Syrie, qui subit la foudre d’Assad et de la Russie… Le massacre des civils continue et le silence de la communauté internationale aussi!

Bombardement de la ville de Jisr-Alshugur.

Partie 2:

FSD a choisi de traduire de l’arabe un article du site d’information Aleppo Media Center publié le 27.09.2017

500 victimes entre martyrs et blessés c’est le bilan des 9 derniers jours de bombardements continus des campagnes d’Idlib et de Hama

Aleppo Media Center
Mercredi, le 27.09.2017

Pour la deuxième semaine consécutive l’offensive de l’aviation du régime syrien et celle des forces d’occupation russes ciblent les zones résidentielles et les centres des services publics dans les campagnes d’Idlib et de Hama. Ce mercredi, l’aviation a effectué une série de raids aériens sur la ville de Jisr-Alshugur dans la campagne d’Idlib et nous n’avons encore aucune information concernant les pertes de civils et les blessés.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme a documenté 500 cas de morts et de blessés parmi les civils, ceci pendant ces seuls neuf jours d’ offensive militaire. Ces frappes aériennes ont détruit de nombreux centres des services publics dans les régions ciblées, en particulier les hôpitaux, les centres médicaux et ceux de la défense civile.

L’Observatoire a ajouté que le nombre de raids ciblant les campagnes d’Idlib et de Hama effectués depuis le 19 septembre a atteint 1300 raids aériens. Il a aussi souligné que la plupart des martyrs étaient des femmes et des enfants de moins de 18 ans.

__

Lire aussi:

Après Alep-Est: Idlib; le massacre des civils continue! (1/3)

Après Alep-Est: Idlib; Quand donc cessera-t-on de croire aux mensonges des Russes (3/3)

Après Alep-Est: Idlib; le massacre des civils continue! (1/3)

Chronique de la Syrie

Il y a environ une année le régime syrien et la Russie intensifiaient les bombardements sur Alep-Est, ce qui a conduit quelques mois plus tard à la chute de cette ville, suite sans doute à un accord non révélé avec la Trquie. Depuis, les Syriens dénoncent le déplacement forcé des populations en révolte de plusieurs régions de la Syrie vers Idlib (Homs, Darayya, al-Muaaddamyat, Zabadani, Alep-Est, Wadi Barada, al-Waer, etc.) et craignent leur extermination prochaine.

Depuis le 19 septembre, et malgré les accords d’Astana mi-septembre 2017, l’aviation russe mène une offensive contre la région d’Idlib et le nord de la région de Hama.Tout comme l’offensive à Alep-Est, l’aviation cible les civils, les hôpitaux (5 sont détruits), les écoles (4 sont détruites), les boulangeries, les centres des casques blancs (3 sont détruits)! Le Syrian Press Center documente depuis 117 morts dont 22 enfants et 22 femmes.

Avec la fermeture de la frontière avec la Turquie, les habitants de Jisr-Alshugur à Idlib, qui tentent de fuir les bombardements, n’ont aucune échappatoire. Ils en sont réduits à s’abriter comme ils le peuvent dans les rues des régions moins exposées (de sources privées).

Après Alep-Est, c’est bien Idlib, où est réunie aujourd’hui toute  la population en révolte venant de toute la Syrie, qui subit la foudre d’Assad et de la Russie… Le massacre des civils continue et le silence de la communauté internationale aussi!

 

Suite aux bombardements de la ville de Jisr-Alshugur à Idlib, le 26 septembre 2017

FSD a choisi de traduire de l’arabe un article publié sur le site d’information Geroun.

Partie 1:

Idlib … L’escalade russe a pour but de contrecarrer les accords d’Astana

25 septembre 2017
Geroun – Manar Abdel Razzaq

Bassam Quwatli, activiste politique, pense que « l’escalade russe dans Idlib vise à déjouer les décisions d’Astana ». Il a déclaré à Geroun: « Je ne pense pas que les actions militaires des Russes à Idlib se prolongeront, c’est juste une tentative de prouver que la Russie possède toutes les cartes sur le terrain ».
Quwatli n’exclut pas non plus «une coordination entre l’Iran et Hayat Tahrir al-Sham (Jabhat al-Nosra) pour faire échouer Astana», et il a souligné que «il est dans l’intérêt de l’Iran de poursuivre le conflit afin de compléter son contrôle sur le terrain et obtenir un changement démographique effectif».

Le régime et ses alliés russes ont intensifié les raids aériens sur différentes parties de la campagne d’Idlib et de la campagne nord de Hama. Les activistes ont documenté environ 300 raids aériens sur ces régions au cours de la semaine dernière, des dizaines de civils ont été tués ou blessés et un certain nombre d’installations médicales et civiles ont été détruites.

Dans le même contexte, le porte-parole militaire du groupe (Ahrar al-Sham) a déclaré que «la retour des bombardements sur Idlib n’est pas nouveau, car le but c’est de compléter ce que le régime avait commencé dans diverses villes syriennes». Il a dit à Geroun: «Les bombardements russes étaient prévisibles dès le début, car tous ceux qui sont engagés dans la révolution ont été déplacés à Idlib jusqu’à ce qu’elle devienne le réservoir humain de la révolution».

Il a ajouté:  « Ils intensifient les bombardements des hôpitaux, des écoles, des boulangeries et de tous ce qui est au service de la vie des civils ». il a souligné la tentative des Russes de « prouver via l’intensification des bombardements » leur déclaration répétée à maintes reprises que « le destin d’Idlib sera comme celui de Raqa et Moussoul », ceci afin d’intimider le reste de la société couvant la révolution pour la forcer à accepter n’importe quelle décision imposée de l’extérieur du pays. »

Fares Beyush, un chef de l’armée libre, a déclaré: « Je ne pense pas que les Russes aient besoin d’une justification pour bombarder. Ils justifient les bombardements d’Idlib, aujourd’hui, par la présence d’al-Nosra, qu’ils ne bombardent aucun quartier général de ce groupe. Ils utilisent sa présence comme prétexte comme ils avaient utilisé Daech auparavant».

Beyush pense que le but des opérations militaires des Russes dans Idlib est « politique, et non pas militaire », et donc il s’attend à ce que «les bombardements prennent fin sous peu, pour faire respecter Astana». En ce qui concerne le rôle des factions pour exercer une pression à travers les États garants d’Astana, pour arrêter les bombardements, il a déclaré: « Il n’y a pas de rôle à jouer pour les Syriens (régime-révolution) » et il a souligné que « ce qui se passe sur le terrain c’est la pression qu’exercent certains pays sur d’autres pays, mais c’est notre peuple qui en paie le prix. »

Les bombardements ont atteint le siège de certaines factions qui avaient participé à la conférence d’Astana 6, parmi eux Jeish al-Nasr et Feilaq al-Sham. Lors du bombardement du siège de Feilaq al-Sham, dans le district de Tal-Mardikh à Idlib, environ 50 éléments ont été tués et d’autres ont été blessés. Quatre autres éléments de Jeish al-Nasr ont été tués lors du bombardement de la campagne nord de Hama.

Le major Samer Alewi, l’un des chefs de Jeish al-Nasr, a reconnu le meurtre de quatre combattants du groupe dans une attaque russe sur son quartier général dans la campagne du nord de Hama. Il a confié à Geroun: « Nous avons informé la partie garante (turque) de cette violation, avec pour seule réponse : nous en informerons le niveau supérieur et nous vous tiendrons informés. Aucune information ne nous est parvenue depuis ».

Dans le même contexte, Feilaq al-Sham a annoncé la mort de dizaines d’éléments dans les raids russes qui ont ciblé son siège à Tal-Mardikh à Idlib samedi dernier. Idris Raad, l’un de leurs chefs a confié à Geroun: « Le bombardement russe n’est pas surprenant, la politique de la Russie, depuis son intervention en Syrie, est basée sur le crime et l’assassinat « .

Il a souligné que la participation des factions de l’opposition à Astana, « ne signifie, en aucune façon, considérer la Russie comme un pays ami ou neutre ; c’est un pays impliqué dans le sang syrien depuis trois ans, et c’est un partenaire du régime Assad dans ses crimes contre le peuple syrien. »

Le sort de la province d’Idlib reste inconnu, car l’escalade russe ne pourrait être freinée que par une action militaire turque, attendue à Idlib, ce que semble confirmer le rassemblement continu de forces turques à la frontière.

Lire aussi:

Après Alep-Est: Idlib; le massacre des civils continue! (2/3)

Après Alep-Est: Idlib; Quand donc cessera-t-on de croire aux mensonges des Russes (3/3)

De la Ghouta à Raqqa

Il y a quatre ans, le régime syrien lançait une attaque chimique sur la Ghouta de Damas qui faisait plus de 1400 victimes. Comme ça, d’un coup, en une nuit, des familles entières, des villages entiers, anéantis, sans aucune trace de sang. A l’époque, beaucoup ont appelé à une intervention internationales, pour qu’enfin cesse le bain de sang. N’avait-on pas annoncé que l’utilisation des armes chimiques serait une ligne rouge? On en voyait enfin le bout! Mais 2013 n’a pas été que l’année du premier massacre chimique conséquent, elle a également été l’année où nous avons cessé de croire aux lignes rouges, aux droits de l’Homme et aux institutions internationales, pour ceux d’entre nous qui avaient la naïveté d’encore y croire.

Commémoration à Genève du massacre chimique à al-Ghouta de Damas le 21.08.2013

La réaction a tout d’abord été de rassurer Bachar, si frappes il y avait, elles seraient ciblées. Puis un compromis a été trouvé! Nous n’avons pas besoin d’intervenir, se dirent-ils, il suffit de lui faire livrer ses armes chimiques et le problème est résolu. Le message était claire, son tord n’était pas d’avoir massacré plus de 1400 personnes dans leur sommeil autant que de l’avoir fait avec des armes interdites. Continue seulement, disaient-ils, tout est permis sauf les armes chimiques! Les années se sont écoulées et avec elle les victimes, le plus souvent d’armes conventionnelles telles que par exemple les barils TNT ou les missiles guidés.

4 ans, 174 attaques aux armes chimiques et les déboires d’une coalition anti-terroriste plus tard, intervention il y a eu. Juste pas contre le régime . Alors que des bombes internationales pleuvent sur Raqua, faisant bien plus de victimes civiles que de victimes de Daesh, et que le boucher de Damas règne en maître absolu sur ce qu’il reste de son carnage, curieusement réhabilité dans son rôle de président, on ne peut s’empêcher de se poser la question, intervention, soit, mais pour qui?

C’est l’impunité des criminels de tout bords qui alimente le terrorisme et toutes les bombes du monde n’y changeront rien, bien au contraire. C’est avec beaucoup de retenue que l’on dénonce aujourd’hui les frappes  anti-terroristes, peut-être par peur d’être accusés de soutenir le terrorisme. Mais nos pensées vont aux victimes de l’intervention  internationale comme elles vont à celle de l’inaction internationale qui l’a précédée.

Genève, le 30.08.2017

FSD

Commémoration du 4e anniversaire du massacre chimique à al-Ghouta de Damas

Rassemblement pacifique devant l’ONU à Genève

en mémoire des 1477 victimes du massacre chimique à al-Ghouta

mercredi le 30 août de 17h30 à 18h30

Quatre ans déjà et le crime continue. Photo de LVDS

Le mois d’août marque la commémoration du massacre chimique commis par le régime syrien à al-Ghouta de Damas le 21.08.2013. Ce dernier a fait plus de 1477 victimes dont plus de 400 enfants, et plus de 6000 blessés en une seule nuit. Cette nuit-là, 16 missiles chargés de gaz sarin se sont abattus sur dix localités de la région al-Ghouta de Damas. Les secouristes et les responsables media de la région qui se sont rendus sur les lieux de l’attaque pour secourir la population et documenter les faits ont été eux-mêmes blessés ou ont trouvé la mort. Suite à cette attaque, les armes chimiques auraient été supposément retirées de Syrie ; le dictateur à sa tête est lui resté à son poste et il continue à exterminer sa population à l’aide d’un large éventail d’armes, chimiques ou conventionnelles, notamment ce même gaz sarin utilisé le 4 avril 2017 à Khan-Cheikhoun dans la banlieue de Idleb. Depuis le massacre de al-Ghouta en août 2013, l’utilisation d’armes chimiques par le régime a été documentée 174 fois sans réaction effective de la communauté internationale, ceci malgré les résolutions 2118 et 2235 du conseil de sécurité. Six ans de barbarie et la communauté internationale continue à s’étonner à chaque nouveau massacre. Plus de la moitié de la population est aujourd’hui déplacée, plus d’un million souffrent d’un handicap à la suite de blessures, plus de 500’000 personnes ont trouvé la mort, tandis que les centres de détention entretiennent l’abomination qu’est la torture, et la communauté internationale se contente de s’étonner !!! Pire encore, cette communauté semble aujourd’hui oeuvrer pour rendre sa légitimité au régime Assad afin de le maintenir à la tête de la Syrie.

A l’occasion de cette commémoration, nous Syriennes et Syriens, dénonçons les bombardements des forces d’Assad et ses alliés qui continuent à sévir à al-Ghouta de Damas et ailleurs en Syrie, ceci malgré la désescalade officielle, organisée et surveillée par la Russie. Nous réaffirmons également notre refus du maintien du régime Assad, responsable des massacres chimiques et de bien d’autres crimes, dans le cadre de toute transition ou toute solution politique pour l’avenir de la Syrie. Nous rappelons également les revendications du peuple syrien, celles d’une paix juste, fondée sur le jugement de tous les responsables de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, celles de liberté, de dignité et de démocratie, ceci dans le cadre d’un état de droit basé sur la citoyenneté.

Vive la révolution Syrienne et vive le peuple syrien qui fait face à une tyrannie hors norme et à toutes sortes d’interventions militaires étrangères sur le territoire syrien.

Organisé par: la diaspora syrienne avec l’initiative de FemmeS pour la Démocratie et Solidarity Organisation for Syria
Soutenu par: Mouvement pour le socialisme, http://www.alencontre.org, La Brèche et SolidaritéS

Venez habillés en jaune ou en noir si possible.

Pour plus d’information: https://www.facebook.com/events/1239222229540959/

Hommage à Fadwa Suleimane, révolutionnaire syrienne d’un courage exceptionnel

Hommage à Fadwa Suleimane à Genève le 30.08.2017,.Un passage de son poème Dans l’obscurité éblouissante a été lu à cette occasion sur la place des Nations devant l’ONU.

 

Fadwa Suleimane, héroïne de la révolution syrienne pacifique, femme d’un courage hors pair, qui s’est toujours dite appartenir à l’Humanité et au pacifisme seuls, s’est éteinte le 17 août 2017, alors qu’elle luttait contre sa maladie depuis plusieurs mois.

Fadwa avait organisé des manifestations à Damas même dès le début de la révolution, puis elle a rejoint les manifestations à Homs assiégée pour démanteler par sa simple présence le Mythe du régime Assad qui visait à donner un visage fondamentaliste aux manifestants de Homs. Fadwa, femme alaouite, a été accueillie à bras ouverts à Homs où elle a animé de nombreuses manifestations avec al-Sarout. Suite à ces actions, sa vie étant en danger en Syrie, elle s’est exilée en France en 2012, mais elle a toujours porté en elle la souffrance de tout un peuple meurtri. Elle a poursuivi ses actions de militante  jusqu’au bout, sa dernière  interview date du 31 juillet 2017, deux semaines avant sa disparition.

Les funérailles de Fadwa ont eu lieu dans la région parisienne le 23 août et son corps a été enterré loin de sa patrie la Syrie (vidéo de ses funérailles en arabe et en français ici ).

Fadwa Suleimane restera pour toujours dans la mémoire du peuple syrien et de sa révolution.

 

 

Mobilisation à l’occasion de Genève 6

« La Russie et l’Iran, criminels de guerre, ne peuvent pas être les garants de la paix en Syrie! » a été le thème du rassemblement de la diaspora syrienne, le 17.05.2017, devant l’ONU à Genève, qui a réuni une trentaine de personnes. Plusieurs militants et militantes suisses se sont joints au rassemblement. Plusieurs membres de la délégation de l’opposition syrienne étaient également présents. Le rassemblement  a débuté par une minute de silence à la mémoire des victimes du régime syrien, de ses alliés, des frappes de la coalition internationale, de Daech et de ses semblables.

Rassemblement à l’occasion de Genève 6 le 17 mai 2017

 Les activistes qui ont pris la parole ont rappelé

qu’il n’y a pas d’avenir pour la Syrie avec le régime Assad

– qu’il n’y a pas d’avenir pour la Syrie avec la Russie et l’Iran comme garants de la paix alors qu’ils sont deux pays agresseurs et même envahisseurs 

– qu’il n’y pas d’avenir pour la Syrie sans la justice et le jugement de tous les responsables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. 

que l’avenir en Syrie se fera avec une transition politique et sans le régime Assad.

Ils ont aussi appelé à l’arrêt de tous les bombardements en Syrie et au départ de toutes les forces étrangères de Syrie.

Farah Atassi, membre de la délégation de l’opposition syrienne aux négociations,  a dénoncé les manoeuvres du régime syrien qui tente d’ effectuer un changement démographique en Syrie en forçant la population des régions assiégées à se déplacer vers Idlib au nord de la Syrie. Elle a informé la diaspora que l’opposition aborde ce dossier très grave dans le cadre des négociations de Genève 6.

Hind Kabawat, membre de la délégation de l’opposition syrienne aux négociations, a dénoncé quant à elle le silence de la communauté internationale face à la souffrance extrême que les Syriens subissent.

Les chants de la révolution ont accompagné la fin du rassemblement.

Plusieurs médias étaient présents.

FSD