Archives Mensuelles: mai 2016

Depuis 5 ans, les enfants sont une cible privilégiée du régime Assad

Mémoire de la Révolution

Il y a tout juste cinq ans, le 25 mai 2011, le corps mutilé de Hamza Al Khatib, 13 ans, a été rendu à ses parents.

Il y a tout juste quatre ans, le 25 mai 2012, des dizaines d’enfants ont été égorgés à Al-Houla à Homs, les mains attachées.

Les enfants syriens continuent à être la cible du régime Assad dans le silence assourdissant de la communauté internationale, grâce aux délais successifs accordés à ce régime pour continuer ses massacres!!!

Aujourd’hui, les enfants syriens meurent sous les décombres des bombardements de l’aviation du régime syrien ou des Russes. Ils meurent de faim imposée dans les zones assiégées. Il meurent dans la mer en fuyant la mort… Et il y en a qui meurent dans les centres de détention!

Hamza al-Khatibe 13 ans, torturé à mort en mai 2011


Massacre d’al-Houla, il y a tout juste quatre ans, le 25 mai 2012:

Nous avons choisi de reproduire ici le témoignage de l’activiste Hadi Abdullah sur Al-Jazeera du 25 mai 2012. Hadi racontait son désarroi devant l’inertie des observateurs de l’ONU sous la direction de Kofi Annan pendant que les massacres se déroulaient à al-Houla. Nous rappelons ici que des familles entières ont trouvé la mort ce jour là de la façon la plus barbare (bilan : 130 morts dont 49 enfants). Vous trouverez également ici l’article paru dans Le Monde le 30 mai 2012 avec des témoignages des enfants rescapés.

Témoignage de Hadi Abdullah:

“Three massacres were committed in Hawla City, and more are being committed now 76 martyrs are confirmed in Hawla alone, and more than 300 wounded.
Hawla city has been under shelling for more than 12 hours.

Shooting started at a demonstration with bullets and artillery, and the shelling has not stopped for more than 12 hours.
Hundreds of missiles hit the civilian homes, causing hundreds of them to burn.

Assad thugs (Shabeeha) supported by the security gangs attacked the houses located at the edges of Hawla city, and committed field execution against the civilians, they slaughtered them with knives… most of the killed are children.

I called up to the UN monitors and begged them to come to Hawla , they promised to come tomorrow morning.
I asked the UN monitors to stop the shelling for only half an hour.

The UN monitors are sleeping now, while the massacres are being committed.

We used to count the number of martyrs, but now, we are counting the number of families slaughtered.
The whole world helps in killing the Syrians, not just the Syrian regime.

We have many martyrs and wounded that we could not reach because of the continuous shelling and the cut-off of electricity.

We are still discovering more massacres in the city.
The Syrian regime is now killing under the nose of the whole world and in the name of the UN monitors.”

The Source:

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Forum L’Autre Genève, programme et expositions

Forum L’Autre Genève

Syrie. Pour la liberté, la démocratie, la paix et la justice sociale

La parole à des représentant.e.s de la société civile de Syrie

Vendredi 27 mai dès 19h15 documentaires, à 20h15 Forum
Samedi 28 mai, workshops dès 10h45, séance de clôture à 19h15

Avec deux expositions samedi le 28 mai:

« Au coeur de la machine de mort syrienne » (Photos de César)

Tableaux du caricaturiste Hani Abbas « La souffrance des détenus »

Organisé par le site alencontre.org, Editions Page 2, FemmeS pour la Démocratie

UneAG

La «situation en Syrie», pour l’essentiel, est traitée sous l’éclairage de négociations internationales et régionales. A tel point que le dessein du clan Assad de «rendre invisible le peuple syrien» est souvent atteint.

L’Autre Genève se veut une contribution visant à contrecarrer à la fois l’ignorance et l’indifférence face aux combats d’une population asservie, depuis longtemps, par une dictature implacable. Ses multiples luttes traduisent une profonde aspiration à la liberté, à la dignité, à la justice sociale et à une paix consolidée par le jugement des responsables de crimes ayant peu de précédents.

Quelque 400’000 morts; plus de 325’000 de détenus et de disparus. Des millions de réfugié·e·s ont fui les bombardements du régime. Et, depuis octobre 2015, ceux de l’aviation russe. S’y ajoutent celles et ceux qui veulent échapper aux pires forfaits de Daech.

Le refus par les diverses forces de l’opposition démocratique d’une prétendue transition démocratique sous la présidence de Bachar el-Assad est validé par la pratique passée et présente du régime Assad, ainsi que de ses alliés régionaux et internationaux. Et pourtant c’est une «solution de ce genre» qui se dessine lors de prétendues négociations à Genève, placées sous l’égide de l’ONU et des Etats impliqués dans le conflit, sans prendre en compte la volonté du peuple syrien.

L’Autre Genève va permettre à des Syriennes et Syriens – de générations et de sensibilités politiques et culturelles différentes – d’exprimer les raisons de leur engagement à la fois contre la barbarie de Bachar el-Assad et contre celle du soi-disant Etat islamique.

Dès l’instauration d’une trêve relative, le 27 février 2016, dans de nombreuses villes et bourgades, la population, épuisée, est descendue dans la rue, avec des drapeaux de la révolution pour exiger la paix et le départ de Bachar, comme de l’EI et de forces analogues.

Devant ce peuple, tu n’as pas d’autres alternatives que le départ
« Devant ce peuple, tu n’as pas d’autres alternatives que le départ »
Le combat de la population syrienne retrouvait sa visibilité. La riposte du pouvoir fut immédiate: bombarder ces villes et bourgades, souvent assiégées et condamnées à la famine. La dictature voulait rendre inaudible et insaisissable cette fraction d’une population martyrisée qui clame, encore et toujours, des idéaux affirmés dès mars 2011, et même avant.

Les combattant·e·s de la révolution syrienne initiée en 2011 se sont vu refuser l’armement défensif nécessaire pour faire face à un régime dont la force militaire a pour fonction de mater et terroriser la population et d’assurer la perpétuation de sa mainmise sur le pays. L’impasse des affrontements militaires favorisa les interventions multiples de puissances internationales et régionales, visant chacune ses propres buts. Le désastre irakien, issu de l’intervention américaine en 2003, avait amorcé la redistribution des cartes dans la région. Il en résulta, en quelque sorte, une expropriation des buts essentiels – anti-dictatoriaux et démocratiques – de la majorité de la population de Syrie.

L’Autre Genève s’inscrit contre «l’indifférence qui œuvre puissamment dans l’histoire. Elle œuvre passivement, mais elle œuvre.» (Gramsci) L’Autre Genève doit faire écho à toutes les actions et toutes les voix de ceux et celles qui, en Syrie, dans les innombrables camps de réfugiés et en exil, perpétuent des idéaux devant bouleverser une situation que les dominants présentent comme une fatalité.

Les intervenants sont:

Intervenants

Ces voix et ces actions seront présentes le vendredi 27 mai et le samedi 28 mai à Genève. Le programme détaillé peut être téléchargé ici:

Programme détaillé.

« Courez après Daesh »

Chronique de la Syrie

Dernièrement Christina Larssen, chef de la délégation de l’UE au Liban, s’exprimait sur la Syrie (L’Orient le jour, 9 mai 2016): ” Il est difficile de croire à une paix durable en Syrie avec l’actuel leadership en place. Toutefois il appartient au peuple syrien de décider qui va diriger le pays et de choisir son président ”.

Mais pour qu’il y ait choix il faudrait qu’il y ait vote. Ce vote cela fait cinq ans que le peuple syrien le réclame et que le régime “en place” y répond en se réélisant lui-même, tandis que la communauté internationale se contente de prendre acte: “…il appartient au peuple syrien de décider qui va diriger le pays…”. Cinq ans aussi que la diplomatie occidentale distille des avis le plus souvent contre-productifs. Cinq ans que la situation s’aggrave suite à l’inaction et à la mauvaise foi de la communauté internationale, qui préfère dresser des barrières contre les victimes des exactions du régime Assad et participer au marathon du désert “courez après Daech” plutôt que d’en sanctionner l’organisateur.
La solution en Syrie passe par l’éviction du régime “en place”. La sécurité des civils passe par une “no-fly” zone, et le futur démocratique du pays par un soutien approprié au drapeau vert-blanc-noir. La question n’est pas de savoir si c’est simple ou compliqué, c’est indispensable.
On parle aujourd’hui d’une hypothétique collaboration Etats-Unis-Russie pour une solution politique en Syrie. On l’attend! Pour les Etats-Unis, cela fait cinq ans qu’Obama nous explique ce qu’il ne fera pas en Syrie, est-il si important de savoir ce qu’il ne fera pas dans les sept mois à venir? Pour la Russie, après Fort Tartous elle a récemment fait construire Fort Hmeimim, puis Fort Al-Chayrat, et depuis quelques jours Fort Palmyre, elle a imposé le russe dans l’enseignement public en Syrie (peut-être dans l’idée d’une annexion future?), demain ce sera le porc dans l’assiette des cantines, l’impunité pénale lui a été promise par le fantoche de Damas, difficile d’être plus colonialiste! Mieux vaut donc ne pas rêver.
L’intervention russe a bien évidemment compliqué et aggravé la situation. Sans l’intervention de Putin, “Putinocchio” du théâtre diplomatique contemporain, Assad serait aujourd’hui sur le chemin du musée des horreurs, à placer entre Pol Pot et Idi Amin Dada. Mais soyons patients, la leçon reçue en Afghanistan devrait se répéter.

FSD

Venez écouter la voix des représentant.e.s de la société civile syrienne lors du Forum L’Autre Genève à l’université de Genève-Dufour, le 27 et 28 mai.

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Si nous ne sommes plus capables de colère, au moins ayons honte

FSD co-organise, avec le site alencontre.org et les éditions Page 2, le forum L’Autre Genève qui s’inscrit contre « l’indifférence qui œuvre puissamment dans l’histoire. Elle œuvre passivement, mais elle œuvre. » (Gramsci). Ce forum donne la parole à des représentant.e.s de la société civile syrienne dont la voix est volontairement étouffée dans la scène internationale ! C’est le résultat de la politique mafieuse du régime syrien qui trouve un écho dans certaines politiques régionales et internationales.
Amjad Nasser nous parle de la familiarité que nous développons devant les images d’horreur qui nous parviennent de Syrie et questionne nos consciences concernant la responsabilité de chacun dans l’inaction pour mettre fin à ce bain de sang et donc dans la prolongation de la souffrance syrienne.
FSD a traduit, ci-dessous, l’article de Amjad Nasser de l’arabe.
(source : https://www.alaraby.co.uk/opinion/2016/5/1/يا-رايحين-ع-حلب-1 )

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« Vous qui partez pour Alep… »

par Amjad Nasser

Du temps de la révolution palestinienne armée nous chantions en choeur, et les chansons faisaient partie des nécessités de la grande maison de Damas. Rien ne rapproche comme le chant en choeur qui est aussi une forme de résistance. Même si ce mot est récent dans nos dictionnaires, nos ancêtres utilisaient le mot «djihad» pour l’exprimer,(exprimer quoi?) sans qu’il n’ait nécessairement une signification religieuse. Parce que ce mot existait déjà bien avant la religion (musulmane) qui l’a utilisé pour valoriser l’action qui touchait les cœurs et les âmes. Du temps de la révolution palestinienne armée, la révolution de l’OLP, pas celle de Qassam, nous chantions en groupes, c’était un besoin, pas un dérivatif.

J’avais entendu ce jour-là l’un de nos compagnons chanter Rozana¹, et sous le raisin, dans sa chanson, il y avait des armes et non des pommes comme dans la chanson originale. Notre compagnon ne nous avait pas dit pourquoi il avait modifié la chanson. Je pensais que c’était en relation avec la grande révolution syrienne (contre l’occupation française de la Syrie, qui a commencé en 1925). Ceux qui chantaient ainsi, tout comme notre camarade damascène, étaient les révolutionnaires et les sympathisants parmi les paysans syriens qui leur faisaient passer des armes pour les soutenir dans leur combat contre la puissance coloniale française. Ces armes parvenaient à Alep « Shahbaa », sous le raisin, dans les convois de nourriture.

Alep n’a plus besoin du chant de Rozana pour être présente à l’esprit. Elle est sur tous les écrans de télévision, montrant sa destruction, le sang et les corps de ses habitants, aux Arabes mais aussi aux populations non-Arabes, confortablement installées dans leurs salles de séjour.
Que Dieu s’insurge contre la banalisation de tels évènements. Cette banalisation est plus grave encore que la tuerie elle-même. La banalisation a remplacé la sédition. Rien ne transforme le sang en eau comme le fait la répétition de la tuerie. Faites couler le sang autant que vous le pouvez, vous échapperez à toute punition et «votre ennemi ne saura plus quoi faire de vous. Faire couler un peu de sang est un crime, mais faire couler beaucoup de sang est une guerre. Dans les guerres, on ne se lance pas de fleurs. Les criminels sont jugés, et conduits à la prison ou à la potence, et peut-être décapités dans certains pays. Mais les chefs de guerre, ceux qui tuent en masse, on les décore, avec des médailles. Cette règle se vérifie en Syrie depuis le massacre de Houla², et peut-être déjà depuis les premiers jours de Daraa. Elle se poursuit aujourd’hui avec les massacres quotidiens d’Alep. La recette a été testée et elle fonctionne !
Lorsqu’aucune résolution n’est émise par un seul organisme international concerné par les crimes de guerre, et lorsque les noms des responsables de ces crimes n’apparaissent sur aucune liste de criminels de guerre, listes qui sont sous le contrôle de forces politiques mondiales corrompues, alors les criminels ne craignent personne et répètent encore et encore les mêmes crimes. Mettons le nom d’un seul commandant militaire ou politique syrien, russe ou iranien sur une liste de criminels de guerre, et ensuite observons l’évolution sur le terrain. La guerre ne s’arrêterait pas sans doute, et les catastrophes humaines qui l’accompagnent ne cesseraient pas, mais elles seraient peut-être moins « féroces ».

"Qui se soucie du sang syrien?" Dessin de Mohammad Hamdi. (Mohammadhamwi.com)

« Don’t worry, I’m just another Syrian » Dessin de Mohammad Hamdi. (Mohammadhamwi.com)

Mais qui se soucie du sang syrien? Vraiment qui s’en soucie? Que ce soit le monde arabe ou occidental. Je doute que l’on considère comme du sang ce qui est répandu en Syrie, et comme de vrais blessés les blessés syriens. Si c’était le cas, il y aurait au moins de vrais efforts pour les soigner. Y-a-t-il des secouristes et des équipes soignantes pour ces blessés? Y-a-t-il une goutte de honte, un soupçon de conscience, chez ceux qui dirigent le jeu de la politique internationale ? Ceux qui restent indifférents aux crimes commis dans ce jeu de mort sur la terre des humains. Les cris de douleur et de détresse des victimes, ne parviennent-ils pas jusqu’à l’oreille de tous? Si. Mais, personne ne réagit à leurs appels au secours.
Un poète arabe ancien a dit : « Si tu parlais à un vivant il t’entendrait, si tu soufflais dans le feu il s’illuminerait, mais tu souffles dans les cendres ! ». C’est le cri des morts dans un monde encore plus mort qu’eux. Qui l’entendra ? Dans quelle oreille vivante finira-t-il ?

Tout ce que font les «alliés» et les amis du peuple syrien c’est de publier des déclarations de condamnation, d’ouvrir des portails spécialisés pour la Syrie sur leurs écrans (les nouvelles syriennes sont devenues une «matière spécialisée», comme la physique, ou la chimie) pour un public en baisse constante. La guerre s’est allongée. Les nerfs sont fatigués. L’image d’un syrien mort, blessé, perdu, dont le corps a échoué sur une plage européenne, ne suscite plus ce qu’elle est censée susciter : la colère, pas la pitié, la colère, pas la compassion. Les images de ces êtres humains qui nous ressemblaient, avant que les barils d’Assad ne leur tombent dessus, ont besoin de colère. S’il ne nous reste plus assez de colère alors il faut qu’elles suscitent au moins la honte, pas moins ! Nous devrions avoir honte, aujourd’hui, de ces images, car lorsque nos descendants les auront vues, ils nous diront: avez-vous vraiment vècu ce temps de hyènes, et vous n’avez rien fait ?

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¹Rozana est une chanson populaire qui chante Alep et qui commence par « Vous qui partez vers Alep… »

²Houla, région du gouvernorat de Homs, dont les habitants ont subi le premier massacre collectif de la part des forces du régime syrien le 25 mai 2012. Cette date a marqué le début d’une période de massacres collectifs en Syrie commis par le régime Assad.

A moins que ce soit voulu…

Chronique de la Syrie

Ce qui se passe à Alep aujourd’hui est scandaleux.

Quand le gouvernement syrien bombarde les populations civiles dans son propre pays il n’est pas “légitime”, il est assassin. Qu’il soit assisté par la Russie pour le faire n’a rien de surprenant.
Putin applique en Syrie ce qu’il a appris en Tchétchenie, l’assassinat systématique des populations civiles, femmes et enfants si possible, hôspitalisés de préférence. Nabot “tsar” présidant une économie incapable de produire autre chose que ce qu’on trouve dans son sous-sol, ou de l’armement, il aspire sans doute a devenir une star du musée Tussaud, (à l’étage des “serial killers”). Sait-il seulement à quelle fin il bombarde? Probablement pas! Lavrov disait récemment qu’il ne voyait pas pourquoi les bombardements s’arrêteraient, peut-être faudrait-il le lui dire?… des civils, des femmes, des enfants, des vieux, les droits humains…

Est-ce que la communauté internationale objecte?. Non! Sans doute Ban Ki-moon “feels concerned”, comme d’habitude. Sans doute Obama va-t-il nous gratifier d’un nouveau discours sur ce qu’il ne va pas faire, répertoire inépuisable de Mr. “empty talk”, gendarme du monde auto-proclamé, mais “quand ça m’arrange”, au service d’Israel, qui voit d’un bon oeil l’écrasement du peuple syrien, qui accessoirement occulte celui du peuple palestinien.

ça a été dit, répété et plus que prouvé, le régime Assad et ses associés russes, iraniens, Hezbollah et autres milices, sont responsables de plus de 90% des morts civiles en Syrie. Le régime Assad est le concepteur, co-créateur, actuellement principal partenaire commercial de Daesh, et son fournisseur d’armements. Courir après Daesh dans ces conditions, sans se préoccuper du régime, relève du fantasme, à moins que ce soit voulu? Et c’est une question pertinente. Tous les intervenants du conflit disposant d’aviation (Assad, Russie, Iran, la coalition internationale) auraient pu empêcher Daesh d’accéder à Palmyre en mai 2015 et d’en repartir en mars 2016. Personne ne l’a fait, personne ne l’a même tenté. Seules les populations civiles qui fuyaient Palmyre ont été bombardées, et pas par Daesh, par l’aviation russe.

Tant que la communauté internationale accordera la moindre légitimité à des “leaders” comme Assad, Putin et bien d’autres, que ce soit par conviction ou par raison diplomatique, le seul avenir possible pour cette civilisation sera mafieux: enrichissement personnel aux dépens de l’état (le premier signe), extermination des opposants, clientélisme, corruption, etc.

Le remède est pourtant simple, il faut aider la démocratie. Le peuple syrien s’est exprimé clairement, il y a cinq ans déjà, il l’a fait à nouveau dès le début de la trêve, le 27 février 2016, en descendant dans la rue, et son drapeau est vert, blanc, et noir.

"Devant ce peuple, tu n'as pas d'autre alternative que le départ", Panneau de Kafranbel en mars 2016!

« Devant ce peuple, tu n’as pas d’autre alternative que le départ », Panneau de Kafranbel en mars 2016!

Pour eux, et pour nous, commençons par établir une “no-fly zone”, cela dissuadera bien plus de syriens de venir en Europe que toutes les barrières de barbelés, et la démocratie viendra, tôt ou tard, elle a déjà cinq ans de retard, à cause de nous, la communauté internationale, qui ne fait rien.

FSD